Actualités

26 mai 2014

 

Manifeste pour un titre de séjour unique, valable 10 ans, délivré de plein droit

 

 

 À force de réformes du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), de plus en plus d’étrangers et d’étrangères sont placés dans une situation insupportable : précarité des titres de séjour délivrés, délais interminables pour en obtenir le renouvellement même dans les cas où il est de plein droit, arbitraire d’une administration qui interprète les textes le plus restrictivement possible, conditions d’accueil déplorables dans les préfectures…

La situation s’est dégradée à un point tel que les soutiens habituels ou les personnes qui sont en relation avec des immigré-e-s ne sont plus les seules à s’en émouvoir : en haut lieu aussi on commence à se préoccuper des retombées néfastes de la réglementation actuelle et de ses conditions d’application, comme en témoigne le rapport Fekl remis au gouvernement en mai 2013 *.

Pour sortir de cette situation, ce rapport préconise, comme s’il s’agissait d’une grande avancée, la création d’une carte « pluriannuelle », intermédiaire entre la carte temporaire d’un an et la carte de résident de dix ans. Mais pourquoi se contenter de cette demi-mesure ? Il y a trente ans, l’Assemblée nationale votait, à l’unanimité, la création de la carte de résident, valable dix ans et renouvelable de plein droit. Ce « titre unique de séjour et de travail » avait vocation à devenir le titre de séjour de droit commun pour l’ensemble de ceux et celles qui étaient installés durablement en France ou qui avaient vocation à s’y établir en raison de leurs attaches familiales ou personnelles. Les réformes successives ont détricoté ce dispositif, alors considéré, à droite comme à gauche, comme le meilleur garant de l’insertion – selon la terminologie de l’époque – des personnes concernées : c’est la carte de séjour temporaire qui fait aujourd’hui figure de titre de droit commun, tandis que l’accès à la carte de résident n’est plus qu’une perspective lointaine et aléatoire, soumise au bon vouloir de l’administration qui vérifie préalablement l’« intégration républicaine » des postulant-e-s.

* * *

N’ayons pas la mémoire courte : la loi du 17 juillet 1984 a été adoptée dans un contexte qui avait beaucoup de points communs avec celui d’aujourd’hui : le chômage de masse sévissait déjà, le Front national était une force politique montante et l’inquiétude quant à l’avenir n’était pas moindre. Pour des raisons essentiellement électoralistes, les gouvernements successifs ont mené des politiques systématiques de précarisation dont nous constatons chaque jour les effets dévastateurs.

Revenir à la carte de résident telle qu’elle avait été initialement instituée est une revendication nécessaire et réaliste. Les raisons mises en avant en 1984 pour réclamer et obtenir l’instauration de la carte de résident demeurent toujours valables aujourd’hui : simplification des démarches administratives, amélioration des conditions d’accueil dans les préfectures – et accessoirement des conditions de travail des fonctionnaires, mais surtout garantie de sécurité juridique indispensable pour pouvoir construire sa vie dans la société française.

Nous, organisations signataires, refusons qu’en 2014 les personnes étrangères qui ont construit leur vie en France soient maintenues dans l’insécurité d’un droit au séjour précaire.

Nous voulons qu’il soit mis fin aux effets désastreux de cette précarité dans les domaines de l’activité professionnelle, de la vie familiale, de l’accès aux droits sociaux, à un logement, à un prêt bancaire...

Nous demandons que leur soit remis un titre de séjour pérenne, le même pour tous.

Ce titre de séjour, créé il y a trente ans, existe encore dans la réglementation, même si les conditions de sa délivrance ont été progressivement dénaturées : nous réclamons le retour à la philosophie qui avait inspiré sa création et la rupture avec une politique aux conséquences injustes et inhumaines. La carte de résident, valable dix ans, doit à nouveau être délivrée et renouvelée de plein droit aux personnes établies en France, garantissant leur droit à y demeurer sans crainte de l’avenir.

* Sécurisation des parcours des ressortissants étrangers en France, rapport au premier ministre par Matthias Fekl, parlementaire en mission auprès du ministre de l’intérieur.

Source : cartederesident.org

 

10 mai 2014

 

Assemblée générale extraordinaire du 29 mai au 1er juin à Paris

 

La FASTI est née du besoin des militant-e-s des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s de ne pas rester isolé-e-s dans leurs actions locales de terrain. En construisant la fédération des ASTI, ils/elles avaient pour objectif de s’entraider, de créer du lien entre les territoires, d'échanger sur leurs expériences, d'apprendre les un-e-s des autres. Ils/elles avaient aussi besoin de faire nombre pour être plus fort-e-s. C’est dans cet esprit de lutte, d'échanges et de solidarité qui fonde l’action même des ASTI, qu’a été créé la Fédération des ASTI.

La Fédération a aussi une fonction essentielle pour les associations du réseau : celle de permettre de réfléchir et d'agir de façon coordonnée sur l’ensemble des territoires, sans gommer les spécificités propres aux histoires personnelles, associatives ou encore géographiques.

Le Mouvement compte aujourd’hui une soixantaine d'ASTI actives. Aucune ASTI ne ressemble à sa voisine, cette diversité est une force, une richesse en terme d’apprentissages, d’expériences, de réflexions et de luttes.

La FASTI est toujours cet espace où les ASTI se retrouvent pour partager, en toute amitié et solidarité, dans le respect des engagements de chacun-e et de l’autonomie des associations qui y participent. Un espace pour ouvrir les actions locales des ASTI à une dimension nationale et au-delà ; c’est un espace prendre du recul par rapport à son action, pour rencontrer d’autres façons de faire et de penser, pour découvrir d’autres contextes et modes d’actions, pour développer une vision plus complète et globale de son action au quotidien.

Depuis plusieurs années se pose la question de comment dynamiser le Mouvement des ASTI en tenant compte de la diversité des ASTI et des nouvelles réalités du terrain pour que le Mouvement des ASTI puisse poursuivre et amplifier ses actions de solidarité avec les personnes migrantes et/ou immigrées.

Durant le dernier Congrès, les ASTI présentes avaient souhaité continuer le débat qui avait commencé sur ce sujet, lors de l'atelier du samedi après-midi. Une Assemblée Générale extraordinaire a donc été décidée, elle aura lieu du 29 mai au 1er juin à Paris. En fin d'AGE, il faudra mettre les statuts de la FASTI en adéquation avec les décisions prises.

Cette Assemblée n'a pas pour objectif de revenir sur les orientations profondes de la FASTI – féministe, anticapitaliste, anticolonialiste et antiraciste – mais bel et bien de réfléchir ensemble à la vie fédérale afin de renforcer le Mouvement des ASTI et lutter plus efficacement avec ceux/celles dont nous sommes solidaires.

Renseignements et inscriptions auprès de Faroudja Mameri au 01 58 53 58 53

 

 

 8 mai 2014

 

Appel à mobilisation le 8 mai

 

Règlement Dublin, Agence Frontex, Eurosur...Depuis trop longtemps, l’Union Européenne mène une politique de chasse aux migrant-e-s. Pour tenter d'y mettre fin, il est extrêmement important de peser sur les élections du 25 mai prochain en poursuivant le travail d'interpellation des candidat-e-s et en informant le plus grand nombre possible de gens de ce que fait l'Europe en leur nom.

Le mouvement des ASTI lance une campagne éclair en s’appuyant sur un projet de sensibilisation, notamment via l'image.

Une grande campagne d'affichage avec appel, partout en France, le même jour, à des mobilisations a lieu ce jeudi 8 mai, journée symbolique de la victoire contre le fascisme en Europe.

Pour plus d'informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

10 avril 2014

 

Appel à mobilisation le 12 avril

 

Les gouvernements européens, la France en tête, veulent imposer une nouvelle série de mesures d’austérité. Une austérité présentée comme un mal nécessaire, comme la seule voie pour « sauver » le système social français, pour « renforcer » la compétitivité du système productif. Mensonges !

La politique d’austérité porte en elle le substrat de la division des classes populaires. Pour camoufler les effets délétères de leurs politiques antisociales, les gouvernements européens mènent une campagne populiste et réactionnaire de répression et de criminalisation des « sans » : les sans-papiers, les Rroms, les sans-logement, les sans-travail... et de rejet de l’Autre !

En France, après deux années d’un gouvernement dit « de gauche », nous ne pouvons que déplorer le traitement, contraires aux droits humains, des personnes migrantes. Une austérité renforcée accentuerait encore la précarité déjà insupportable dans laquelle sont forcé-e-s de vivre les demandeur-euse-s d’asile ou les mineur-e-s isolé-e-s et de nombreux-euses personnes migrantes ! Inacceptable !

La FASTI, fidèle à ses valeurs de solidarité et à son engagement pour l’égalité entre toutes et tous, appelle à la mobilisation.

Le 12 avril, « Marchons contre l’austérité pour l’égalité et le partage des richesses ! »

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

 

 

9 avril 2014

Conférence débat : le langage des médias sur les migrations

 

 

 

 

 

7 mars 2014

Communiqué collectif

Guyane : des barrages policiers entravent l’accès aux droits
Seconde requête en annulation déposée par huit associations

Deux barrages policiers permanents, véritables frontières internes, sont établis sur la seule route permettant l’accès à Cayenne, l’un à l’Est, l’autre à l’Ouest (voir la carte). Ces contrôles de gendarmerie sont renouvelés tous les six mois par des arrêtés préfectoraux.

Ces postes fixes systématisant les contrôles d’identité impactent directement les droits des étrangers en situation administrative précaire et des peuples autochtones dépourvus de preuves de leur identité et/ou leur nationalité française en entravant leur accès à la préfecture, à certains tribunaux, à des formations professionnelles ou universitaires et à plusieurs services hospitaliers et consultations spécialisées.


Les professionnels de santé de l’Ouest guyanais constatent notamment, pour ces seuls patients, des retards au diagnostic, des retards de prise en charge voire une absence de prise en charge, des urgences mal traitées ou de manière inadéquate, des ruptures dans la continuité des soins. Les procédures complexes requises, même pour raisons médicales, pour franchir le barrage d’Iracoubo, retardent en effet les examens complémentaires ou dissuadent de les demander.

Huit associations - Aides, la Cimade, le Collectif Haïti de France, le Comede, la Fasti, le Gisti, la Ligue des droits de l’Homme et Médecins du Monde - ont déposé, le 26 février 2013, devant le tribunal administratif de Cayenne un recours en annulation contre le dernier arrêté concernant le barrage situé à l’Ouest, à Iracoubo (texte de la requête) après en avoir fait de même, trois mois plus tôt, pour le barrage de l’Est, pour le barrage de l’Est. Elles invoquent la violation de plusieurs droits fondamentaux protégés par des conventions internationales : liberté d’aller et venir, droit à un recours effectif lorsque la vie privée et familiale est en jeu, égalité devant la loi, droit à la santé et à l’éducation. Les associations requérantes contestent la légalité de « ces contrôles permanents à l’intérieur du territoire » dont « le caractère exceptionnel et dérogatoire au strict droit commun » (mentionné par l’arrête préfectoral lui-même) ne fait aucun doute.

Il est temps que cessent les mesures d’exception prises par l’administration française dans ses terres d’outres mer au mépris des droits fondamentaux.

Signataires
•    Associations requérantes :
Aides, la Cimade, le Collectif Haïti de France, le Comede, la Fasti, le Gisti, la Ligue des droits de l’Homme, Médecins du Monde.
•    À Kourou :
ADER (Actions pour le Développement, l’Éducation, la Recherche).

 

 

24 janvier 2014

 

Non à la régression des droits des femmes en Espagne et ailleurs !
La liberté face à l’obscurantisme !
2014 : pour nos droits, pour nos choix !

Les féministes espagnoles organisent une manifestation à Madrid le 1er février
Mobilisons nous pour les soutenir

Manifestons partout ensemble SAMEDI 1° FEVRIER
14h – Paris - Place Joffre (École Militaire) jusqu’à l’Ambassade d’Espagne

20 décembre 2013, le gouvernement espagnol Rajoy veut annuler la loi autorisant l’avortement, rappelant les sombres heures du franquisme.
Il revient sur la loi obtenue en 2010 qui légalisait l’avortement jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (22 pour raison médicale) au mépris des recommandations des textes internationaux de l'Organisation Mondiale de la Santé et de l’Organisation des Nations Unies.

Renouant avec des pratiques qui dénient la liberté de choix aux femmes au mépris des droits humains fondamentaux, il annonce clairement son projet de société : maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission.

Cette attaque du gouvernement espagnol s’inscrit dans l’offensive européenne des opposants aux droits des femmes comme l’a illustré en décembre 2013 le rejet du rapport Estrela par le Parlement européen (rapport sur la santé et les droits reproductifs traitant de l'accès aux contraceptifs et à l'avortement, de la procréation médicalement assistée, de l'éducation sexuelle et de la liberté de conscience). Ce rapport proposait que l'avortement soit de la compétence de l'Union européenne, encourageant ainsi tous les états membres à l'autoriser.

Ce refus d’accepter le droit des femmes à disposer de leur corps, cette persistance à les considérer comme des sous citoyennes incapables de décider par elles-mêmes désigne l’enjeu : quelle société voulons-nous ?

Le combat des femmes, des forces démocratiques et associatives espagnoles pour ce droit fondamental est le nôtre, et nous le soutiendrons ici et ailleurs car il est le combat de celles et ceux qui veulent l’égalité entre les femmes et les hommes.

Il rejoint les luttes que nous avons menées et que nous continuons à mener dans notre pays. Car, si le droit à l'avortement est bien inscrit dans la loi française, la concrétisation du droit à travers des centres d'avortement nombreux, permettant un accueil et des soins de qualité, n'est toujours pas assurée de manière satisfaisante dans toutes les régions.

C'est aussi un soutien à toutes les femmes obligées de se rendre dans une autre région ou dans un autre pays parce que là où elles vivent l'accès à l’avortement est difficile, voire interdit.

Nous appelons à :
- Lutter pour une Europe où toutes les femmes pourraient disposer librement de leur corps sans contrainte étatique et religieuse, et qui intègre ces droits à la Charte européenne des droits fondamentaux ;
- Soutenir le combat des femmes espagnoles  pour conserver l’acquis qu’elles ont gagné de haute lutte.

Non à l'ordre moral qui veut gérer nos vies,
Oui à nos droits, tous nos droits et à la liberté de choix d'avoir un enfant ou non

Télécharger le communiqué avec signataires

 

 

3 décembre 2013 

1983 / 2013
30 ans après, nous marchons encore !

 

Parce que l'indignation n'a jamais suffi
Parce que dénoncer le racisme ne suffit pas
Parce que notre société reste profondément inégalitaire
Parce que les violences policières sont toujours aussi nombreuses
Parce que les discriminations sociales et économiques sont de plus en plus fortes

Parce que 30 ans après la Marche pour l’Égalité et contre le Racisme, rien n'a vraiment changé.

La FASTI appelle toutes les ASTI et leurs partenaires à participer à cette Marche soutenue par plus de 130 associations et partis politique.
Cette marche n'est pas une Commémoration. Nous ne nous contenterons pas de crier notre colère contre les injustices et les inégalités, nous proposons à toute la société d’autres solutions, celles de l’égalité des droits pour en finir avec la République du mépris.

Soyons nombreux-ses  samedi 7 décembre à partir de 14 heures pour manifester !
Marchons pour l'égalité des Droits
Marchons pour l'abrogation du CESEDA
Marchons pour la régularisation de tou-te-s les sans-papiers
Marchons pour la citoyenneté de résidence

Rendez-vous à 14 heures Square Saïd Bouziri, devant l’église St Bernard (Métro Barbès)

Retrouvez sur le site les 30 revendications du Collectif Egalité des Droits/Justice pour tou-te-s

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

Télécharger l'appel

  

 

21 octobre 2013 

Outre Mer

La FASTI a intégré le collectif Migrants Outre Mer (MOM), qui rassemble de nombreuses associations (Gisti, collectif Haïti de France, Cimade, LDH, MDM, Comede etc.). Ses objectifs sont de réunir et de diffuser les informations sur la situation juridique des migrant-e-s en Outre-mer et d’alerter sur les discriminations et sur les violations des droits de l’homme dont sont notamment victimes les étranger-e-s en Outre-mer.

En ce moment, MOM travaille sur un recours au Tribunal administratif de Cayenne contre un arrêté qui prolonge le poste frontière de Régina. En effet, depuis 2007, la France a décidé dans le cadre de sa politique de lutte contre l’immigration et de sa politique sécuritaire, d’installer deux postes frontières internes à Iracoubo et à Régina (situés sur les deux seuls axes routiers). La FASTI va se porter association requérante dans ce recours.

Voir le communiqué

 

 

20 octobre 2013 

 

La Marche des Sans Papiers


avec l'aimable autorisation de Jean-Claude Saget

Durant un peu plus d'un mois, des personnes sans papiers ont marché autour de Paris et profité de chaque étape pour interpeller les pouvoirs publics, échanger avec les habitant-e-s des villes traversées afin de faire connaître leurs revendications, mais également pour ouvrir les yeux de tou-te-s sur leurs conditions de vie.
Cette initiative de l’Union Nationale des Sans Papiers était suivie et soutenue, au nom du Mouvement des ASTI par Simone Rivolier, membre du Bureau Fédéral. Les sans papiers ont notamment fait étape aux Ulis, où ils/elles ont été accueilli-e-s par un collectif au sein duquel on retrouvait l’ASTI, avant de poursuivre leur marche jusqu'à l'Elysée.

Voir l'intervention de Simone Rivolier, membre du bureau fédéral, lors de l'AG de l'UNSP organisée par les sans papiers à l'issue de la marche du Grand Paris.

 

 

26 septembre 2013 

 

Agenda Ritimo

La FASTI poursuit son partenariat avec Ritimo sur l'élaboration de l'agenda de la solidarité internationale. 

Depuis 8 ans maintenant, l'agenda  renseigne quotidiennement sur les initiatives solidaires et citoyennes : dates-clés pour fêter la paix et les droits de l'Homme, grands rendez-vous solidaires, avancées historiques pour l'humanité, campagnes, références bibliographiques et filmiques… Chaque mois, un mini dossier thématique permet de démonter deux idées reçues, pour mettre à mal des préjugés répandus sur la solidarité internationale et mieux comprendre les enjeux sociétaux d'aujourd'hui et de demain.

L'agenda de la solidarité internationale est édité par Ritimo en partenariat avec : Aide et Action • Fédération Artisans du monde • Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleur-euse-s Immigré-e-s • Frères des Hommes • La Cimade • Ligue des droits de l'Homme • Non-violence XXI et le soutien de : Agronomes et Vétérinaires sans Frontières • Aide Odontologique Internationale • Alternatives Internationales • Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde • CCFD-Terre Solidaire • Éditions Charles Léopold Mayer • France Volontaires • Peuples Solidaires / en association avec ActionAid • Solidarité • Solidarité Laïque • Starting-Block • Survie



 

 

25 septembre 2013 

 

Accompagnement à la scolarité

 La prochaine réunion de mutualisation du pôle Accompagnement à la scolarité aura lieu samedi 5 octobre de 10h à 17h au siège de la FASTI (58 rue des Amandiers 75020 Paris) sur le thème de « l’accompagnement des Mineur-e-s isolé-e-s vers la scolarité ». 

La matinée sera consacrée à un échange sur les droits des mineur-e-s étranger-e-s avec la participation d’un membre de RESF. L’après-midi sera consacré à un temps d’échanges concernant l’accompagnement des mineur-e-s étranger-e-s, au sein du mouvement des ASTI, dans leur parcours scolaire.

Merci de nous confirmer votre présence le plus rapidement possible au 01 58 53 58 44/50 ou par mail.

 

 

 

23 septembre 2013 

 

Le numéro 53 d'OLF est sorti !

 
Le bulletin mensuel du mouvement des ASTI est sorti cette semaine. Comme à chaque numéro, il est question de l'actualité des ASTI et des travaux des commissions. Ce mois-ci l'attention se porte sur la mobilisation du Collectif des associations citoyennes, ainsi que sur le chantier initié par le groupe protection sociale, auquel un membre bénévole du mouvement des ASTI contribue depuis quelques semaines.

Télécharger OLF

 

15 septembre 2013  

24ème Congrès de la FASTI

 
L'ensemble des travaux réalisés pendant le congrès a été réuni dans une brochure spéciale qui compile les motions et interviews des intervenant-e-s. Quatre articles sont rassemblés ici : " Dépasser le modèle raciste et capitaliste ", Saïd Bouamama - " Rapports Nord/Suds : la domination comme constante invariable " Odile Tobner - " Ce sont les politiques anti-migratoires qui tuent, pas la mer "  Federica Sossi -
" L’égalité des droits passe par la lutte " Pierre Barron

Télécharger la brochure du 24ème congrès de la FASTI

 



5 juillet 2013 

Appel a soutien pour un projet de film

 
Il y a quelques semaines, la FASTI a été contactée par Grégory Lassalle, un réalisateur, à la recherche de fonds pour terminer le tournage de son film sur le destin de trois migrants sub-sahariens en Grèce.

Le film "L’aventure" suit le quotidien de ces trois Ivoiriens à Athènes - leur sentiment d’enfermement, les stratégies pour trouver de l’argent, le basculement dans l’illégalité, les tentatives de départ - et explore ce qui se joue individuellement et collectivement lors de la migration : les relations aux autres communautés de migrant-e-s, l’amitié, la trahison, la solidarité, les mafias, la violence.

En 2011, comme des dizaines de milliers de migrant-e-s, Loss, Madess et Moussa arrivaient en Europe par la Turquie. Obligés par la législation européenne de rester en Grèce, ils ne veulent qu’une seule chose: partir. Dès lors, gagner l’argent nécessaire au départ est une obsession et tous les moyens sont bons.

Grâce à la collecte, Grégory Lassalle pourra finir le tournage en Grèce et monter son film.

Retrouvez les détails ici.

 

 

20 juin 2013 

 

Journée mondiale des réfugié-e-s : le mouvement des ASTI se mobilise

 

Fuir son pays en raison de la guerre, des atteintes aux droits humains est un droit consacré par la Convention de Genève. Mais de nombreux obstacles politiques, administratifs tendent à menacer ce droit fondamental. A l’occasion de la journée mondiale des réfugié-e-s, la FASTI dresse un bilan des atteintes à ce droit en France et en Europe.

La France maltraite les demandeur-euse-s d’asile

La  France est une terre d’accueil... Cette image, plutôt positive de la France est écornée par plus de quinze années de politiques anti-migratoires.  Les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, ont peu à peu détricoté le système d’accueil des demandeur-euse-s d’asile en France. En effet, dans le cadre d’une politique de fermeture des frontières, sous le prétexte fallacieux de lutter contre l’afflux de migrant-e-s et les « faux-sses réfugié-e-s », les dispositifs juridiques d’accompagnement et d’accueil des demandeur-euse-s d’asile ont été durcis. Tant et si bien qu’aujourd’hui, la France ne respecte plus ses engagements internationaux, la Convention de Genève en tête.

La politique anti-migratoire porte atteinte aux droits des demandeur-euse-s d’asile

Ainsi, les autorités françaises ont multiplié les obstacles visant à empêcher les demandeur-euse-s d’asile de constituer leur demande de statut de réfugié-e à la frontière. Elle vient par exemple d’instaurer un Visa de Transit Aéroportuaire pour les Syrien-ne-s fuyant leur pays en proie à une guerre civile (ce type de visa est exigé pour avoir le droit de faire escale dans un aéroport tiers, faute de quoi, il est impossible de monter dans l’avion depuis le pays de départ, NDLR).
La circulaire Valls est elle aussi dans la droite ligne des attaques contre le Droit d’Asile. Les demandeur-euse-s débouté-e-s sont désormais susceptibles d’être expulsé-e-s « le plus rapidement possible » après le rejet définitif de leur demande. L’accélération du processus d’expulsion dès le rejet définitif de la demande d’asile est une atteinte au droit au réexamen. Le morcellement des catégories de demandeur-euse-s d’asile permettant un traitement de la demande de plus en plus rapide et de moins en moins de droits pour les demandeur-euse-s - est un autre exemple des atteintes au Droit d’asile.

Des conditions matérielles d’accueil de plus en plus dégradantes

Année après année, la situation des demandeur-euse-s d’asile se dégrade. La régionalisation de l’admission au séjour a provoqué une crise des conditions d’accueil des demandeur-euse-s. Les CADA sont saturés. Les budgets sociaux des Conseils régionaux, réduits à la portion congrue par les politiques d’austérité, laissent de plus en plus de demandeur-euse-s à la rue. Littéralement. Ces situations sont régulièrement dénoncées par le Mouvement des ASTI. Ainsi à Nantes, en 2012, le GASProm avait organisé l’occupation d’un lieu public pour dénoncer cet état de fait. D’autres ASTI, comme Le Havre, ont organisé des actions similaires.
Quant aux droits sociaux des demandeur-euse-s d’asile comme la délivrance de l’Allocation Temporaire d’Attente (ATA), ils sont le plus souvent bafoués. Seule la voie contentieuse leur permet de voir leurs droits respectés. Cette « obligation
contentieuse » faite aux demandeur-euse-s d’asile et aux associations de solidarité est une véritable violence d’État qui montre combien la criminalisation des migrante-s, la politique du soupçon est au cœur de la politique française et européenne (Lire ci-dessous, NDLR). De gauche comme de droite.

Le Mouvement des ASTI mobilisé

La FASTI est mobilisée sur la question des demandeur-euse-s d’asile. Après avoir participé aux auditions qui ont donné lieu au rapport de Mathias Fekl sur l’accueil des étranger-e-s en France (consultable ici) la FASTI a été entendue, dans le cadre d’une délégation de la CFDA, par l’OFPRA pour faire part des difficultés des demandeur-euse-s communiquées par le Mouvement des ASTI. Par ailleurs, la FASTI rencontrera, dans le cadre de l’ADFEM, l’OFPRA sur la question plus spécifique de la protection contre l’excision. Cette journée consacrée aux réfugié-e-s est un moment clef  pour le Mouvement des ASTI qui en profitera pour rappeler ses revendications aux pouvoirs publics.

 
 

15 juin 2013 

 

Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !

 

Dans le cadre de l'action unitaire contre le fascisme et l'extrême droite, le réseau des ASTI se mobilise. Ainsi, des manifestations auront lieu dans les villes suivantes :

à Nîmes le 22 à 15 heures
à Caen le 23 à 15 heures
au Havre le 23 à 11 heures Parc de l'Hôtel de ville
à Clermont-Ferrand le 22 à 15 heures Place Delille
à Paris, dimanche 23 juin à 15h
à Marseille le 22 à 11 heures
à  Bordeaux le 23 à 16 heures

mais aussi à Angers le 23 à 15 heures - au Mans le 22 à 15 heures - à Tours le 22 à 15 heures - à Metz le 22 à 15 heures - à Strasbourg le 23 à 16 heures - à Toulouse le samedi 22 juin à 10H - à Montpellier le 22 à 11 heures - à Auch le 22 à 10 heures 30 - à Lyon le 2 à 14 heures

Voir le texte de l'appel
Télécharger l'appel

 

 

13 juin 2013

Interpellation sur les disparus en mer

 
La FASTI a interpellé plusieurs député-e-s europén-ne-s, dont Hélène Flautre, Marie Christine Vergiat, Jean-Luc Mélenchon, José Bové, etc. sur le sort des disparus en mer Méditerranée et pour que les revendications des familles puissent être entendus :

La FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleur-euse-s Immigré-e-s) représentant le Mouvement des ASTI a décidé de relayer l'appel des familles des migrants tunisiens disparus en Méditerranée. Ces familles, les mères en tête, demandent la création d'une Commission d'enquête européenne sur la disparition de leurs enfants.

Nous sommes solidaires et soutenons cette démarche car elle questionne avec justesse la politique anti-migratoire et ses effets. Une politique opaque menée par Frontex au nom de l'Europe dont vous êtes les représentant-e-s élu-e-s.  En effet, depuis un peu plus de dix ans, pour lutter contre les migrations l'Europe s'est dotée de moyens militaires de plus en plus impressionnants. Cette politique a des effets mortifères. Depuis 1998, plus de 18 000 migrants ont perdu la vie en Méditerranée.

...

Lire la suite de la lettre

 

 

10 juin 2013

 

La liberté ne se décrète pas, elle se construit !

 
Depuis 1997, le Mouvement des ASTI a adopté le mot d’ordre de Liberté de circulation et liberté d’installation pour toutes et tous. Cette revendication se nourrit des différentes luttes menées à tous les échelons par le Mouvement des ASTI et alimente en retour notre combat pour l’avènement de cette liberté essentielle à une réelle égalité des droits. Petit tour d’horizon des actions menées par notre Mouvement.

Retour sur les différentes actions du Mouvement des ASTI qui contribuent chaque jour à lutter en faveur de ce mot d'ordre : campagne enfermement, actions de solidarité avec les communautés Rroms, campagne RSA, lutte contre les violences, actions et plaidoyers, etc.


Télécharger la brochure "Libre circulation, libre installation"

 

 

18 avril 2013

Campagne FRONTEXIT : formation à Marseille

 
La Cimade et la FASTI  co-organisent une formation sur la campagne Frontexit le 18 mai prochain à Marseille. Cette journée de sensibilisation sur la campagne sera l'occasion de rappeler le cadre général de la politique de fermeture de l'Europe et le rôle de l'agence Frontex, véritable bras armé de l'Union Européenne. Elle permettra également d'aborder la réalité des migrations internationales, les suites des printemps arabes,  ainsi que les enjeux en termes de droits des migrant-e-s. Après la diffusion du film teaser et un travail en groupe d'étude de cas,  les participant-e-s seront invité-e-s à réfléchir sur les possibles relais dans les régions.

Contacts et inscriptions : 01 58 53 58 53

Pour plus d’informations

 

 

19 mars 2013

 

La FASTI au Forum Social Mondial de Tunis

 
La FASTI renouvelle sa participation et son implication dans le processus des Forum Sociaux Mondiaux. Tous les deux ans, les associations et autres organisations de la société civile se réunissent dans un pays hôte afin de mutualiser leurs réflexions et leurs luttes, et de réfléchir collectivement aux alternatives envisageables face aux politiques néolibérales actuelles.

Cette année, le Forum Social Mondial aura lieu à Tunis du 26 au 30 mars 2013. Après une marche d’ouverture le 26 mars, le Forum consacrera la journée du 27 mars aux mouvements sociaux issus des révolutions arabes. Les 28, 29 et 30 mars, les participant-e-s auront la possibilité de contribuer aux débats et activités auto-organisés par les associations, ainsi qu’aux assemblées de convergence. Ces dernières aboutiront à la rédaction de déclarations communes et à la définition de pistes d’actions collectives pour l’avenir. Enfin, une marche en solidarité avec le peuple palestinien clôturera le Forum.

La FASTI est impliquée dans le Forum des Associations de Luttes Démocratiques de l’Immigration (FALDI), dont l’objectif est de donner une place importante à la question des migrations lors du Forum Social Mondial de Tunis. Le FALDI – composé de nombreuses associations : ATFM, FTCR, IDD, collectifs de sans papiers, AFAPREDESA, Collectif des communautés subsahariennes au Maroc et beaucoup d’autres – organise de nombreux ateliers à l’occasion du Forum (les vieux migrant-e-s, la santé des migrant-e-s, le racisme et les discriminations, l’interculturalité, le racket des sans-papier-e-s, les migrant-e-s acteur-rice-s de développement). La FASTI est fortement engagée dans l’organisation de deux plénières : « La liberté de circulation et d’installation de tou-te-s, partout » et « De femmes d’immigrés à femmes immigrées ».

Par ailleurs, la FASTI tiendra un stand au sein de l’Espace Mondial des Migrations, un lieu d’échanges et de convergences, afin d’exposer ses publications et de faire connaitre les luttes portées par le mouvement des ASTI.

Pour plus d’informations sur le Forum Social Mondial

 

 

13 février 2013

Congrès de la FASTI : appel à contribution

 
La FASTI organisera son 24ème Congrès au Havre du 9 au 12 mai prochain. Le thème de ce 24ème Congrès  portera sur la lutte pour l’établissement des Libertés de Circulation et d’Installation, deux libertés qui conditionnent une véritable égalité des Droits entre toutes et tous. Véritable temps de partage d'expériences, de savoirs, et de formations politiques il permettra à chacun-e-s des membres des ASTI de réfléchir aux problématiques liées aux migrations, à la solidarité, à l'égalité des droits et aux moyens d'y parvenir.

Il s'agit là d'un moment privilégié de la vie du Mouvement des ASTI puisqu'il sera l'occasion de faire le bilan de ces deux années de travail et servira également à donner un cap aux actions de solidarité avec les personnes migrantes et immigrées pour les deux années à venir. Il est également le lieu de rencontre entre les militants bénévoles des ASTI qui pourront se retrouver pour échanger, partager, tisser des liens utiles pour mener les actions de solidarité au quotidien.

A quelques semaines du Congrès, les militant-e-s du Mouvement des ASTI seront sollicité-e-s pour participer à la préparation effective du Congrès. La Fédération vous fera parvenir différents documents : invitation, programme, fiches d’inscription, questionnaire sur les activités dans vos ASTI, fiches de candidature au Bureau Fédéral, les délégations de mandats...Répondre à ces sollicitations est important : cela permettra aux personnes en charge de l’organisation du Congrès de préparer au mieux cet événement et de mobiliser le plus largement possible le réseau des ASTI.

 

 

6 février 2013

 

Accompagnement à la scolarité

 

La prochaine rencontre sur la thématique de l’accompagnement à la scolarité aura lieu le samedi 30 mars de 14 heures à 18 heures dans les locaux de la FASTI au 58 rue des Amandiers 75020 Paris.



 

 

9 janvier 2013

Salon anticolonial

 

En 2013, la FASTI renouvelle sa participation au Salon anticolonial. Les 16 et 17 février prochain, la Fédération tiendra un stand à la Bellevilloise (19-21 rue Boyer 75020 Paris, métro Ménilmontant ou Gambetta / Bus 26 arrêt Villiers de l’Isle Adam) aux côtés de nombreuses autres associations anticolonialistes. 

Le Salon organise en parallèle des conférences, des projections et de nombreux autres événements (César du colon de l’année, Prix de la Françafrique, Prix Franz Fanon, Prix du livre anticolonial). L’entrée est à 2 €.

Pour plus d’informations sur le Salon et la Semaine anticoloniale 2013.

 

 

 

31 octobre 2012

Accompagnement à la scolarité

 

Depuis quelques années la FASTI initie des actions en lien direct avec les différentes activités des ASTI. C’est pourquoi nous organisons une rencontre de mutualisation sur la thématique de l’accompagnement à la scolarité dans le mouvement des ASTI. 

Cette rencontre aura lieu le samedi 24 novembre de 14h à 17h dans les locaux de la FASTI au 58 rue des Amandiers 75020 Paris.

Plus d’une vingtaine d’ASTI portent cette activité localement. Cette première rencontre a pour objectif de faire un état des lieux, de mutualiser les pratiques et d’engager une réflexion et des projets.

A cette occasion nous vous parlerons de la possibilité de nouer un partenariat avec l’association Cœur à lire/Espace bénévolat et de participer à un projet commun. Nous vous attendons donc nombreux-euses samedi dans les locaux de la FASTI.

Inscription recommandée auprès deCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

25 septembre 2012

Prochaine rencontre sur la formation linguistique

 

La prochaine réunion sur la formation linguistique aura lieu le samedi 6 octobre de 14h à 18h et aura pour thème d'étude  les financement de la formation linguistique .

Outre la présentation des acteurs du financement (privés et publics), cette réunion sera l'occasion de travailler sur la méthodologie et la mise en place de projets  en lien avec l'apprentissage des personnes migrantes. Les formateurs-rices seront amené-e-s à identifier les axes porteurs, et travailler sur la rédaction de projets en tenant compte de la diversité des situations des migrant-e-s accueilli-e-s et les spécificités de la formation linguistique.

Enfin, cette réunion sera l'occasion de présenter les associations Coeur à Lire et Espace bénévolat, avec lesquelles le mouvement des Asti sera amené à travailler régulièrement, et de revenir également sur la mise en place de la procédure d'agrément FLI.


Inscription recommandée : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." target="_blank">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

17 septembre 2012

La FASTI à la Fête de l’Humanité 2012

 

Cette année encore, la FASTI a participé à la Fête de l’Humanité. De nombreux-ses visiteur-euse-s sont venu-e-s sur le stand de la FASTI installé au Forum des Associations pour découvrir ou s’informer sur les combats menés par le Mouvement des ASTI.

photographie : Jean-Claude Saget


Samedi en fin d’après-midi, La FASTI a initié un débat intitulé « Méditerranée, migrations état des lieux d’une politique européenne meurtrière ». Violaine Carrère du GISTI a participé à ce débat aux côtés de Fernanda Marrucchelli, coordinatrice de la FASTI.


photographie : Jean-Claude Saget

Par ailleurs, à l’instar d’Yvon Thomas Le Guillerm, président de la FASTI, les représentant-e-s du Mouvement des ASTI ont participé à quelques débats pour y faire entendre les positions de la FASTI.

 

photographie : Jean-Claude Saget


Enfin, la FASTI, par la voix de Fernanda Marrucchelli, coordinatrice projets, a interpellé M. Mélenchon afin d’échanger avec le représentant du Front de Gauche sur la question des droits des migrant-e-s.


 

13 juillet 2012

Pour que cessent les morts de migrant.e.s faute des secours des Etats

Un lâcher de bateau en papier à Paris le 17 juillet

 

Plusieurs organisations appellent au soutien de l'action internationale Boats4People qui se déroule actuellement en Méditerranée (http://www.boats4people.org). Boats4People entend dénoncer l'indifférence des Etats à l'égard des naufrages de migrant.e.s, notamment entre côtes africaine et européenne. Le franchissement de la Manche tue également.

Conséquence de la passivité des Etats et de l'Union européenne : Fortress Europe estime, à partir d'articles de la presse internationale, que près de 6 000 migrant.e.s sont mort.e.s dans le Canal de Sicile entre 1994 et 2011 ; quant au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), il a dénombré 1 500 victimes en Méditerranée en 2011, au moment même où, en raison de la révolution en Libye, l'OTAN avait déployé sur place un grand nombre de bateaux de guerre et de moyens aériens auxquels aucun événement ne pouvait échapper.

Plusieurs témoins ont saisi la justice française au printemps d'une plainte pénale contre l'inaction présumée des forces françaises dans ce dispositif militaire.

A Paris, la dénonciation de cette hécatombe en raison d'une politique de non-assistance à personnes en danger s'exprimera par un lâcher de bateaux en papier dans le Canal Saint- Martin sur la Quai de Jemmapes à la hauteur du square Villemin le mardi 17 juillet à partir de 19h.

Au même moment, le bateau Oloferne de Boats4People naviguera entre la Tunisie et l'île italienne de Lampedusa. Chaque étape de cette croisière militante en Méditerranée, qui a commencé le 1er juillet à Cecina en Italie, s'accompagne de manifestations.

Que « Fluctuat nec mergitur » (Elle tangue mais ne sombre pas), la devise de la ville de Paris, soit notre mot d’ordre. Soyons nombreuses et nombreux à lâcher des bateaux pour que migrantes et migrants ne coulent plus !

Pour que les droits et libertés fondamentales des migrant.e.s ne tombent pas à l’eau

Premières organisations signataires :
Fédération des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s (FASTI)
Front de gauche Paris 10
Groupe d'information et de soutien des immigré.e.s (GISTI)
Migreurop
Parti de gauche (PG)
Europe Ecologie Les Verts



 

7 juin 2012

La FASTI interpelle le Président de la République


Suite à l'élection du nouveau Président, qui a formulé plusieurs propositions à destination des personnes migrantes, le Mouvement des ASTI a travaillé sur une plateforme de revendications relatives aux droits et au séjour des étranger-e-s. Le Mouvement des ASTI a élaboré une liste de mesures concrètes qui pourraient aisément être mises en œuvre en attendant l'instauration des libertés de circulation et d'installation et autres revendications fondamentales de la fédération.

Lire l'intégralité du courrier


 

31 mai 2012

Cette année, la FASTI sera présente à l’Université d’été de la solidarité internationale !


La prochaine édition de l’Université d’été de la solidarité internationale se tiendra du 4 au 7 juillet 2012 à Lyon sur la thématique « citoyens et solidaires, réinventons le monde ».

A cette occasion, plusieurs associations membres du réseau Des Ponts Pas Des Murs – Emmaüs internationale, la Cimade, Enda Europe, Forum Réfugiés et la FASTI – organisent le module « ré-inventer un monde de mobilités » les 5 et 6 juillet.

Ce module, très participatif, sera construit en 3 temps selon le cheminement suivant : bilan - mise en situation - propositions.
1/ Posons les termes du débat : mobilité, liberté de circulation, hospitalité, asile ... Une animation participative permettra à chacun-e de se questionner et d’argumenter. Des outils associatifs seront proposés et valorisés.
2/ Jeu parcours de migrant / parcours de réfugié : cette mise en situation permettra à chaque participant-e de "vivre" les obstacles rencontrés par les migrant-e-s.
3/ Les campagnes associatives pour la libre circulation seront présentées aux participant-e-s, de manière à être enrichies par un regard critique. Des pistes d’action seront proposées.

Voir le programme complet. Les bénévoles du mouvement des ASTI mais également toutes les personnes intéressées sont invité-e-s à s’inscrire à l’Université d’été de la solidarité internationale.

contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." target="_blank">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


 

24 avril 2012

Prochaine rencontre sur la formation linguistique


La prochaine rencontre sur la formation linguistique aura lieu le 2 juin à 14 heures à la FASTI (58 rue des Amandiers, paris 20ème).

Cette réunion sera consacrée à l'échange de pratiques au sein du mouvement des ASTI, après avoir réalisé un état de lieux sur la mise en place du référentiel FLI (Français Langue d'Intégration) et les différents dispositifs de financement du champ de la formation. La parole ser ensuite donnée aux ASTI pour que les bénévoles puissent s'exprimer sur les réalités locales et obstacles rencontrés dans ce secteur.

Renseignements / inscriptions  : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

01 février 2012

La FASTI recrute un-e coordinateur-ice

en charge des financements de projets associatifs

(en CDI à temps plein - poste à pourvoir immédiatement - Paris 20ème)


En appui du Bureau fédéral de la structure vous proposez et conduisez la stratégie financière de l'association, vous en pilotez les différents aspects : financement public, recherche de subvention, développement de l’autofinancement, mécénat, appel à la générosité du public.


MISSIONS :
– Consolider et développer les possibilités de financements:

1. recherche et suivi des subventions publiques (une vingtaine de dossiers à différents niveaux: européen, national, régional et local)
2. développement de l'autofinancement
– Veiller à la situation de trésorerie et trouver des solutions pérennes pour le renforcement du fond de roulement de l'association
– Élaborer les budgets prévisionnels et projets en lien avec les autres coordinateurs
– Assurer le suivi rigoureux des demandes de subventions et des projets
– Etablir des documents de reporting :
1. recherche et suivi budgétaire
2. suivi de leur exécution, élaboration des bilans
– Gérer les échéanciers de financements
– Anticiper l'évolution des financements et des dispositifs publics
– Assurer une veille financière
– Participer à la représentation institutionnelle de l'association auprès des pouvoirs publics et partenaires et contribuer à la définition de ses orientations stratégiques

 

EXPERIENCE/CONNAISSANCES EXIGEES :
– maîtrise du fonctionnement du monde associatif
– expérience réussie dans des fonctions similaires
– connaissance des différents modes de financements associatifs
– sensibilité aux problématiques de la migration, de l’exil, de l’égalité des droits
– capacité d'autonomie dans une dynamique de travail d'équipe
– disponibilité, flexibilité en fonction de l'activité fédérale (réunions en soirée, déplacements, Bureau Fédéral le WE...)
– sens de l’organisation, rigueur

APTITUDES/ CAPACITES SOUHAITEES :
Efficacité ; adaptabilité ; ténacité ; facilité à s’inscrire dans un travail en équipe ; aptitude à convaincre ; capacités de négociation ; sens de la communication ; capacités rédactionnelles


REMUNERATION:
La rémunération brute annuelle 27 984 €
Statut Cadre de la Convention Collective de l’Animation

Merci d'adresser les candidatures par courrier au 58 rue des Amandiers 75020 ou par mail à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (en indiquant dans l'objet du message " recrutement coordinateur-ice en charge des financements de projets associatifs ").

 

15 janvier 2012

 

Nous sommes le Mouvement Social
La gauche de gouvernement ne gagnera pas les élections sans nous


Parce que nous sommes celles et ceux qui se battent et se sont toujours battu-e-s sur le terrain pour leurs propres conditions de vie et pour celles des immigré-e-s, des chômeur-euse-s, des homosexuel-le-s, des femmes, des SDF, séropositif-ve-s, des toxicomanes, des prisonnier-e-s, de toutes les personnes qui subissent quotidiennement l’exploitation, la répression, la discrimination.


Nous sommes celles et ceux qui ont manifesté à l’automne 2010 pour défendre la protection sociale et le service public, celles et ceux qui soutiennent les sans-papiers et manifestent contre la loi Besson, qui défendent les intermittent-e-s du spectacle, qui font barrage à l’extrême droite dans les rues, celles et ceux qui marchent contre le chômage et qui font grève en France lorsqu’on ferme une usine.


Partout, nous avons ré-investi l’espace laissé vacant par celles et ceux qui étaient censés nous représenter.


Partout, nous avons travaillé à colmater les brèches ouvertes par des politiques gouvernementales de plus en plus rétrogrades.


Si la gauche officielle veut vraiment construire une Europe politique et sociale, si elle veut en finir avec cette politique inique de l’immigration, si elle veut lutter contre le chômage, organiser la solidarité avec les pays du Sud, mener une politique de lutte contre le sida, redonner priorité à l’Éducation et à la Culture, reconnaître que la répression contre la toxicomanie doit céder le pas à une politique de réduction des risques, elle doit le prouver. Alors nous serons derrière elle.


NOUS SOMMES LE MOUVEMENT SOCIAL !


Ce texte vous rappelle quelque chose ?


En 1997, il y a déjà 14 ans, l’appel « Nous sommes la gauche » interpellait la « gauche officielle » sur les régressions sociales en cours.
Quatorze ans plus tard, la destruction de la protection sociale, de l’éducation se poursuit à un rythme effréné et le discours xénophobe ou raciste se banalise au sommet de l’État.


L’Europe, quels que soient les gouvernements qui la représentent, orchestre cette guerre sociale. La politique des gouvernements grec et espagnol nous enlève les quelques illusions qui pouvaient nous rester.


Est-ce ce même chemin que s’apprête à suivre la « gauche officielle » ou est-elle prête à s’appuyer sur le mouvement social pour mettre un terme au démantèlement social qui s’accélère avec la crise provoquée par le système financier?


Trente ans de néo-libéralisme ont dévasté les solidarités construites par les générations passées. Nous ne laisserons pas ce saccage se poursuivre, quels qu’en soient les auteurs


Nous continuerons à nous mobiliser chaque fois que les droits des personnes, avec ou sans papiers, seront en danger et quelle que soit la « couleur » du gouvernement.


Le bureau fédéral
Pour le mouvement des Asti

 

24 octobre 2011

 

Rencontre nationale sur la formation linguistique


Le 10 décembre, la FASTI organise une Rencontre Nationale sur la Formation Linguistique dans les ASTI. Elle aura lieu, à  partir de 14 heures dans les locaux de notre partenaire Autremonde 30, rue de la Mare 75020 Paris.

Au programme :

? 14h / Présentation de l’évolution des dispositifs de formation linguistique des migrant-e-s, par Amandine Bergère, Docteure en sciences du langage, directrice de Va Savoirs
? 15h / Présentation de l’analyse de site dans les ASTI et de ses résultats par Jenny Lehoussel, membre de Va Savoirs

? 15h40 / Pause
? 16h / Présentation de « Solidarité migrations » par Benoît Mousseaux, le coordinateur du projet. Echanges sur les besoins des formateurs.
? 17h / Présentation et diffusion du référentiel FLI, par Ysamine Flitti, coordinatrice projets de la Fasti
? 17h 20 / Débat
? 18h30 / Apéritif

Renseignements et inscriptions auprès du siège de la FASTI par courriel Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 01 58 53 58 50



 

 

 

 

10 juin 2011

 

MOTION D’ORIENTATION GENERALE

CONGRES DE NIMES 2 au 5 juin 2011

Le mouvement des Asti, acteur de terrain et moteur de mobilisations



La force du mouvement des ASTI est de combiner :

 

  • L’action de terrain avec les personnes immigrées et issues de l’immigration

  • Une réflexion globale et une communication sur les politiques migratoires

  • La construction de mobilisations offensives contre ces politiques


L’action de terrain avec les personnes immigrées et issues de l’immigration

L’action de terrain quotidienne se fait en respectant les migrant-e-s en tant que personnes libres de choisir en autonomie les modes d’action de leurs propres luttes dans l’accession à leurs droits ; le Mouvement des ASTI leur fournissant l’information et les outils nécessaires.
Même s’il est essentiel au quotidien d’agir individuellement face à des situations d’exclusion, l’implication locale doit amener à une réflexion dépassant l’individualisation de l’accompagnement en interpellant et en sensibilisant les différents acteur-trice-s sociaux.


Cette démarche doit inclure un travail dans les foyers et les quartiers populaires associant tous les acteur-trice-s locaux, les jeunes dont les parents sont immigrés de même que les personnes migrantes âgées. Elle devra également être vigilante quant aux violences spécifiques faites aux femmes migrantes et issues de l’immigration.

Une réflexion globale et une communication sur les politiques migratoires


Si l’action de terrain est primordiale, elle s’épuiserait si elle ne débouchait pas sur une remise en cause globale des politiques d’exclusion et de relégation des populations immigrées.
Cette remise en cause se nourrit tout autant des retours d’expérience du travail de terrain que des échanges avec nos partenaires tant au « Nord » qu’au « Sud ».
La FASTI se doit notamment de poursuivre sa participation au sein du réseau Migreurop et contribuer activement à tout processus de convergence des luttes visant à l’émancipation des populations immigrées et de la société tout entière.

Cette réflexion globale a conduit à l’affirmation des principes suivants :

  • Ouverture des frontières, liberté de circulation et liberté d’installation pour toutes et tous

  • Régularisation globale de tou-te-s les sans papiers

  • Fermeture de tous les camps d’enfermement en Europe et au-delà

  • Le Droit de vote et d’éligibilité des ressortissant-e-s étranger-e-s à toutes les élections



Il appartient au mouvement des ASTI de promouvoir ces principes au moyen d’une communication, diversifiée dans ses publics, visant à déconstruire l’idéologie de stigmatisation et de criminalisation des migrant-e-s, notamment :

  • Les représentations négatives des immigré-e-s ou personnes issues de l’immigration

  • Le recours au tout-sécuritaire

  • Le mythe de l’identité nationale

  • La construction de l’« Europe forteresse »


La construction de mobilisations offensives contre ces politiques

La violence sociale exercée par les appareils d’État à l’encontre des migrant-e-s ne peut être combattue que par une remise en cause de la légitimité des acteurs de cette politique xénophobe et raciste.

Par exemple, les promoteurs de cette offensive présentent les migrant-e-s comme des « profiteurs » voire « fraudeurs » au système de protection sociale alors qu’ils/elles contribuent à l’économie des pays d’accueil. Dans le même temps, les multinationales occidentales accumulent d’immenses profits en pillant les richesses naturelles et humaines – compétences, force de travail, etc. – des pays d’origine de ces mêmes migrant-e-s.

De plus, il convient de souligner en quoi les attaques sur les droits élémentaires des migrant-e-s (protection sociale, logement, etc.) et les violences policières subies sont le laboratoire de la régression sociale généralisée et de la barbarie à laquelle les oligarchies condamnent les peuples.

Cette stratégie s’appuie sur la désignation de boucs émissaires successifs : les immigré-e-s, les précaires, les chômeur-euse-s, etc. qui sont opposées à d’autres catégories de la population, ce qui a pour but de briser toute tentative de résistance collective.

Il apparaît ainsi que l’émancipation des populations immigrées n’est pas dissociable du combat de l’ensemble des classes populaires contre l’oppression orchestrée par les classes privilégiées.

C’est pourquoi le mouvement des ASTI, en luttant aux côtés des populations immigrées, trouve naturellement sa place au sein de l’ensemble des luttes sociales, où il privilégiera toutes les convergences favorisant la victoire de ces luttes.

 


Télécharger la motion d'orientation

 

 

 


 

26 avril 2011

 

Interview d'Olivier Le Cour Grandmaison (extrait OLF paru en avril)


1. Comment est né l’Appel contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers ?

Commençons par rappeler que depuis l’élection de Sarkozy à la présidence de la République et la création, pour la première fois dans l’histoire de ce pays, d’un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, nous sommes confrontés à la pire des politiques mises en œuvre contre les étrangers.

Aux coups de menton électoralistes, populistes et déjà xénophobes de Charles Pasqua, lorsqu’il sévissait Place Beauvau, a succédé un dispositif politique, juridique, administratif et policier qui ravale les charters de cet ancien ministre au rang de gesticulations sans lendemain. L’instauration, sans précédent également sous la Cinquième République, d’un véritable plan quinquennal d’expulsions témoigne aussi de la radicalisation de cette politique répressive qui se solde par les renvois forcés de près 30 000 étrangers depuis 2007.

Sur ce point précis, la disparition du ministère précité, suite au pseudo-débat, nauséabond lui aussi, sur « l’identité nationale », n’a strictement rien changé aux orientations appliquées ; les récentes déclarations Claude Guéant le prouvent sinistrement. Pire, sa nomination doit être interprétée comme le point de départ d’une nouvelle offensive contre les immigrés. En effet, après les « sans-papiers » et les Rroms, qui furent les cibles de ses prédécesseurs, le nouveau ministre de l’Intérieur s’attaque désormais aux étrangers en situation régulière et aux réfugiées, notamment.

Affolée par les succès du Front national, la majorité a tranché : l’immigration et la sécurité seront au centre des priorités gouvernementales pour les mois à venir. Dans cette conjoncture, où l’UMP recycle sans vergogne les thèses de l’extrême droite et met en œuvre une partie du programme xénophobe défendu par Marine Le Pen, les protestations des dirigeants des gauches parlementaires et radicales sont nécessaires mais insuffisantes. De même les résistances ponctuelles et locales aussi courageuses et obstinées soient-elles.

Face à l’aggravation constante des orientations anti-immigrés mises en œuvre depuis 2007, la riposte doit maintenant s’organiser partout en France. Tel est le sens de l’Appel pour une mobilisation unitaire et nationale contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers le 28 mai 2011.

En ces matières, notamment, les différents gouvernements en place depuis l’élection de Nicolas Sarkozy sont trop longtemps restés fort de la faible riposte et des initiatives dispersées des partis de gauche, des syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens, et des associations diverses. Il ne suffit pas, en effet, de crier : « Résistance » ; il est impératif de l’organiser désormais et de lui donner corps sur la base de revendications précises. Le Collectif « D’Ailleurs nous sommes d’ici » y travaille pour faire émerger un vaste mouvement populaire qui ne se limite pas à un cartel d’organisations.

2. Comment définiriez-vous le Collectif D'ailleurs nous sommes d'ici ?

À la suite des premiers succès rencontrés par l’Appel, aujourd’hui signé par de très nombreuses organisations politiques, qui vont de la Convention pour la VIe République au NPA en passant par Europe Ecologie-Les Verts, le Parti communiste, la Gauche unitaire, la Fase, le Parti occitan, l’Union démocratique bretonne, le Parti des indigènes de la République, entre autres, auxquelles s’ajoutent des organisations syndicales comme Solidaires, la FSU, des fédérations de la CGT et de la CFDT, l’UNEF, l’UNL, le Syndicat de la magistrature et celui des Avocats de France, des centaines d’associations nationales et locales, plus de 250 élus locaux, députés, sénateurs et parlementaires européens, il était nécessaire de s’organiser au niveau national. Tel est la fonction du « Collectif d’Ailleurs nous sommes d’ici. »

Il réunit de façon régulière, unitaire et démocratique, toutes celles et tous ceux qui, militants, citoyens et résidents étrangers quelle que soit leur situation, entendent préparer la journée nationale du 28 mai 2011 à Paris et dans toute la France. De là, aussi, le développement de nombreux collectifs locaux en région.

3. Prévoyez-vous une mobilisation, une action dans les semaines à venir ?

Outre les mobilisations nationales du 28 mai, il est prévu d’organiser à Paris une quinzaine antiraciste au cours de laquelle de nombreuses initiatives seront prises. Films suivis de débats auxquels s’ajouteront, notamment, le jeudi 26 mai à la Mairie du 10e arrondissement, une conférence sur le thème « La République et ses immigrés » et le vendredi 27 mai une commission d’enquête réunissant des magistrats, des avocats et des témoins afin d’établir un bilan précis de la politique anti-immigrés du gouvernement depuis 2007.

 

O. Le Cour Grandmaison, universitaire.

 

 

 

11 avril 2011

 

D'ailleurs nous sommes ici : création de collectifs locaux


La Fédération participe pleinement  à la mobilisation initiée par le collectif « D'ailleurs nous sommes ici » en vue de lutter contre la xénophobie et le racisme, contre la politique d'immigration du gouvernement, et pour la régularisation de tous les sans-papiers.

La mobilisation nationale s'implante localement par la création de collectifs dans de nombreuses villes. Ce sont de véritables relais de proximité qui sont institués en vue de sensibiliser les habitants dans les quartiers.

Plusieurs ASTI ont déjà relayé cette action (Bordeaux, Nîmes, Paris ... ) et la Fédération invite l'ensemble du réseau à se mobiliser et à participer massivement à la manifestation nationale du 28 mai prochain dans toute la France.

 

 

17 mars 2011

 

Rencontre-débat avec Penda Ndiaye


A l’occasion de la venue de Penda N’diaye en France, la Commission Nord-Sud et la Commission Femmes de la FASTI ont organisé une rencontre-débat autour de l’expérience de cette militante sénégalaise. Cette soirée n’aurait pu être réalisée sans le concours de Catherine Gégout qui, de retour du Forum Social Mondial de Dakar, s’est impliquée activement dans la préparation de cette soirée. Nous tenons à l’en remercier chaleureusement.

Au total, vingt-cinq personnes – militant-e-s, intervenant-e-s associatifs et particuliers - ont participé à l’événement et contribué au débat. Suite à la projection d’un extrait du film « Yakar » (« l’espoir ») qui présente les combats quotidiens de Penda N’diaye–notamment pour les droits des femmes et leur émancipation – dans la banlieue de Dakar, un long échange a permis de confronter les réflexions de chaque participant-e-s.

Plusieurs thématiques ont été abordées : l’absence de travail et l’inaccessibilité à l’éducation pour une large majorité de la population, la spirale de l’endettement des sénégalais-e-s et le microcrédit, le pillage des ressources par les occidentaux et la dette du tiers monde qui maintiennent la population dans la pauvreté. D’après Penda N’diaye, l’annulation de cette dette et le développement du Sénégal par et pour les sénégalais-e-s sont des pré-requis indispensables pour espérer une évolution favorable des conditions de vie de la population.

A l’issue de la soirée, une douzaine de participant-e-s ont échangé leurs coordonnées pour créer ensemble une association de solidarité avec une école autogérée par des personnes bénévoles dans la banlieue de Dakar.

Pour information, le film « Yakar » sera diffusé dans son intégralité le 9 avril prochain dans les locaux de la FASTI à l’occasion de la prochaine Commission Femmes.


 

 

3 mars 2011

 

Soirée thématique à la FASTI


A l'initiative de la Commission Femmes et la Commission Nord/Sud, une rencontre-débat est organisée avec Penda Ndiaye, autour de son expérience militante et associative dans la banlieue de Dakar. Catherine Gégout de retour du Forum Social Mondial sera également présente.

Penda Ndiaye est membre du CERPAC (Centre de Recherches Populaires pour l'Action Citoyenne, basé en banlieue de Dakar) et présidente de l’UGPR qui est une union de groupements de femmes à Dakar.

Elle se bat au quotidien pour:

  • le respect des droits des femmes, condition requise pour permettre leur émancipation et rendre visible leur place dans les luttes des quartiers

  • le développement de l'alphabétisation des femmes en français, de leur formation et de leur auto-organisation, pour favoriser la communication entre sénégalais-es et rendre accessible à tou-te-s le langage administratif

  • la construction d’infrastructures pour améliorer la vie quotidienne dans les quartiers

Rendez-vous le 14 mars 2011 à 19h à la FASTI 58 rue des Amandiers 75020 Paris Métro Père Lachaise (ligne 2 ou 3) Bus 96 - 69 - 61.

Télécharger l'invitation


 

 

22 février 2011

 

La FASTI partenaire de la Villette pour la pièce « Eldorado dit le policier »


 

 

Parce que faire entendre nos idées hors des cercles militants n’est pas toujours chose facile. Parce que l’Art, en l’occurrence le théâtre, peut être parfois plus vrai que le réel, la FASTI a accepté la proposition de partenariat que lui a faite La Villette pour la pièce « Eldorado dit le policier» qui se jouera du 22 mars au 2 avril prochains.

Ce projet, né de la rencontre de trois artistes, Denis Lachaud (écrivain) le Laurent Larivière (cinéaste), et Vincent Rafis (metteur en scène) s’attache à suivre le parcours de personnes « sans-papiers », à examiner les difficultés auxquelles ils-elles s’affrontent, leurs interactions avec les autorités, et à envisager pourquoi et comment, du bon côté de la loi, d’autres individus entreprennent, ou non, de les aider. Ces trois artistes chercheront à éclairer les présupposés idéologiques qui sous-tendent les décisions prises par les gouvernements français et européens depuis trois décennies à l’encontre des étranger-e-s et décrypter l’inertie citoyenne face au traitement particulièrement brutal qui leur est aujourd’hui réservé...

Dans le cadre de ce partenariat, La Villette propose un tarif réduit aux membres du Mouvement des ASTI - 12 euros au lieu de 16€ pour découvrir « Eldorado dit le policier ». Pour bénéficier de ce tarif réduit, il vous faudra donner un code qui vous sera communiqué ultérieurement.

http://www.villette.com/agenda/Eldorado-2011.htm

 

27 janvier 2011

La caravane Bamako-Dakar matraquée au Mali


Dans le cadre du Forum Social Mondial qui se déroulera du 6 au 11 février prochains à Dakar,  la FASTI participe activement à la préparation des débats sur les migrations en travaillant au sein du Réseau des Pont Pas des Murs à l'élaboration de plateformes de réflexions et de revendications.

Deux des présidentes de la FASTI - Simone Rivolier et Odile Schwertz-Favrat - sont membres de la délégation du Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers et participent à la Caravane qui reliera Bamako à Dakar avec des représentant-e-s des sans papiers venu-e-s d'Europe et d'Afrique (présentation du projet). Elles prendront part aux débats sur les migrations à Dakar. Elles y défendront les valeurs du Mouvement des ASTI.

Hier, les membres de la Caravane ont manifesté devant l'Ambassade de France. Ils/elles ont été brutalisé-e-s, matraqué-e-s, par les forces de l'ordre maliennes alors qu'ils/elles apportaient une lettre à l'Ambassadeur de France.  Les deux militantes de la Fasti vont bien (plus d'informations sur le site afrique-europe-interac).

En réponse à ces actes de violences, un communiqué a été rédigé par les membres de la Caravane.

Lire le communiqué

3 janvier 2011

23ème Congrès du mouvement des ASTI

" Halte aux politiques d'enfermement et d'exclusion "


Retenez dans vos agenda que les dates du prochain congrès qui se déroulera dans la ville de Nîmes du 2 au 5 juin. A cette occasion les ateliers seront organisés autour de la thématique de la lutte contre l'enfermement et les exclusions.

Un programme détaillé des manifestations suivra très prochainement.


11 octobre 2010

Mobilisation contre le projet de loi relatif à l'immigration


Toutes et tous dans la rue le 16 octobre pour combattre le projet de loi Besson et dire notre refus de la dérive sécuritaire et des discours teintés de xénophobie.

Le 16 octobre, les travailleurs et les travailleuses seront également dans la rue pour défendre le système de retraite par répartition et la retraite à 60 ans. Ces deux luttes sont convergentes.

Téléchargez :

tract de l'UCIJ pour la mobilisation nationale

tract pour la mobilisation parisienne



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