Les textes des militant-e-s

 


Liberté de circulation, liberté d'installation

 

Depuis plus de cinquante ans, la FASTI se bat aux côtés des personnes migrantes et immigrées pour leurs droits. Depuis 1993, sous l’impulsion d’un capitalisme carnassier et d’un retour en force des valeurs réactionnaires - haine de l’Autre, xénophobie, stigmatisation, nous devons faire face à un recul des droits des personnes migrantes et à un durcissement du traitement réservé dans notre pays et partout dans le monde aux personnes étrangères. C’est dans ce contexte, qu’il nous a paru nécessaire, vital, de promouvoir dans une brochure réflexive et engagée, notre vision d’un monde sans frontières où les hommes et les femmes seraient, libres d’aller et venir, libres de s’installer dans le pays qu’ils souhaitent, et d’être considéré-e-s comme des citoyen-ne-s à part entière dans le pays où ils-elles résident. Cette brochure s’inscrit dans la droite ligne de notre campagne contre l’enfermement des personnes migrantes débutée à l’issue de notre congrès de 2011.

Télécharger la brochure "Libre circulation, libre installation"

 

La liberté ne se décrète pas, elle se construit !

(extrait de la brochure Liberté de circulation liberté d'installation)


Depuis 1997, le Mouvement des ASTI a adopté le mot d’ordre de Liberté de circulation et liberté d’installation pour toutes et tous. Cette revendication se nourrit des différentes luttes menées à tous les échelons par le Mouvement des ASTI et alimente en retour notre combat pour l’avènement de cette liberté essentielle à une réelle égalité des droits. Petit tour d’horizon des actions menées par notre Mouvement.

Retour sur les différentes actions du Mouvement des ASTI qui contribuent chaque jour à lutter en faveur de ce mot d'ordre : campagne enfermement, actions de solidarité avec les communautés Rroms, campagne RSA, lutte contre les violences, actions et plaidoyers, etc.

 

 

L'Europe en guerre contre les migrant-e-s

par Lucas Migliasso
Président de la Fasti

Bras armé de la politique anti-migratoire menée par les États européens, Frontex est méconnue voire inconnue du grand public. C’est pourtant cette Agence qui hors de tout contrôle démocratique lance des opérations anti-immigré-se-s et déploie des forces armées aux frontières de l’Europe.

Frontex. L’Agence pour le contrôle des frontières extérieures est le bras armé de la politique anti-immmigré-e-s de l’Union Européenne. La Commission Prodi porte le projet adopté par le Parlement le 26 octobre 2004. Elle a pour objet de coordonner les opérations de contrôle aux frontières entre les pays membres de l’UE. Créée le 1er mai 2005, elle est opérationnelle depuis le 3 octobre de la même année.



La guerre c'est la paix

par Yvon Thomas Le Guillerm / Simon Mazurelle

La semaine dernière, le Comité Nobel norvégien a décerné, à l’Union Européenne, le Prix Nobel de la Paix pour : « la lutte réussie pour la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme ». Or donc, pour le Comité Nobel la Guerre c’est la Paix.
La guerre menée par l’Union Européenne aux pauvres, aux systèmes de protection sociale, à l’Éducation publique gratuite pour tout asservir à la Finance et au Capital : voilà la paix !
La guerre menée à la Terre, au vivant, en autorisant les OGM, la surproduction à coup d’intrants et de pesticides, la destruction des écosystèmes : voilà la paix !
La guerre à la liberté, le fichage, les nanotechnologies, un monde binaire, une vie pucée comme en fait la promotion l’Union Européenne : voilà la paix !
La guerre au migrant-e-s, menée par Frontex le bras armé de l’Union Européenne, au cours de laquelle meurent des hommes des femmes des enfants chaque jour ou presque. Une guerre pour laquelle l’Europe n’hésite pas à détourner des fonds de l’aide au développement pour aider les pays du Sud de la Méditerranée à construire des prisons à ciel ouvert où sont relégués sans droits et sans espoir celles et ceux qui rêvaient de venir en Europe : voilà la paix !
La guerre à celles et ceux qui sont différents, dérangeant comme les Rroms, première minorité d’Europe mais dont le sort est toujours gouverné par l’arbitraire policier et un racisme à peine voilé : voilà la paix !
Une Europe qui au nom de ses valeurs humanistes, de son attachement à la Liberté n’hésite pas à envoyer des soldats pour des opérations militaires néocolonialistes : voilà la paix !
Si pour le Comité Nobel, toutes ces guerres additionnées, s’alimentant les unes les autres, fondent un état de paix, alors oui la Guerre c’est la Paix. Et Georges Orwell avait raison.

17 octobre 1961, cinquante ans après

par Odile Schwertz-Favrat
Présidente de la Fasti

Le 17 octobre 2011, sur le Pont des Granges, à Valence, quelques 200 fleurs « contre l'oubli » ont été jetées dans le Rhône où furent également englouties des vies martyrisées, des vies sacrifiées en ce mois d'octobre 1961. A cette occasion, Odile Schwertz-Favrat a prononcé une allocution aux noms du "Collectif 26-07 de soutien aux Sans papiers et aux Sans droits" et la FASTI.




Non à l'Europe barbelée ! Non aux camps !

par Odile Schwertz-Favrat
Présidente de la Fasti

En 1981 le premier centre de rétention, Arenc, découvert à Marseille en 1978, sort de la clandestinité. Il y en a 23 aujourd’hui, auxquels il faut ajouter des dizaines de locaux de « rétention », pas toujours connus, une vingtaine de « zones d’attente », des camps aux frontières de l’Europe et dans les pays considérés comme points de passages stratégiques. Il n’y a aucune raison que cela s’arrête, tant s’exacerbe aujourd’hui la chasse aux pauvres qui tient lieu de toute volonté d’éradiquer la pauvreté !

Partout en Europe, dans des casernes, des baraquements préfabriqués, des dépendances de gares, de ports et d’aéroports, sont improvisées des prisons qui ne disent pas leur nom. Dans ces lieux sont maintenus, privés de liberté et souvent des droits élémentaires de la défense, des êtres humains dont le seul tort est de ne pas avoir en poche le sésame requis pour exercer un droit simple, celui de circuler et de s’installer, droit inscrit pourtant dans de nombreuses déclarations internationales.

Ce sont des personnes étrangères et, seconde caractéristique, la plupart du temps des pauvres, des ressortissants de pays où dictature et misère du peuple se conjuguent.





La solidarité n'est pas un délit

par Odile Schwertz-Favrat
Présidente de la Fasti - Valence

Tout d’abord, je voudrais dire que nous n’entendons évidemment pas, par cette action de contestation du délit de solidarité, occulter en quoi que ce soit la répression qui frappe en premier lieu et sans commune mesure avec celle dont peuvent être victimes les aidant-e-s, les personnes étrangères sans papiers, et également l’immigration régulièrement installée en France victime de discriminations multiples et incessantes.

Le Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale, explique, dans sa lettre du 7 avril adressée aux président-e-s d’associations que les récentes interpellations et poursuites engagées contre des militant-e-s de la solidarité, ont été ordonnées « par la Justice, et non par son administration ».

Le Ministre galèje-t-il, quand il feint d’ignorer les pressions incessantes exercées par le pouvoir pour instrumentaliser la Justice à des fins partisanes, pour tenter d’ébranler le principe sacré de la séparation des pouvoirs, pressions et remises en cause que ne cessent de dénoncer un certain nombre de syndicats de magistrat-e-s et d’avocat-e-s ?




Ensemble pour le droit des migrant-e-s


par Simone Rivolier
Présidente de la Fasti – Issy les Moulineaux

Notre congrès met en exergue une notion que nous devons avoir l’exigence de définir clairement. Depuis plus de 4O ans, notre réseau se développe, s’implique et organise ses actions autour de ce thème. Cependant, dans le contexte actuel, il nous faut redéfinir nos positions.

En effet, qu’entendons nous par droit des migrant-e-s ? Cette question ouvre un vaste débat ! Si l’on prend le terme de « Droit » dans son sens le plus large on peut le considérer comme l’ensemble des dispositifs règlementaires d’un État s’appliquant sans distinction, individuellement ou collectivement, aux femmes et aux hommes résidant sur son territoire. Alors pourquoi un droit particulier pour les migrant-e-s ?




Leurs Droits sont aussi nos Droits


par Odile Schwertz-Favrat
Présidente de la Fasti-Valence

Depuis le dernier congrès de la Fasti, la situation des personnes étrangères en France n’a cessé de se dégrader. C’est du reste le constat que l’on peut faire à chaque Congrès depuis 20 ans au moins !

Les différents ateliers qui vont se dérouler au cours du Congrès d’Aix en Provence ne manqueront pas de faire le point des aggravations et reculs successifs qui ne sont que la projection d’une philosophie dominante ; qui malgré les efforts pour présenter une façade respectable ne parvient plus à masquer son racisme d’État.

Tous les textes échafaudés depuis 20 ans en matière de Droit des Étranger-e-s ont fait primer des obligations administratives de plus en plus tracassières et contraignantes sur les Droits humains et la suspicion de fraude généralisée des personnes cherchant à « détourner les lois de la République ». L’invocation des Droits humains sans cesse affichée par les gouvernants ne l’est plus guère qu’à titre incantatoire. En fait, chaque nouvelle restriction apportée à l’exercice de ces Droits a vu se préciser les contours d’une société de plus en plus basée sur l’exclusion sociale.




Donne-moi ton adresse et je te dirai où tu ne peux pas habiter


par Florence Dahirel et Soulé N’Gaide
ASTI des Ulis

Le logement en foyers est avant tout l’expression de la ségrégation dont les travailleur-euse-s étranger-e-s font l’objet ».

Tous les arguments sont bons pour écarter les habitant-e-s des foyers de travailleur-e-euse-s migrant-e-s (ADOMA ex-SONACOTRA, ADEF, AFTAM,...) de la vie de la Cité. En plus de la précarité de leur logement (délabrement des bâtiments, promiscuité, concentration de personnes en difficulté,...), les résident-e-s des foyers de travailleur-e-euse-s migrant-e-s (FTM) doivent très souvent faire face à de nombreux obstacles dans leur vie quotidienne : difficulté d’accès aux services d’aide à domicile, difficulté pour s’inscrire sur les listes électorales, difficulté de relogement,... C’est sur ce dernier point que l’Asti des Ulis veut particulièrement attirer l’attention.

Les résident-e-s des FTM ont de tout temps fait partie des « oublié-e-s » en ce qui concerne les accès aux droits et, avec la crise du logement, leur exclusion ne fait que se renforcer. De plus, la méconnaissance de cette population et les préjugés tenaces dont elle est victime l’écarte toujours un peu plus du reste de la société.




De la nécessité de reprendre attache avec les Mouvements Sociaux

par Thibaut Lemière
Président de la Fasti-Caen

Les mobilisations qui se multiplient à l’heure actuelle dans divers secteurs (Universités, Santé, industries, etc...) ainsi que les mobilisations dans différentes catégories telles les chômeurs, précaires ou retraités ont toutes des dénominateurs communs. Ce qui apparaît en filigrane c’est la volonté de mettre un terme à trois grands axes déployés à l’encontre d’une large frange de la société que l’on pourrait à peine caricaturer en la dénommant « précaire ou les pauvres »; ces trois axes sont l’Exploitation, la Précarisation et la Répression dont toutes et tous sont victimes...

Ces grands axes rejoignent les politiques mises en place, parfois depuis plusieurs années, à l’encontre des personnes migrantes dans l’ensemble des pays dits « riches ». C’est sans nul doute sur le fondement de ces angles d’attaque envers la société que des liens forts et durables mais surtout nécessaires doivent être tissés là où c’est possible, avec les mouvements sociaux et secteurs en lutte. Il apparaît ainsi primordial que la Fasti se ré-implique dans ces mouvements sociaux et ce dans le but notamment de combattre racisme et xénophobie ambiants qui ne cessent en période de crise de gagner du terrain.

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