Communiqués

6 mai 2014

 

Communiqué de soutien aux expulsé-e-s du Radisson Noir à Nantes


Ce matin, la police a violemment expulsé  une centaine de personnes installées depuis près de 2 ans dans les anciens locaux de la PJJ, allée Baco, à Nantes. Ces hommes et ces femmes venu-e-s majoritairement d’Érythrée, de Somalie et du Soudan sont pour la plupart des demandeur-euse-s d'asile.
Prétextant des raisons de salubrité, les autorités ont mis fin à l’occupation de ce bâtiment désaffecté, qui rappelons le, avait été utilisé en raison de la défaillance de l’État à fournir des conditions matérielles d’accueil décentes, comme le Droit l’y oblige.
Les autorités savent pertinemment que cette expulsion ne mettra pas un terme aux conditions de vie inhumaines des migrants. Cette expulsion est une fois de plus à l'image de la politique « migratoire » du gouvernement : policière, xénophobe et contraires aux droits humains.

La FASTI dénonce la violence de cette expulsion : deux personnes ont été blessées par les forces de répression. La première victime d'un coup de matraque qui a nécessité douze points de sutures, la seconde a été blessé aux cotes.
La FASTI dénonce la mise à la rue de ces personnes sans réelle perspective de relogement. On ne peut ni ne doit accepter cette politique du pire.
La FASTI dénonce avec force le traitement réservé en France aux étranger-e-s qui sont les premières victimes des politiques de rigueur qui menacent l’action sociale de l’Etat.
La FASTI dénonce les manquements graves et répétés de l'Etat et des Collectivités Territoriales dans la prise en charge des personnes migrantes.

Nous exigeons le relogement immédiat de tous les expulsé-e-s.
Nous exigeons de l’État qu'il respecte les Conventions de Genève
Un Toit c'est un Droit

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 
 
 

21 avril 2014

 

Droit de vote pour tou-te-s les résident-e-s en France

Le 21 avril 1944, les femmes gagnaient enfin le droit de vote et d’éligibilité. Cette victoire couronnait près de 150 ans de lutte des femmes pour une citoyenneté pleine et entière. 70 ans après, ce droit reste un privilège : les étranger-e-s résidant en France sont toujours privé-e-s de droits politiques malgré les promesses explicites de deux présidents de la république.

La mise à l’écart politique d’une partie de la population montre l’absence de volonté politique de faire vraiment de l’égalité des droits un principe fondamental de la société. Cette discrimination légale s’inscrit dans la continuité de l’instrumentalisation politique de la question migratoire qui utilise les étranger-e-s comme éternel-le-s boucs émissaires.

Dans un contexte où les discours racistes se sont banalisés pour masquer les questions politiques essentielles, il est urgent que tou-te-s les personnes résidant-e-s en France soient reconnu-e-s comme des citoyen-ne-s à part entière et puissent exercer pleinement leur citoyenneté. Les étranger-e-s font partie intégrante de la société française. Comme les femmes qui il y a plus d’un siècle se battaient, ils/elles occupent l’espace public pour faire valoir les droits de tou-te-s.

A l’occasion de ce 70ème anniversaire, la FASTI réaffirme sa solidarité avec toutes celles et ceux qui se battent, pour une véritable égalité.
 
Nous réclamons le droit de vote et d’éligibilité pour toutes et tous à toutes les élections.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 
 
 

1er avril 2014

 

Valls Premier Ministre
un « poison » d’avril pour nos droits

François Hollande a choisi  Manuel Valls pour remplacer Jean-Marc Ayrault à la tête du gouvernement. Cette nomination est une réponse inadaptée aux aspirations  à un véritable changement – promis par le même Hollande en 2012 –   qui apparaissent à l'analyse des résultats des dernières élections municipales.

La promotion de Manuel Valls à la fonction de premier ministre est un nouveau camouflet infligé à  toutes celles et tous ceux qui aspirent à un monde de justice et de dignité car elle légitime l’autoritarisme et la politique antisociale et liberticide. En effet, ministre de l’intérieur, Manuel Valls a poursuivi avec zèle la politique répressive du gouvernement sarkozyste légiférant par circulaires, expulsant, stigmatisant les Rroms, interdisant de manifester.

La Fasti et le Mouvement des ASTI appellent à la vigilance et à la mobilisation  pour défendre les valeurs de solidarité, de justice et d’égalité pour toutes et tous, seule manière pour combattre la droite et l’extrême droite.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 
 
 

17 février 2014

 

Mayotte un cimetière marin encore loin des projecteurs

Personne ne sait vraiment où se situe Mayotte, cette île de l'archipel des Comores posée au milieu du canal du Mozambique, entre Madagascar et le continent africain, restée dans le giron des possessions ultramarines françaises depuis 1975 et devenue 101ème département français en 2011 puis Région Ultra Périphérique européenne le 1er janvier 2014. Alors que la France expulsait il y a quelques jours un mineur vers l'île comorienne d'Anjouan (voisine de Mayotte) à quelques 70km de ses côtes  au mépris du droit  et notamment du droit international protégeant les enfants; le lundi 10 février 2014 les eaux mahoraises, françaises nouvellement européennes devenaient le théâtre d'un nouveau drame humain. Le naufrage d'un kwsassa (barque de pêcheur)  à 9 heures du matin allait faire plus de 7 morts et un disparu dans ces eaux devenues l'un des plus vastes cimetières marins du monde et  dans une indifférence quasi généralisée.
Indifférence en premier lieu de la France et des métropolitains bien peu préoccupés par ces drames à répétition qui endeuillent les côtes mahoraises que la France a souhaité maintenir sous sa coupe coûte que coûte. Indifférence européenne qui malgré la position contestée de Mayotte sur le plan diplomatique a malgré tout décidé d'intégrer, le 1er janvier dernier au sein de son espace, ce territoire théâtre d'une guerre contre les migrant-e-s.

L'explosion des moyens de répression des migrant-e-s sur l'île et en mer depuis le début des années 2000 a donné à cette île un parfum macabre pour les migrants :

On évalue à plus de 10 000, les mort-e-s et disparu-e-s en mer depuis 1995, date de la mise en place du Visa Balladur visant à stopper la circulation maritime et humaine entre les îles des Comores et Mayotte, pourtant séculaire. La chasse à l'homme se poursuit également sur l'île qui totalisait encore l'année dernière le record des reconduites à la frontière en France avec plus de 16 000 personnes reconduites pour une population récemment estimée à 240 000 habitant-e-s. Des chiffres à additionner aux quelques 20 000 reconduites en France métropolitaine et 8000 en Guyane française soit au total plus de 44 000 reconduites à la frontière en 2013 !!!

C'est dans cette indifférence quasi générale que les politiques meurtrières de la France métropolitaine et de l'Europe se déchaînent avec toujours plus de violence dans ces poussières d'empire que sont les DOM français.

La FASTI rappelle ainsi son engagement :
A l'Abolition du  VISA  « Balladur » entre les îles des Comores et Mayotte, outil meurtrier des politiques racistes et xénophobes  
A la fin des politiques meurtrières, racistes xénophobes et coloniales françaises et européennes!
La Liberté de circulation et d'installation à Mayotte et partout ailleurs  !!!

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 
 
 

3 décembre 2013

 

 1983 / 2013
30 ans après, nous marchons encore !

Parce que l'indignation n'a jamais suffi
Parce que dénoncer le racisme ne suffit pas
Parce que notre société reste profondément inégalitaire
Parce que les violences policières sont toujours aussi nombreuses
Parce que les discriminations sociales et économiques sont de plus en plus fortes

Parce que 30 ans après la Marche pour l’Égalité et contre le Racisme, rien n'a vraiment changé.

La FASTI appelle toutes les ASTI et leurs partenaires à participer à cette Marche soutenue par plus de 130 associations et partis politique.
Cette marche n'est pas une Commémoration. Nous ne nous contenterons pas de crier notre colère contre les injustices et les inégalités, nous proposons à toute la société d’autres solutions, celles de l’égalité des droits pour en finir avec la République du mépris.

Soyons nombreux-ses  samedi 7 décembre à partir de 14 heures pour manifester !
Marchons pour l'égalité des Droits
Marchons pour l'abrogation du CESEDA
Marchons pour la régularisation de tou-te-s les sans-papiers
Marchons pour la citoyenneté de résidence

Rendez-vous à 14 heures Square Saïd Bouziri, devant l’église St Bernard (Métro Barbès)

Retrouvez sur le site les 30 revendications du Collectif Egalité des Droits/Justice pour tou-te-s

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 
 

20 octobre 2013

 

 Contre les violences policières

Les violences policières qui ont accueilli les mal logés de la Place de la République et l'association Droit au Logement samedi 19 octobre lors de la journée Européenne pour le droit au logement sont:
     - une atteinte au droit de manifester alors que le rassemblement avait fait l'objet d'une déclaration légale
     - une remise en cause du droit fondamental à disposer d'un logement.

Les graves violences qui ont frappé des mères de famille et des responsables associatifs, parmi lesquels Malika ZEDIRI, responsable de l'APEIS et J.B. EYRAUD qui a eu 2 côtes fracturées, ainsi que de nombreux autres participant-e-s à un rassemblement pacifique, sont inadmissibles.

La FASTI émet les plus vives protestations. Elle suivra avec attention la reprise des négociations prévue ce lundi 21 octobre et appelle à rejoindre le rassemblement de soutien aux mal logé-e-s et sans abris de la République Lundi 21 octobre à partir de 16 H Place de la République.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 
 

4 octobre 2013

 

 Communiqué suite au naufrage de Lampedusa

2010, 2011... 2012 ... 2013 ...
Les drames se succèdent inexorablement. Celui du dernier naufrage d'un bateau de migrants originaires de la Corne de l'Afrique près de Lampedusa jeudi 3 octobre suscite une nouvelle fois l'émotion. Rapidité, sophistication de la communication, les images affluent bouleversantes: 450 à 500 personnes au départ , 130 morts, 200 disparus  à cette heure. L'Italie annonce 1 journée de deuil national avec 1 minute de silence au début de nombreuses manifestations ... Mais ce n'est pas qu'une catastrophe "nationale" car ce énième drame concerne tous les gouvernements qui acceptent, ici et là-bas,de mettre en oeuvre des politiques indignes.
L'Europe s'en tirera une fois de plus à bon compte:
- en se contentant de traiter l'information au niveau épidermique de l'émotion,
- en refusant de remettre en cause les politiques concertées de verrouillage des frontières,
- en refusant de considérer les conditions géopolitiques qui  entraînent inéluctablement l'exil: Syrie, Lybie, Egypte... et qui font prendre des risques fous à leurs populations,
- en continuant à distiller des discours xénophobes qui désignent l'étranger, Afghan, Rom, Erythréen, Syrien, Subsaharien... comme bouc-émissaire de toutes les malédictions du monde et en agitant le spectre d'invasions totalement fantasmées !
Les gouvernements européens, le nôtre en particulier, refusent de regarder en face l'écrasante responsabilité  qui est la leur. Leurs politiques tuent  et continueront sciemment à tuer. La Fasti qui s'incline respectueusement devant le drame des familles et des personnes victimes d'une mort atroce, ne peut que rappeler une nouvelle fois ses exigences d'ouverture des frontières pour que le droit de circuler et le droit de s'installer dans le pays de son choix inscrits dans l'article 13 de la " Déclaration Universelles des droits de l'Homme" deviennent réalité. Au-delà des déclarations incantatoires elle appelle à s'unir pour combattre sur le terrain ces politiques criminelles, vouées à l'échec, quand elles prétendent contenir les personnes migrantes dans les frontières qu'elles ont établies ou les enfermer à l'intérieur ou à l'extérieur de ces frontières.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 
 

27 septembre 2013

 

 Sale temps pour les migrant-e-s

A Annonay, une famille à la rue s’est vu refuser la maigre assistance du 115 au prétexte qu’elle était sans papiers. A Paris, de même, un ressortissant italien et sa famille ont été renvoyés vers les services sociaux italiens – sic ! A Orléans, la préfecture place les mineur-e-s étranger-e-s isolé-e-s devenu-e-s majeur-e-s en procédure prioritaire quand ces dernier-e-s présentent une demande d’asile, au motif que leurs documents seraient des faux. Des enfants sont toujours enfermé-e-s dans ces prisons pour étranger-e-s appelées centres de rétention administrative. A Caen, un jeune majeur sans papier a été arrêté devant la porte de son lycée. Dans les territoires éloignés d’outre-mer, la guerre aux migrant-e-s est toujours aussi violente. A Mayotte, la rétention et l’expulsion des mineur-e-s se poursuit, au mépris des textes internationaux, par un gouvernement français s’appuyant sur une aussi hypothétique qu’hypocrite exception mahoraise. En Guyane, la chasse aux personnes sans papiers se poursuit et les lois d’exception restent maintenues alors même que la Garde des Sceaux, Chritiane Taubira, ancienne sénatrice de Guyane, les avaient dénoncées avec force avant son arrivée au pouvoir. Quant au ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, il ose déclarer que les Roms « ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays » et qu’ils/elles ont « vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie ».

Un an et demi après l’accession de M. Hollande au pouvoir, partout la situation des personnes étrangères est toujours aussi insoutenable. La politique sécuritaire reste de mise, M. Valls, soutenu par M. Hollande, conduit la même politique que la droite « décomplexée » de Besson, Hortefeux et Guéant... Stigmatisation des Roms pourtant citoyen-ne-s européen-ne-s, méconnaissance de la Convention de Genève sur le statut de réfugié, traitement différencié des familles étrangères dans l’accès au 115... Le gouvernement mène toujours, dans les faits, une politique discriminatoire de rejet et d’exclusion à l’égard des étranger-e-s et surfe sur la vague populiste. Ainsi, en France, les étranger-e-s restent considéré-e-s comme des envahisseurs, des profiteurs, qui n’auraient aucune volonté de s’intégrer.

Cette politique imprégnée de racisme et de xénophobie, nous, Mouvement des ASTI, nous la refusons. Nous refusons que les personnes étrangères soient instrumentalisées dans des manœuvres politiciennes, à visée électorale, d’une gauche qui a oublié ses promesses et ses racines. Pour sortir d’une spirale infernale qui provoque une inflation de discours et d’actes racistes, il est grand temps qu’une politique d’ouverture, d’accueil et d’égalité des droits soit véritablement menée afin que soit enfin écartés les poisons du racisme et de l’exclusion.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 

Voir le communiqué en pdf

 

 

15 mars 2013

 

 "Avec humanité et fermeté" ...  la formule ministérielle consacrée a vécu. 

II ne reste plus que la fermeté !


Par cette nouvelle circulaire, Monsieur Valls ordonne aux préfets de faire mieux que son prédécesseur Guéant : « en expulsant plus vite, avec une meilleure organisation et avec moins d'échecs ».

Ainsi, livrée avec un discours cotonneux, la circulaire du 11 mars est en réalité un nouveau coup porté aux migrant-e-s. Empilement de textes dont on ne sait plus lequel prévaut, cette énième circulaire ajoute à la confusion.

Le but inavoué n’est-il pas de précariser et rendre plus invisibles les étranger-e-s ? Renforcer et rendre plus efficace la chasse aux indésirables, tout en poursuivant une politique hypocrite et strictement utilitariste, sous couvert d'un  langage faussement humanitaire ?

Hypocrisie quand le 28 novembre dit vouloir régulariser les sans papiers qui travaillent avec des fiches de paye et le 11 mars veut sanctionner les employeurs par une fermeture des entreprises après avoir empêché le dépôt des dossiers.
Hypocrisie quand le 28 novembre les sans papiers avec OQTF sont invité-e-s à demander le réexamen de leur dossier et le 11 mars ils/elles font l’objet d’éloignement.
Hypocrisie encore quand Monsieur Valls pour justifier l’éloignement rapide des demandeur-euse-s d'asile, se cache derrière le souci de leur épargner des douleurs inutiles.
Hypocrisie quand il s’agit de soi-disant protéger les migrant-e-s de « réseaux qui profitent de leur détresse ».
Hypocrisie encore, la mise en place de procédures discrètes, comme l’assignation à résidence, pour mieux organiser l’éloignement en dehors du regard de la société civile.
Hypocrisie, enfin quand les mineur-e-s isolé-e-s laissé-e-s à la rue sont utilisé-e-s comme mouchoir pour sécher des larmes de crocodiles.
 
Les nouveaux indicateurs ne nous tromperont pas : Monsieur Valls poursuit avec zèle une politique délibérément discriminatoire.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 

Voir le communiqué en pdf

 

 

28 novembre 2012

 

La droite décomplexée en rêvait, Valls l'a exaucée


Et voilà. Monsieur Valls, ministre de l'Intérieur y est allé d’une nouvelle circulaire précisant les critères de régularisation des des sans-papiers. Le ministre de l'Intérieur déclarait ce matin à l'AFP que les critères retenus étaient : exigeants mais justes. Alors que toutes les personnes attachées à l’égalité des droits attendaient une rupture d'avec le sarkozysme qui puisait dans le corpus idéologique de l’extrême droite certaines de ses idées, M. Valls, privilégie la continuité et fait sienne une politique de droite pour maintenir des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dans la précarité, la clandestinité. Et pourtant ces gens participent pleinement à la vie sociale, politique et économique de notre pays. Cette circulaire dite de « régularisation », qui créée de nouvelles « catégories régularisables » est dans la droite ligne du projet de loi sur la retenue pour vérification des titres de séjours. Cela contribue, une fois encore, à faire peser sur les femmes et les hommes migrant-e-s un soupçon d'illégalité et va permettre de légitimer la poursuite du « contrôle au faciès ».

Nous, militant-e-s du Mouvement des ASTI, n'acceptons pas cette nouvelle circulaire au rabais qui entretient une inégalité entre les personnes vivant sur un même territoire. Nous, militant-e-s du Mouvement des ASTI continueront de nous battre pour une société libre et ouverte, tolérante et respectueuse des droits humains. Nous continuerons à refuser le traitement utilitariste des régularisations et nous nous battrons pour la liberté de circulation et d'installation de toutes et tous, la fermeture de toutes les prisons pour étranger-e-s et la régularisation sans condition de toutes les personnes sans-papiers.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI 

Voir le communiqué en pdf

 

 

11 octobre 2012

 

 

Communiqué de soutien de la FASTI


En France, des dizaines de milliers de personnes sont forcées de dormir dehors. Cette ignominie est le fruit de plus de trente années de libéralisme et de politiques anti-pauvres.

À Nantes, soutenu-e-s par des associations parmi lesquelles on retrouve le GASProm ASTI de Nantes, la LDH, la Cimade, RESF 44, et bien d’autres organisations de solidarité avec les sans-droits , une cinquantaine de personnes occupent le Lieu Unique, un lieu culturel symbolique depuis mercredi soir.

Le logement est un droit. Pour toutes et tous. Nous demandons au préfet de trouver des logements à toutes celles et tous ceux qui en ont besoin. En l’absence de solution pérenne, l’ensemble du Mouvement des ASTI soutient et soutiendra cette occupation et toutes celles qui pourraient être organisées pour faire respecter le droit à un toit pour tou-te-s.


Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

Pour plus d'informations sur cette mobilisation : voir ici

28 septembre 2012

 

 

Rroms : quand la xénophobie d’État légitime la violence privée


L’expulsion et l’incendie des abris de fortune de quelques familles Rroms installées dans un quartier du 15ème arrondissement de Marseille, jeudi soir, par une poignée d’habitants est inquiétant. Inquiétant car ces actes de violences ne sont pas le fruit amer d’une colère, comme aimerait nous le faire croire les médias dominants, mais bel et bien le résultat d’une politique raciste et discriminatoire légitimant la mise au ban des Rroms. Une politique qui laisse accroire l’idée que chacun pourrait faire régner « son ordre » en dehors de tout principe de légalité.

Cette agression n’est pas sans rappeler les heures les plus noires de notre histoire : les ratonnades d’Italiens à Aigues-Mortes en 1893 ou encore les pogroms dans les années quarante. Du discours de Grenoble à l’évacuation des camps de Rroms par Manuel Valls, les hommes et les femmes politiques au pouvoir portent la responsabilité d’avoir attisé les haines xénophobes et de faire le jeu des extrémistes et autres Dupont-Lajoie.

Nous mettons en demeure le gouvernement de prendre toutes ses responsabilités et de cesser les amalgames et la politique spectaculaire. Ce qui s’est passé hier à Marseille, en présence de policiers passifs, montre bien combien cette politique est dangereuse. C’est la démocratie et les libertés fondamentales qui sont en péril. Il n’est pas trop tard pour changer de paradigme et mener une politique de respect, de solidarité.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

10 mai 2012

 

Invalidation de la loi sur le harcèlement sexuel :

les droits des femmes acquis par la lutte constamment remis en cause…


L'invalidation de la loi sur le harcèlement sexuel par le Conseil Constitutionnel est une preuve criante de l’érosion progressive des acquis des femmes, sans cesse remis en cause depuis quelques années. Malgré les mises en garde des associations féministes sur l’imprécision de cette loi, aucune amélioration n’a été envisagée pour la rendre conforme, le Conseil Constitutionnel a préféré prononcer purement et simplement son invalidation. Cette décision prise par l'une des plus hautes juridictions de notre pays laisse des milliers de femmes sans droits face à leurs agresseurs qui agiraient en toute impunité. La zone de non droit nouvellement créée risque de replonger des millions de femmes dans un climat de forte insécurité. Elle est le résultat de l'offensive d’un système patriarcal à l'œuvre aujourd'hui qui s’attaque à des droits acquis depuis des années grâce aux luttes des femmes.

Nous exigeons :
-    qu’une loi soit rapidement votée pour remédier au vide juridique - signer la pétition ci-dessous - laissé par l'abrogation constitutionnelle de cette loi.
-    que cessent les attaques réactionnaires contre les droits des femmes.

Nous continuerons de lutter pour une égalité réelle des droits et une véritable protection des femmes victimes de violence.

Egalité des droits entre toutes et tous !

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

7 mai 2012

 

L'élection est passée, d'autres se profilent, la lutte continue !

L'élection, le 6 mai 2012, de François HOLLANDE à la présidence de la République marque un tournant important, indéniable. A l'école des       « réalités », comme on nous le ressasse depuis 20 ans, notre joie est mesurée ! Nous n'attendions pas le Messie et c'est ...tant mieux !

Certes, nous ne pouvons que nous réjouir de la sanction infligée au Président sortant, le président du mépris de personnes et des cultures affiché avec cynisme, le président de l'austérité proclamée au service des banques et des puissants, le président des valeurs de la République vendues aux « idéaux »  nauséabonds de la droite extrême, le président de la xénophobie d'Etat ... !

Le tournant du possible ?
Ne nous leurrons pas. Malgré quelques timides avancées, dans le domaine de la solidarité qui nous concerne plus spécialement, les mesures annoncées dans le programme présidentiel aujourd'hui ne remettent pas fondamentalement en cause les politiques d'exclusion, de discrimination, de stigmatisation des étrangers et des populations pauvres, que nous combattons depuis plus de 50 ans !

Le plus dur nous attend:
- persuader une opinion largement contaminée par le venin de l'extrême droite que la stratégie du bouc-émissaire ne mène à rien d'autre qu'à accroître dangereusement les discriminations et les divisions, et qu'il nous faut  désarticuler les mensonges honteux devenus mensonges d'Etat,
- renforcer les réseaux de solidarité, sur des bases claires qui seules permettront de faire avancer les choix d'égalité des droits dans le respect de la dignité des personnes, françaises ou étrangères, avec ou sans papiers, pour lesquels nous ferraillons depuis tant d'années.

A ce prix là seulement, nous pourrons faire vivre les revendications qui sont les nôtres:

  • Respect du droit d'asile
  • Régularisation de toutes les personnes sans papiers par une carte de 10 ans
  • Suppression de tous les lieux d'enfermement
  • Citoyenneté  de résidence par l'octroi du droit de vote à toutes les élections
  • Libre circulation et installation des personnes !

Cela nécessite plus que des propos incantatoires et des déclarations d'intention !

C'était le sens de l'appel à la mobilisation, adressé il y a quelques mois à tous nos partenaires, car ce sont les luttes qui font avancer la prise de conscience citoyenne et l'EGALITE des DROITS. « Nous sommes le mouvement social » !

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

24 avril 2012

 

 

Les élections passent... la lutte continue !

Les résultats du premier tour des élections présidentielles, en dépit de quelques avancées, laissent un goût amer. Oui, la lepénisation des esprits et des politiques, poursuit sa marche inexorable, à coup d’accords qui perpétuent la domination et l’exploitation éhontée des catégories sociales pauvres au Nord comme au Sud, à coup de déclarations honteuses sur l’identité nationale, sur l’inégalité des civilisations - et même des « races » dont le concept réapparaît -, à coup de stigmatisation des étranger.e.s avec des gradations dans les niveaux de rejet jusqu’aux Rroms, à coup d’exclusion de plus en plus ouvertement revendiquée des personnes résidant dans les quartiers pauvres, françaises ou étrangères, avec ou sans papiers ...
Marche « inexorable » ?

Non, si nous savons résister et poursuivre notre combat pour la solidarité, la justice, l’égalité des droits et le respect de l’égale dignité des personnes !

Ne baissons pas pavillon, ne bradons pas nos idéaux :
•    Régularisation de toutes les personnes sans papiers
•    Égalité des droits, citoyenneté à part entière
•    Fermeture des camps où sont reléguées les «indésirables»
•    Libre circulation et installation des personnes !


Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

20 mars 2012

 

 

Le maire de Norrent-Fontès menacé
pour être venu en aide aux migrant-e-s du Calaisis

A Calais et dans sa région, les migrant-e-s sont harcelé-e-s depuis plus de 10 ans : vexations, brutalités policières, destructions des camps de fortune, confiscations de leurs maigres possessions. A Norrent-Fontes, à quelques cinquante kilomètres de Calais, les migrant-e-s se sont installé-e-s depuis près de 5 ans. Mais là aussi, leurs camps sont régulièrement détruits par les forces de répression. Comme l'indique des membres du réseau Migreurop, la dernière destruction d'un camp remonte au début de l'année 2012 alors que tou-te-s les migrant-e-s étaient hébergé-e-s dans une salle communale en raison des  températures étaient négatives.

Cette opération qui a été menée à l'initiative de la préfecture, aurait coûté près de 21 000 euros, somme que la mairie de Norrent-Fontes (1 400 habitants) est sommée de régler à la préfecture sous peine de poursuites... Cette procédure destinée à empêcher toute manifestation d'une solidarité minimale est abjecte et prend une nouvelle dimension : après le délit de solidarité des personnes physiques, voici les personnes morales – collectivités locales en tête – qui sont écrasées par la machine à expulser.

Le Mouvement des ASTI, fidèle à ses valeurs de solidarité, témoigne de tout son soutien au maire de Norrent-Fontès et demande l'application du Droit à l'hébergement d'urgence ainsi que la régularisation sans condition de toutes les personnes migrantes.

Liberté de circulation et d'installation pour toutes et tous !

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

27 février 2012

 

Les assistantes maternelles de confession musulmane menacées

par une loi liberticide

La Commission Fédérale Femmes a réfléchi aux implications de la proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées et aux assistantes maternelles. Elle a rédigé un communiqué de presse que vous pouvez lire ci-dessous :

La Commission Femmes de la FASTI dénonce la nouvelle offensive du gouvernement contre une partie de la population française : les femmes de religion musulmane.

En effet, le 17 janvier 2012, le Sénat, de majorité gauche, a adopté une proposition de loi contre le port du voile des assistantes maternelles. Rappelons qu’elles reçoivent les enfants à leur domicile, qui n’est pas un espace public, et qu’elles ne sont pas des agents de la fonction publique. Cette loi, dernière d’une série de mesures d’exception à l’encontre des femmes de religion musulmane, participe toujours plus de leur exclusion, de leur invisibilisation et cible les musulman-e-s comme l ’ « ennemi intérieur ».

Cette proposition de loi n’est rien d’autre qu’une continuité de la politique colonialiste visant à instrumentaliser les femmes étrangères à des fins de stigmatisation d’une partie de la population.

Nous dénonçons cette loi anti-féministe, liberticide, stigmatisante, discriminante qui dévoie le concept même de Laïcité et persévère dans une  politique islamophobe et raciste.


Communiqué de la Commission Femmes de la FASTI

 

 

23 novembre 2011

 

Les étudiant-e-s étranger-e-s en France,
d’une immigration choisie à une immigration jetable

La Circulaire du 31 mai 2011, sur la Maîtrise de l’Immigration Professionnelle des Ministères de l’Intérieur et du Travail, restreint les possibilités pour les étudiant-e-s étranger-e-s hors Union Européenne de pouvoir s’insérer professionnellement en France après obtention de leur diplôme.

Près de 6 mois après la publication de ce texte, l’obtention d’un changement de statut d’étudiant-e à salarié-e est devenue particulièrement difficile et le nombre de refus d’autorisation de travail suivis d’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) ne cesse de croître.

Dans la pratique, les étudiant-e-s étranger-e-s et leurs employeurs doivent présenter des dossiers lourds à préparer et, sous réserve que l’administration leur permette de soumettre la demande, ils-elles sont confronté-e-s à des mois d'instruction durant lesquels l’étudiant-e ne pourra bien souvent pas travailler et l’employeur ne pourra bénéficier de ses compétences.

Durant l’instruction du dossier, l’administration étudiera principalement la situation de l’emploi pour le poste proposé. La grande majorité des refus est actuellement opposée selon ce motif, reposant sur des critères extrêmement flous qui ne tiennent pas compte de la spécificité du profil de l’étudiant-e.

D’une « immigration choisie » en 2006, le gouvernement vise à présent une politique d’« immigration zéro » notamment par une réduction massive de l’immigration professionnelle dont les étudiant-e-s étranger-e-s sont les principales victimes.

La FASTI apporte son soutien à tou-te-s les étudiant-e-s étranger-e-s et dénonce toutes les réglementations et pratiques xénophobes, rappelant son attachement aux principes de liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

19 août 2011

 

Suicide d'un père de famille roumain au CRA de Nîmes le 13 août

Grèves de la faim, gestes fréquents d'automutilation, départs de feux ou incendies, comme celui tout récent du CRA de Lyon ... les gestes de désespoir et de révolte se multiplient dans ces « centres de rétention administrative », véritables prisons qui ne disent pas leur nom, où sont enfermées pour des durées de plus en plus longues (7 jours, puis 12 jours, puis 32 jours, 45 jours aujourd'hui avec la dernière loi Besson, et ... combien demain ?), des personnes dont le seul délit est de n'avoir pas de papiers, des personnes, qui, selon le langage hypocrite et criminel du gouvernement « n'ont pas vocation à rester en France ».

Ces prisons sont des lieux de relégation où séjournent même des enfants -  alors que l’enfermement des enfants est interdit - , des espaces de non-droit, d'humiliations constantes, de dépossession de toute humanité et dignité.

La construction de « centres » (ou camps ?) de plus en plus sophistiqués n'éteindra pas les cris de révolte et de désespoir, car ils sont la réponse légitime aux politiques sécuritaires de chasse aux étrangers et plus généralement de mise à l'écart de populations devenues « indésirables » :  victimes de réglementations de plus en plus draconiennes qui fabriquent à la chaîne les « sans papiers » d'aujourd'hui,  jeunes des quartiers-ghettos, chômeur-euse-s, jeunes et ouvrier-e-s qui se révoltent, sans droits de toutes sortes et même de plus en plus souvent des personnes décrétées coupables de ce que l'on a appelé « le délit de solidarité » quand la solidarité que nous revendiquons devrait être un devoir !

La FASTI demande que toute la lumière soit faite sur ce nouveau suicide. Elle exprime sa solidarité avec la famille de ce père de famille, dont le geste de désespoir laisse deux enfants orphelins !

Elle demande que soit mis un terme à ces politiques criminelles du chiffre et de l'enfermement. Elle appelle à s'indigner et à coordonner leurs actions, toutes celles et tous ceux qui refusent que soient bafoués des droits humains fondamentaux, tels que la liberté de circuler et de s'installer, inscrit dans l'article 13 de la « Déclaration universelle des droits de l'Homme ».

Elle rappelle sa revendication de fermeture de tous les lieux d'enfermement, « centres de rétention » et autres camps qui se répandent aux frontières de l'Europe et dans les pays de transit.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

3 août 2011

 

La FASTI demande la fermeture de tous les centres de rétention

Le ministère de l'Intérieur qui annonce l'ouverture prochaine du plus grand « centre de rétention » de France, n'a pas de quoi pavoiser. En effet après Vincennes, Marseille, et tout dernièrement Nîmes, la révolte gronde dans les « centres de rétention ».

Celui de Lyon Saint-Exupéry vient de brûler. Il était heureusement à moitié vide en raison de travaux de réfection dus à la vétusté des locaux et à des défaillances du système de contrôle du dispositif de surveillance et de verrouillage des issues. Ce « centre de rétention », où le gouvernement s'était flatté d'installer « une aire de jeux et des chaises hautes pour les enfants » est aujourd'hui fermé.

Les quelque 7O occupant-e-s, des hommes en majorité et une famille avec un bébé de 1 an, ont dû être évacués vers les centres de Nîmes et de Toulouse. Neuf personnes ont passé le weekend en garde à vue, cinq ont été remises en liberté, quatre, tunisiennes et marocaines, emprisonnées à Corbas près de Lyon.

Un silence pudique a masqué l'événement, contrairement à ce qui s'était passé lors de l'incendie du CRA de Vincennes. Autres temps, autres mœurs, ce n'est pas l'intérêt du moment !
Si l'on ne connaît pas actuellement le résultat des procédures engagées, on ne peut qu'émettre les plus vives protestations contre ce qui aurait pu tourner au drame dans ces lieux d'absolu non-droit, où des personnes, hommes, femmes et enfants, qui n'ont commis aucun autre crime que celui d'être sans papiers, sont dépossédées de toute humanité. La révolte qui les anime et qui se manifeste de multiples manières, gestes fréquents d'auto-mutilation, grèves de la faim, incendies ... rejoint le cri de tous ces « indignés » qui à travers le monde revendiquent un droit de cité, un droit à la dignité.

La FASTI manifeste son entière solidarité avec tous les occupant-e-s de ces « centres de rétention », prisons qui ne disent pas leur nom. Elle demande la libération immédiate des personnes emprisonnées à Corbas. Elle rappelle sa revendication de FERMETURE de TOUS les CENTRES de RETENTION. Le système répressif de contrôle et de gestion des « flux migratoires » vient une nouvelle fois de faire la preuve de son inanité en mettant des vies en péril. En cela ce système est criminel.

On ne peut prétendre mettre en échec l'engrenage infernal des drames et des révoltes, qu'en revendiquant ce droit inaliénable inscrit dans l'article 13 de la « Déclaration universelle des droits de l'homme », la liberté de circulation, ainsi que le droit à la libre installation des personnes.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

 

 

17 juin 2011

 

Les plus hautes instances contaminées par la xénophobie d’Etat

Le Conseil Constitutionnel vient de rendre sa décision et valide l’essentiel de la loi sur l’immigration publiée au JO ce jour. Il s’est contenté de censurer le délai de 18 mois de rétention pour les étrangers accusés de terrorisme pour le réduire à 6 mois. Ni plus, ni moins, les sages approuvent le projet de loi dans une version quasi identique au projet initialement présenté par le gouvernement.

Ce sont donc les pires attaques de cette décennie contre les migrants qui vont ainsi entrer en vigueur : OQTF sans délai (48 heures pour la contester), interdiction de retour sur le territoire français de 2 à 5 ans, suppression du titre pour soin, augmentation de la rétention de 32 à 45 jours, zone d’attente de la taille du territoire français, mise à l’écart du juge garant des libertés pour pouvoir éloigner plus facilement…
Ces nouvelles mesures marquent une régression structurelle en termes de droits fondamentaux. La France n’est plus une terre d’accueil, et entend affirmer haut et fort que les étrangers sont indésirables. Ce projet de loi s’inscrit directement dans la logique de politique sécuritaire qui prédomine ces dernières années, politique de rejet des migrants, qui repose sur une xénophobie d’état orchestrée désormais non seulement par le gouvernement mais également par les plus hautes instances de l’Etat.

La FASTI appelle à la vigilance et à poursuivre la mobilisation pour une réelle égalité des droits et pour la liberté de circulation et d’installation.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

18 mars 2011

 

CESEDA, expulsions par le train, racisme ordinaire... La France malade de la xénophobie de ses dirigeant-e-s

La nouvelle réforme du CESEDA est en passe d'être totalement adoptée par une Représentation nationale réduite au rôle de chambre d'enregistrement. En effet, devant la pression exercée par l'Exécutif – et par les caciques de la majorité présidentielle – l'Assemblée Nationale est finalement revenue sur les mesures qui avaient été supprimées par le Sénat. Elle a ainsi réintroduit la distinction de l' « indisponibilité du traitement » entérinant la suppression pure et simple du titre de séjour « étranger malade », a foulé au pied – c'est devenu une habitude – les libertés individuelles en retardant l’intervention du juge à 5 jours, porté les peines pour « mariage gris » à 7 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Des mesures qui s’ajoutent à celles déjà très discriminantes validées lors des séances précédentes : zone d’attente flottante, réforme du contentieux de l’enfermement, multiplication des hypothèses donnant lieu à une OQTF, IRTF de 2 à 5 ans, allongement de la rétention à 45 jours, renvoi des citoyens européens pauvres au prétexte de « charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale ».L'adoption de cette nouvelle loi relative à l’immigration est une véritable défaite pour les défenseurs des droits des migrant-e-s et au-delà pour les Droits de l'Homme. Elle criminalise les personnes migrantes et institutionnalise de manière pérenne la xénophobie d'État.

Une xénophobie que l’on retrouve de plus en plus souvent dans les discours publics des femmes et des hommes politiques, représentants officiels de la France. Une xénophobie si bien entrée dans les mœurs que les forces de l’ordre vont jusqu'à réquisitionner un train – sans décision judiciaire ni habilitation pour le faire – pour expulser vers l'Italie des ressortissants Tunisiens. Un pas de plus vers l’horreur, évocation de sinistre mémoire, d’heures sombres de l’histoire de France. Nous saluons la vive réaction de la CGT du rail et leur refus de s’associer à de telles pratiques.

La déclaration xénophobe de M. Guéant, Ministre de l'Intérieur, saluée en toute cohérence par Mme Le Pen qui souhaite lui remettre une carte de membre d'honneur du parti frontiste, est une nouvelle preuve du racisme ouvertement assumé du gouvernement français.

La FASTI fidèle à ses valeurs antiracistes demande la démission immédiate de M. Guéant qui semble dans la droite ligne de son prédécesseur.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI



 

1er mars 2011

 

La FASTI solidaire avec les grévistes de la faim du CRA de Vincennes

La Fasti apporte tout son soutien aux grévistes de la faim du Centre Administratif de rétention de Vincennes elle exige  :

1°) Que cesse l'abject chantage de la suppression de visite s'il n'est pas mis fin à cette grève
2°) Que le droit des personnes retenues dans les C.R.A. soit respecté en matière de soins
3°) Que cesse les multiples menaces, brimades et violences dont ils sont l'objet
4°) le respect de la chartre des droits de l'Homme pour des hommes et des femmes enfermés pour défaut de titre de séjour

Nous réaffirmons notre exigence dans nos revendications :
- Fermeture de tous les C.R.A.
- Arrêt des signatures des laissez passer des consulats
- Arrêt des expulsions
- Arrêt de la politique Européenne d'externalisation des frontières



16 décembre 2010

 

L'article 13 du projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité - associations et collectifs du réseau ADFEM

Le projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité, qui sera vraisemblablement étudié en première lecture au Sénat à partir de la fin du mois de décembre, porte gravement atteinte aux droits des personnes étrangères. Nous, associations et collectifs membres du réseau ADFEM, nous associons aux initiatives unitaires contre ce texte.

Dans la continuité de notre mobilisation contre la double violence faite aux femmes étrangères et pour la reconnaissance des droits des femmes exilées et migrantes, nous souhaitons attirer l’attention de l’opinion et du législateur sur un point particulier du projet de loi qui constitue un recul pour les conjoint-es d’étranger-es résidant en France en leur imposant une situation de dépendance conjugale durant 5 ans.




16 décembre 2010

L’article 16 bis du projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité - associations et collectifs du réseau ADFEM

L’article 16 bis du projet de loi relatif à l’immigration, l’intégration et la nationalité dit projet de loi Besson, prévoit dans son alinéa 2 la suppression de l’alinéa 4 de l’article L 431-2 du CESEDA. La suppression de cet article, adopté en octobre 2003 constitue un véritable recul du droit des femmes. En effet, cet article porté par la mobilisation des associations féministes et de personnalités politiques engagées pour la cause des femmes, stipule que : « En outre, lorsque la communauté de vie a été rompue en raison de violences conjugales qu'il a subies de la part de son conjoint, l'autorité administrative ne peut procéder au retrait du titre de séjour de l'étranger admis au séjour au titre du regroupement familial et peut en accorder le renouvellement. En cas de violence commise après l'arrivée en France du conjoint mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire, le conjoint se voit délivrer, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, une carte de séjour temporaire portant la mention  "vie privée et familiale" ».




16 novembre 2010

Un remaniement en trompe l'oeil

Le Ministère de l’identité nationale est mort. La FASTI et l'ensemble du Mouvement des ASTI s'en réjouissent. Cette disparition du ministère de la honte est une victoire de la mobilisation citoyenne et des partisans d'une France ouverte, radicalement antiraciste. Mais le mal a été fait : en ouvrant un débat nauséabond sur l'Identité Nationale, le Gouvernement a rouvert les vannes de la xénophobie, d'un racisme décomplexé.

La reconduction de M. Hortefeux dans ses fonctions de Ministre de l'Intérieur est inquiétante. D'une part parce que M. Hortefeux a été condamné pour des propos racistes, ce qui ne laisse pas présager d'une politique respectueuse du Droit et des personnes migrantes ou immigrées d'autre part parce que M. Hortefeux va poursuivre la politique de criminalisation des personnes étrangères, de chasse aux migrant-e-s et la stigmatisation de couches sociales déjà largement victimes de discrimination. Aussi, la FASTI restera extrêmement vigilante à la politique de ce nouveau gouvernement et continuera de demander le retrait de la loi réformant le Code d'entrée et de séjour des étrangers dite loi Besson.

De plus, la FASTI, aux côtés des autres associations, organisations et citoyen-ne-s, continuera la mobilisation pour défendre et protéger les droits de tous les migrant-e-s.Enfin, la FASTI luttera pour que pour la liberté de circulation et d’installation devienne une réalité.

Le Bureau Fédéral de la FASTI,
pour le mouvement des ASTI


26 octobre 2010

Défendons le Droit à l'avortement : toutes et tous dans la rue le 6 novembre

La casse, au nom de l'idéologie capitaliste, du secteur de la Santé publique met en danger la santé des personnes vivant en France. Ainsi, insidieusement des lits sont fermés, le personnel hospitalier déjà surchargé n'est pas remplacé et l'accès aux soins est de plus en plus difficile.
Le Droit à l'avortement, composante fondamentale du droit des femmes à disposer de leur corps est lui aussi menacé par l'inapplication de certaines dispositions légales et la fermeture massive de centres d'interruption volontaire de grossesse. La Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleur-euse-s Immigré-e-s appelle tou-te-s les militant-e-s du Mouvement des ASTI à venir manifester à Paris le 6 novembre à 14 heures sous les drapeaux de la FASTI, Place d'Italie.

Le Bureau Fédéral de la FASTI,
pour le mouvement des ASTI

Retrouvez cet appel sur le profil Facebook de la FASTI :
Défendons le Droit à l'avortement : toutes et tous dans la rue le 6 novembre

26 mars 2010

Libérez Camara Sally victime d’un contrôle au faciès

La FASTI dénonce l’arrestation et la mise en détention au sein du CRA du Mesnil-Amelot de M. Camara Sally, membre de la délégation du CSP 75 alors qu’il se rendait avec deux autres camarades de la CSP 75 à l’Université de Lille pour y parler de la lutte autonome des sans papiers menée au sein du Ministère de la régularisation de Tous les Sans-papiers. Cette arrestation par la PAF est une nouvelle preuve de la chasse à l’étranger menée par les forces de police aux ordres d’un gouvernement ouvertement xénophobe.



19 mars 2010

Incendie du CRA de Vincennes, des peines à la mesure de la xénophobie ambiante

Les CRA ne sont pas seulement des lieux indignes de la République où brimades et désespoir sont le pain quotidien des personnes migrantes. Non, les CRA sont les antichambres de l’expulsion d’hommes et de femmes qui ont mille raisons pour affronter l’enfer des mers et des déserts, les naufrages et les humiliations. Ces lieux sont la concrétisation d’une politique raciste du chiffre qui criminalise tou-te-s les migrant-e-s et systématise leur emprisonnement.



13 mars 2010

Régularisation par le travail, Besson persiste et signe

Dans la droite ligne de sa politique xénophobe, Éric Besson n’entend pas amender sa mauvaise copie sur la régularisation par le travail. Il fait fi de la grève poursuivie depuis sept mois par plus de 6 000 travailleur- euse-s sans papiers. Il fait fi de la lutte menée par les 17 collectifs, depuis plus de 2 ans, rassemblés aujourd’hui au sein du Ministère de la Régularisation de Tou-te-s les Sans papiers et de leurs soutiens associatifs et citoyens.



10 décembre 2009

Régularisation par le travail : un nouveau coup de « bluff » gouvernemental !

Les travailleur-euse-s sans papiers ont lancé leur deuxième offensive, déçu·e·s par les résultats de leur première lutte en avril 2008 : à peine un millier de régularisations ont été arrachées ! Surpris par l’ampleur du mouvement, qui, en moins de 2 mois a mobilisé plus de 5 000 sans papiers concernant près de 2000 entreprises, et par l’annulation de la circulaire en cause par le Conseil d’État, le gouvernement accouche un mois plus tard… d’une souris.



13 octobre 2009

La FASTI solidaire des personnes sans-papiers en grève

La FASTI, solidaire de toutes les luttes autonomes des migrant·e·s, soutient le mouvement de grève de plus d’un millier de travailleurs sans papiers du bâtiment dans la région parisienne.



29 septembre 2009

Le Gouvernement voudrait bien supprimer les Autorités Indépendantes

Comme le Défenseur des enfants, la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) et le médiateur de la République pourraient être supprimés à la faveur d’une Loi pour être fondus, dans une toute nouvelle institution, le « Défenseur des droits », et ce en contradiction avec tous les engagements internationaux pris par la France : elle a notamment ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant).



22 septembre 2009

Les Afghans de Calais sacrifiés sur l’autel de la communication de Besson

Ce matin, deux cents CRS ont encerclé la « Jungle » de Calais où vivaient plusieurs centaines de réfugiés, pour la plupart afghans. 146 majeurs et 132 mineurs ont été interpellés au cours de cette opération. Les militant·e·s présent·e·s tout au long de cette rafle ont fait état d’actes de violence de la part de certains policiers contre les réfugiés choqué·e·s par cette attaque. Les migrants de Calais devraient être enfermés dans le CRA de Coquelles, vidé au préalable selon diverses sources militantes...



17 septembre 2009

Destruction de la «Jungle» ou comment Besson conjugue violence et misère

La décision de fermer sous dix jours « la Jungle » de Calais met de nouveau en lumière la politique xénophobe voulue par M. Sarkozy et mise en oeuvre par M. Besson. Une politique raciste qui ne dit pas son nom et contre laquelle la FASTI ne cesse de se battre.



22 avril 2009

Rafles dans le Nord Pas de Calais

Lundi 20 avril et mardi 21 avril 2009, les autorités françaises et les forces de l'ordre dénombrées à plus de 500 policiers(!) ont procédé à de véritables rafles de près de 200 migrant-e-s dans la région Nord-Pas-de-Calais. Près de 150 migrant-e-s vivant dans une véritable « jungle »: no man's land où ces personnes en quête d'un passage vers la Grande Bretagne vivent dans des conditions d'une extrême précarité.



12 février 2009

Au secours, Besson veut faire plus fort qu'Hortefeux en imposant les test ADN

Quelques semaines après s'être déplacé à Calais où il avait annoncé qu'il ferait tout pour « tarir l'afflux » des candidats au passage en Angleterre. Le Ministre des Expulsions s'est rendu à Londres pour évoquer le cas des migrant-e-s qui tentent tout pour passer en Grande-Bretagne et « renforcer les liens entre ces deux pays pour lutter contre l'immigration illégale ».



11 février 2009

Soutien au GASPROM

La Fasti témoigne tout son soutien au GASProm-Asti de Nantes qui vient de se voir supprimer par la Préfecture son agrément pour la domiciliation. Depuis longtemps, le GASProm assure à toute personne étrangère, et ce quelle que soit sa situation au regard de son droit au séjour, une domiciliation postale.



09 février 2009

La FASTI solidaire d’Emmaüs ou quand tendre la main à son prochain devient un crime

À quelques jours d’intervalle, les Compagnons d’Emmaüs ont été frappés deux fois par l’inhumaine action des forces d’un ordre social qu’Emmaüs s’efforce, depuis sa création, de rendre moins âpre, moins violent en venant en aide à celles et ceux qui en ont le plus besoin.



29 janvier 2009

Refusons le fichage des chômeur·euse·s étranger·e·s

Depuis quelques semaines, le pôle Emploi au sein duquel ont été mariés de force l’ASSEDIC et l’ANPE est devenu une courroie de transmission de la politique xénophobe de l’État Sarkozyste.



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