Communiqués

 

 

20 novembre 2018

 

Tribune

Nous sommes solidaires de la FASTI

 

Nous – associations, partis politiques, syndicats, individus – sommes indigné-e-s par le communiqué du 12/11/2018 de la LICRA demandant à la Mairie de Paris de renoncer à financer la FASTI, la Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s.

Nous connaissons le Mouvement des ASTI et les nombreuses actions de solidarité menées avec les personnes étrangères sur l’ensemble du territoire français : permanences juridiques, cours de français, accompagnement à la scolarité, groupes de discussions, mobilisations, actions de sensibilisation etc. Nous connaissons la mobilisation des 57 ASTI et des 2 000 militant-e-s qui accompagnent chaque année plus de 25 000 personnes étrangères dans un objectif d’émancipation de toutes et tous.

De 1967 à aujourd’hui, la FASTI a toujours défendu l’égalité réelle à travers ses combats : la mobilisation suite aux incendies dans les bidonvilles des années 1960, la lutte des foyers de travailleurs migrants dans les années 1970, la marche pour l’égalité de 1983, la bataille pour la carte de résident, la défense de la liberté de circulation et d’installation de toutes et tous, les combats pour la citoyenneté de résidence ou encore celui ayant abouti à la consécration récente de la fraternité comme principe à valeur constitutionnelle.

Par sa réflexion et ses actions, la FASTI participe quotidiennement, concrètement et farouchement au combat antiraciste aux côtés des premier-e-s concerné-e-s et de nombreuses organisations partenaires.

Donc, non, contrairement à ce que prétend la LICRA, la FASTI n’est pas « n’importe qui » !

Depuis longtemps, nous avons mené et partageons encore des combats communs. Et que nous soyons d’accord ou non avec elle, la FASTI contribue au débat d’idées, au débat démocratique.

Nous dénonçons cette tentative de la LICRA de délégitimer son combat — un combat particulièrement nécessaire au moment où l’on observe une montée fulgurante des nationalismes, la diffusion des idées de l’extrême droite, un durcissement sans précédent des politiques migratoires avec pour conséquence l’augmentation constante du nombre de mort-e-s aux frontières.  

 

Nous réaffirmons notre soutien à la FASTI. 

 

Pour signer la tribune : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Premier-e-s signataires :

ELU-E-S

  1. Nicolas BONNET OULALDJI, président du groupe communiste au conseil de Paris
  2. Michel BILIS, PCF, Conseiller d'Arrondissement Paris 11 ème
  3. Gérald BRIANT, maire adjoint 18è arrondissement, PCF
  4. Eric COQUEREL, député de seine saint Denis
  5. Jérôme GLEIZES, conseiller de Paris
  6. Fabienne HALAOUI, Responsable de la lutte contre le racisme et pour l’égalité du PCF
  7. Pierre LAURENT, secrétaire national PCF, sénateur de Paris
  8. Danielle SIMONNET, conseillère de Paris
  9. Marie-Christine VERGIAT, députée européenne

CHERCHEUR-EUSE-S, MILITANT-E-S ASSOCIATIFS

  1. Jean Claude AMARA, Droit Devant
  2. Siham ASSBAGUE, journaliste et militante
  3. Pierre BARRON, sociologue
  4. Mohamed BHAR, artiste musicien
  5. Claudine BASCHET, comédienne
  6. Olivier BESANCENOT, ancien candidat à la présidentielle, NPA
  7. Saïd BOUAMAMA, sociologue
  8. Gérard CHAOUAT, directeur de recherche émérite
  9. Myriam DHUME-SONZOGNI
  10. Fabrice DHUME, sociologue URMIS/Université Paris Diderot
  11. Bernard DREANO, membre du CEDETIM
  12. Jules FALQUET, sociologue, Université Paris Diderot
  13. Georges FRANCO, artiste peintre
  14. Mgr Jacques GAILLOT, Droit Devant
  15. Catherine GEGOUT, ancienne conseillère de Paris
  16. Camille GOURDEAU, chercheure associée à l'Urmis, Université Paris Diderot
  17. Nacira GUENIF, sociologue, Professeure Des Universités
  18. Michelle GUERCI, journaliste 
  19. Gus MASSIAH, membre du CEDETIM
  20. Samy JOSHUA, membre conseil scientifique d'Attac
  21. Mina KHERFI, représentante USTKE 
  22. Pierre KHALFA, ancien coprésident de la Fondation Copernic, membre du Conseil scientifique d’Attac
  23. Olivier LE COUR GRANDMAISON, politologue
  24. Gilles LEMAIRE, écologiste altermondialiste, ancien secrétaire national des Verts
  25. Jean-Paul LE MAREC, membre du Bureau National du MRAP
  26. Françoise LORCERIE, chercheure universitaire
  27. Odile HELIER, anthropologue
  28. Nicolas JOUNIN, sociologue
  29. Roger MARTELLI, historien
  30. Mireille MENDEZ FRANCE FANON
  31. Jean-Philippe MILESY, Délégué Rencontres sociales
  32. Richard MOYON, RESF
  33. Olivier NOËL, maitre de conférences
  34. Jean-François PELLISSIER, porte-parole ENSEMBLE !
  35. Christine POUPIN, porte parole NPA
  36. Philippe POUTOU, ancien candidat à la présidentielle, NPA
  37. Jean-Luc PRIMON, sociologue, Maître de Conférences, Université Nice Sophia Antipolis
  38. Aude RABAUD, enseignante-chercheure en sociologie et anthropologie, Université Paris Diderot-Urmis
  39. Alain RAYMOND, citoyen engagé
  40. Catherine SAMARY, économiste
  41. Serge SENINSKY, retraité, Attac
  42. Anzoumane SISSOKO, CSP75
  43. Omar SLAOUTI, animateur Collectif Rosa Parks
  44. Sylvie TISSOT, sociologue
  45. Maryse TRIPIER, Sociologue de l'immigration, Professeur émérite, Université Paris-Diderot
  46. Pedro VIANNA
  47. Samba YATERA, sociologue, militant associatif
  48. Abdallah ZNIBER, militant associatif de l'immigration

ASSOCIATIONS

  1. GISTI
  2. MRAP
  3. CIMADE
  4. COMEDE
  5. ATTAC
  6. Coordination des Sans Papiers 75
  7. Secours Catholique – Caritas France
  8. Emmaüs International
  9. Emmaüs France
  10. CRLDHT – Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie
  11.  FTCR – Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives
  12. UJFP – Union Juive Française pour la Paix
  13. Associations des Marocains de France
  14. DAL – Droit au Logement
  15. ATMF – Association des Travailleurs Maghrébins de France
  16. RESF
  17. Act Up - Paris
  18. Fondation Frantz Fanon
  19. Survie
  20. Partenia 2000
  21. ATNF – Association des Tunisiens du Nord de la France - Lille 
  22. L'Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie
  23. Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie (Belgique)
  24. CISPM
  25. DIEL
  26. Institut Mehdi Ben Barka
  27. IDD  – Immigration Développement Démocratie
  28. Femmes Plurielles
  29. IPAM
  30. UTAC
  31. CEDETIM
  32. Coordination contre le Racisme et l'islamophobie
  33. Association les Amis de Bouazizi
  34. Droit Devant
  35. UTAF
  36. Association des Marocains de France
  37. United Migrants
  38. ADTF – Association Démocratique des Tunisiens en France
  39. Association des Tunisiens et Tunisiennes – Suisse
  40. FDTES – Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux- Tunisie
  41. CORELSO – Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara occidental
  42. FEMMES EGALITE

 SYNDICATS

 Solidaires 

Syndicat ASSO-Solidaire 

 PARTIS POLITIQUES

 ENSEMBLE!

NPA

PCF-Fédération de Paris

PCF

Groupe élus communistes du 18è arrondissement

 

-- NOUVELLES SIGNATURES --

ELU-E-S

 Raphaëlle PRIMET, PCF, conseillère de Paris

Jean-Paul LECOCQ, député

Hervé Bégué, Conseiller de Paris

Jean-François TEALDI, membre conseil départemental PCF 06

Joëlle MOREL, Conseillère de Paris, Elue dans le 11e

Michel BILIS, Conseiller de Paris, PCF

 ASSOCIATIONS

 FORUM DES ALTERNATIVES MAROC  (FMAS)

L'OBSERVATOIRE MAROCAIN DES LIBERTÉS PUBLIQUES (OMLP

ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie)

ATI-CDR (Association des Tunisiens de l Isère-Citoyens des deux Rives) Grenoble,

COLLECTIF 3 C

REMCC  (Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture)

Comités pour le développement et le patrimoine 

Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis

Sortir du colonialisme

ASDHOM (Association de Défense de droits de l'Homme au Maroc)

Coup de soleil des Pyrénées Orientales

ACORT Culture

Genepi

Collectif des Amoureux au ban public d'Albi

Association de promotion des cultures et du voyage

MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente), Orléans

Collectif BDS Orléans (MAN, OLP, Palestine 45, AL, UJFP, CCFD, groupes locaux)

Immigration Développement Démocratie

Fédération Solidaires étudiant-e-s

Le MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente)

Association Le Pont Genève

Réseau féministe Ruptures

Anafé

AMDH Maroc

AFD International

RESF 44

ARDHIS

ASTI de Colombes

 SYNDICATS

SNMD-CGT de la Cité nationale de l'Histoire de l'Immigration

USTKE

 PARTIS POLITIQUES

 PIR

EELV - Europe écologie - Les Verts

 INDIVIDUELLES

 Mouhieddine CHERBIB, militant associatif

HEDI CHENCHABI, militant associatif

Angela POYET, militante associatif

Simone DHUME, Membre de l'Asti Colmar et bénévole à la CIMADE

Marie GEROM, Retraitée de l'Education Nationale et membre de l'ASTI de Faverges

Hélène HENRY, membre du CEFED-ASTI d'Evreux et de la Ligue des Droits de l'Homme,

Jeanine PELET, Adhérente de l'ASTI  Sartrouville

Jacqueline RECOUS , Martigues

Lucie GILLET, Nantes 

Michel RUFF, Orléans (UJFP45)

Nicolas DELORME

JF MARX

Khaled HAMIDA, Medecin radiologue à Rodez Membre du Comité Central  de la LDH

Badra DELHOUM, syndicat SNASS CGT

Alima BOUMEDIENE THIERY, avocate et ancienne parlementaire

Augustin GROSDOY, président honoraire du MRAP

Perrine OLFF-RASTEGAR (UJFP Alsace)

Ismahane CHOUDER, militante féministe antiraciste. Enseignante

Alain POJOLAT, militant NPA et CGT

Simon DUQUERROIR, militant politique du 20eme arrondissement

Ali EL BAZ, militant associatif

Wiam BERHOUMA, enseignante et militante antiraciste

François BRUN

Evelyne PERRIN, auteure

Anne MARCHAND, sociologue

Marie NIVET, enseignante

Gabriel PERIES

France LOIRAT, militante associative Paris 20

Martine CLERE, membre de l’ASTI de Sartrouville

Sophie DUCHESNE, Directrice de recherche au CNRS et membre de l’ASTI de Bordeaux

Albano CORDEIRO

Olivier SAGETTE, Fédération Droit Au Logement, CGT Paris

Elena DEFAY-THIBAUD

Rada IVEKOVIC, professeur

Maurice JAKUBOWICZ

Jean-Louis COMOLLI, cinéaste, écrivain

Simone RIVOLIER, Ancienne coprésidente de la Fasti

René COUCKE, Collectif 20èsolidaire

Christophe BATICLE, Socio-anthropologue

Frédérique LEBLANC, Maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris Nanterre

Lhoussaine NOUALI

Jacqueline GARCIA

Christine DENNEFELD

Fanny JEDLICKI, Maîtresse de conférences en sociologie à l'université du Havre

Céline CANTAT

Jacqueline HEINEN, Professeure émérite de sociologie, Université Versailles-St-Quentin-en-Yvelines

Amelie GRYSOLE, sociologue

Sophie GUERARD DE LATOUR, Maîtresse de conférences en philosophie politique, Université Paris 1

Eric FASSIN, sociologue, Université Paris 8

Thiphaine LE GAUYER, doctorante en Sociologie, LEST-AMU

Eric VIDAL, militant associatif

Marcel MAGNON, Enseignant retraité

Jocelyne MONNERET, retraitée et espérantiste

Jean-Yves VLAHOVIC, militant associatif

Françoise POTEAU

Dag JEANNERET, comédien

Rose-Marie LAGRAVE, sociologue, EHESS

Viviane BAUDRY, militante RESF

Marie-J CAZALS

Michèle DECASTER, militante associative AFASPA

Marie-Pascale COUTTAUSSE

Dominique MALHERBE, musicienne

Philippe CHARTREUX, salarié à vie

Alain FRIDE, Ancien salarié de la FASTI et militant pour le rapprochement judéo-musulman

 

 

13 novembre 2018

 

Communiqué

La LICRA s’attaque à une association antiraciste !

 

La FASTI s’indigne du communiqué publié hier par la Licra appelant la Mairie de Paris à renoncer à financer notre projet d’accompagnement juridique de couturiers sans papiers du quartier de la Goutte d’Or. Nous regrettons que, face à cette pression extérieure, la Mairie de Paris ait décidé de reporter l’examen de la délibération.

La FASTI et le Mouvement des Asti sont présents sur le terrain, depuis plus de 50 ans, à travers de nombreuses actions de solidarité concrète avec les personnes étrangères : permanences juridiques, cours de français, accompagnement à la scolarité, groupes de discussions, mobilisations, actions de sensibilisation etc…

Aujourd’hui comme hier, ces actions s’inscrivent dans un positionnement résolument antiraciste, anticolonial, anticapitaliste et féministe. La FASTI a toujours lutté contre les politiques de l’Etat dès lors qu’elles organisent l’inégalité entre les personnes. La revendication d’égalité réelle entre toutes et tous est au fondement de la création de la FASTI et anime aujourd’hui encore les 57 associations et 2 000 bénévoles qui accueillent et accompagnent plus de 25 000 personnes étrangères chaque année.

Aux côtés du mouvement social associatif et syndical et des premier-e-s concerné-e-s, la FASTI est engagée au quotidien pour la solidarité, l’égalité réelle des droits entre tout-tes, la liberté de circulation et d’installation et contre les discriminations racistes.

Dans un contexte où les Etats ferment leurs frontières et leurs ports et laissent mourir les migrant-e-s en Méditerranée et aux frontières de l’Europe, que tout le monde s’alarme de la montée des nationalismes et de l’extrême droite, que des crimes policiers restent impunis, qu’une véritable chasse aux sans-papiers est organisée, que le colonialisme continue à faire des ravages dans les territoires d’Outre-Mer, en Palestine et ailleurs, la LICRA ne trouve rien de mieux à faire pour dépenser son énergie que de s’en prendre au combat de la FASTI.

Ce choix confirme que la LICRA a choisi son camp : certainement pas celui de l’antiracisme et encore moins de la liberté d’expression.

 

Contacts : 01 58 53 58 53 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

 

 

29 mars 2018

 

Action collective

Réunion publique d’information sur le projet de loi Collomb « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif »


Lundi 16 avril 2018 à 18h30 à la Bourse du travail à Paris



Alors que s’ouvrent au Parlement les débats sur le projet de loi Collomb « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », nous vous invitons à une réunion publique d’information pour aborder :

  • les changements apportés par ce texte à la réglementation actuelle
  • les effets qu’aura cette loi sur la situation des migrant⋅e⋅s, demandeurs d’asile et personnes étrangères en général

 

Lundi 16 avril 2018
de 18h30 à 20h30

A la Bourse du travail, salle Eugène-Henaff,
29 bd du Temple, Paris 75003
métro République

 

PREMIÈRE PARTIE

Introduction
1. Asile
2. Enfermement et éloignement
3. Contrôle et surveillance
4. Séjour
Conclusion (Tout ce qui ne figure pas dans ce projet de loi...)

SECONDE PARTIE

Temps de questions/réponses
Échanges avec la salle

 

Organisations à l’initiative de cette réunion : ACAT, Anafé, Comede, Elena, FASTI, GISTI, JRS France, La Cimade, LDH, MDM, SAF, Secours catholique, SM

 

 

23 mars 2018

 

Communiqué

Loi Collomb-Macron : ni discutable, ni amendable !

Une police de l’immigration, sous couvert d’une réforme de l’immigration



 

Le projet de loi dit « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », présenté au conseil des ministres du 21 février 2018, marque, en l’état actuel, un recul sans précédent des droits des ressortissant-e-s étranger-e-s. A l’exception de quelques rares mesures se voulant protectrices pour les personnes étrangères, ce texte est marqué par des dispositions très restrictives et attentatoires aux droits fondamentaux des personnes migrantes, où l’expulsion, voire le bannissement du territoire est le principe.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron sort la vieille rengaine « avec humanité et fermeté ». Or, alors que la fermeté est clairement affichée, nous avons du mal à apercevoir l’humanité. Pour répondre à ce qu’il appelle la crise migratoire, le gouvernement propose de trier les étranger-e-s, de faciliter la rétention et d’expulser toujours plus alors que l’on sait que la vraie crise qui touche notre pays est celle de l’accueil et de la précarisation des demandeur-euse-s d’asile et des sans-papiers.

 

Asile : réduire les délais, réduire les droits

Ce projet de loi s’attaque aux personnes les plus vulnérables en limitant encore un peu plus l’octroi du droit d’asile.

  • Il réduit les délais de recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA) qui passeraient d’un mois à quinze jours.
  • Il systématise la délivrance des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) à toute personne déboutée de l’asile.
  • Il limite de manière drastique la possibilité pour les personnes déboutées du droit d’asile de déposer une demande de titre de séjour.

Ce texte conduira ainsi les personnes étrangères à se cacher sans jamais pouvoir demander de régularisation et multipliera les situations d’errance et de précarité.

 

Retenir plus pour expulser plus !

Ce projet de loi s’inscrit dans la continuité des gouvernements précédents en ce qu’il amplifie les politiques répressives et criminalise toujours plus la personne étrangère.

  • Il affiche une volonté d’accroître les mesures privatives de liberté, à travers l’augmentation de la durée de la rétention (de 45 à 135 jours) et la systématisation des assignations à résidence.
  • Il restreint les pouvoirs du juge des libertés et de la détention et retarde son intervention, ce qui permettra d’expulser plus facilement avant tout contrôle de la légalité de la rétention.
  • Il crée un nouveau délit de franchissement non autorisé des frontières de l’espace Schengen.
  • Il aligne le régime de la retenue pour vérification du droit au séjour à celui de la garde à vue (augmentation de la durée de 16h à 24h).

 

Une justice d’exception pour les étranger-e-s

Ce texte détériore en outre la qualité de la justice en considérant les étranger‑e‑s comme des justiciables de seconde zone.

  • Il systématise les audiences en visioconférence sans le consentement de la personne.
  •  Il supprime le caractère automatiquement suspensif du recours devant la CNDA : certain-e-s demandeur-euse-s d’asile seront expulsé-e-s avant même que leur recours soit examiné.

 

Une atteinte à l’inconditionnalité de l’action sociale

Ce projet de loi renforce les mesures directives et le contrôle des Préfectures sur le travail social.

  • Il dégrade le travail des acteurs sociaux dans l’accompagnement pour l’accès aux droits (contrôle des Préfecture et assignation à résidence dans les dispositifs d’hébergement).
  • Il crée le risque d’une confusion générale entre surveillance administrative et action sociale.

 

« Avec humanité et fermeté »

Nous recherchons toujours l’humanité affichée par le président Emmanuel Macron dans ce texte qui ne traite ni de la question de l’illégalité de placer des enfants en centre de rétention (275 enfants enfermés en France métropolitaine en 2017, 4285 enfants enfermés en 2016 à Mayotte), ni de l’abrogation du délit de solidarité, ni de la régularisation des travailleurs sans-papiers, ni du régime d’exception illégal en Outre-mer.

Ce texte tend en réalité à déshumaniser les ressortissant-e-s étranger-ère-s : il est basé sur la gestion des chiffres et de la peur, ceci en contradiction avec les textes internationaux que la France a signé.

 

Pour un changement radical de la politique migratoire

Pour la FASTI, cette loi n’est ni discutable, ni amendable, elle doit être combattue avec la plus grande vigueur. Ainsi, la Fédération rappelle qu’il faut ouvrir les frontières, faciliter la liberté de circulation et d’installation, régulariser toutes les personnes sans-papiers et en finir avec les politiques sécuritaires qui propagent des préjugés racistes et crée une justice à deux vitesses.

La FASTI sera de toutes les mobilisations pour mettre en échec ce projet de loi. Ainsi, la Fédération soutient tou-te-s les travailleur-euse-s sans-papiers actuellement en grève, tou-te-s les délinquant-e-s solidaires présent-e-s sur le territoire, et se tient auprès de toutes les mobilisations autour des Etats Généraux des Migrationsafin d’obtenir un changement radical de la politique migratoire.

 

Il convient de rappeler que ce projet de loi contient bien d’autres dispositions tout aussi attentatoires aux droits des personnes étrangères. Une analyse juridique exhaustive sera bientôt publiée par la FASTI.

 

 

 

 

16 mars 2018

 

Communiqué collectif

Un mineur isolé pris en charge par l’ASE de Paris meurt faute d’un suivi adapté

Rassemblement à Paris le mercredi 21 mars, à 18 heures, Place de l’Hôtel de Ville



Il se prénommait Malik Nurulain mais préférait qu’on l’appelle Nour. Nour est mort le 14 février 2018, retrouvé noyé dans la Seine à Paris. Il avait 17 ans.



Victime de tortures, il avait fui le Pakistan à l’âge de 15 ans.

En France depuis un an, sous la responsabilité de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) de Paris, il bénéficiait depuis peu de la protection subsidiaire accordée par l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides).

Depuis cinq mois, il était pourtant logé seul à l’hôtel sans encadrement adéquat et en grande détresse psychique. Il avait déjà été pris en charge à deux reprises en hôpital psychiatrique avant que l’ASE ne décide de le mettre à l’hôtel faute de place adaptée en foyer.

Quelques mois après son placement à l’hôtel, il est sauvé d’une première tentative de suicide dans la Seine et pris en charge pour la troisième fois en hôpital psychiatrique. À sa sortie, il est à nouveau relogé à l’hôtel, seul face à ses traumatismes. Son corps inerte est repêché sept jours après sa sortie de l’hôpital.

Seule responsable légale de ce mineur non accompagné, l’ASE l’a maintenu à l’hôtel, dans un environnement manifestement inadapté pour assurer sa protection et ce malgré les risques avérés de suicide et les signalements répétés de l’entourage (amis, associations, administrateur ad hoc). En conséquence, nous dénonçons l’inaction de l’ASE de Paris qui, selon nous, relève d’une situation manifeste de non assistance à personne en danger.

Interrogée par l’entourage de Nour cinq jours après sa sortie de l’hôpital, l’ASE affirmait n’avoir aucune nouvelle de lui. Le signalement de la disparition à la Brigade des mineurs ne sera fait que douze jours après sa sortie de l’hôpital. Au moment du signalement de sa disparition par l’ASE, il était déjà mort depuis cinq jours. 

Sans la mobilisation d’associations et d’individus qui ont croisé le chemin de ce garçon, la mort de Nour serait probablement passée sous silence.

Le système actuel de la prise en charge de ces jeunes est totalement inadapté. Il est inadmissible qu’un mineur, qui relève de la protection de l’enfance, reste seul dans un hôtel sans l’accompagnement régulier de professionnels, alors qu’on connaît, de surcroît, sa vulnérabilité puisqu’il sort d’un séjour en hôpital psychiatrique. L’ASE a failli à son obligation de protection.

Comme de nombreux autres exilés, Nour avait risqué sa vie pour venir chercher la protection de la France. Ce n’est pas l’exil qui l’a tué, mais la défaillance du système de prise en charge des mineurs non accompagnés à Paris.

 

 À LA MÉMOIRE DE NOUR ET POUR DÉNONCER LES DÉFAILLANCES DE LA PRISE EN CHARGE DES MINEURS NON ACCOMPAGNÉS À PARIS

APPEL AU RASSEMBLEMENT

Le mercredi 21  mars, à 18 heures

Place de l’Hôtel de Ville

 

 

Signataires : Adjie (Accompagnement et défense des jeunes isolés étrangers) ; Admie (Association pour la Défense des Mineurs Isolés Étrangers) ; Asmie (Association de Solidarité avec les Mineurs Isolés Étrangers) ; Collectif de vigilance du 12ème pour les droits des étrangers ; Fasti (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou⋅te⋅s les Immigré⋅e⋅s); Fédération de Paris de la Ligue des Droits de l’Homme ; Gisti (Groupement d’information et de soutien des immigré⋅e⋅s) ; Hors la Rue ; La Voix de l’enfant ; Melting passes ;- Mrap (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) ; Parcours d’Exil ; Resf (Réseau Éducation Sans Frontières) ; SUD Conseil départemental de Seine-Saint-Denis

 

 

26 octobre 2017

 

Communiqué collectif

Ces préfectures hors la loi

Dans le zèle qu’ils mettent à toujours accueillir moins et expulser plus, plusieurs préfets ont allègrement franchi le cap de la violation délibérée de la loi.

Ce sont les « dubliné-e-s » qui en font les frais, ces demandeurs et demandeuses d’asile auxquel-le-s il est imposé de retourner effectuer cette démarche dans le premier pays européen d'accueil, en application du règlement dit « Dublin III ».

Par un arrêt du 15 mars 2017*, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que celles et ceux qui doivent être transféré-e-s dans ce premier pays d’accueil ne peuvent être préalablement placé-e-s en centre de rétention que si la loi nationale a déterminé les critères objectifs permettant de craindre qu’ils-elles prennent la fuite. Et par un arrêt du 27 septembre 2017**, la Cour de cassation a jugé « qu’en l’absence [dans la législation française] de disposition contraignante de portée générale, fixant les critères objectifs sur lesquels sont fondées les raisons de craindre la fuite du demandeur d’une protection internationale qui fait l’objet d’une procédure de transfert », un tel placement en rétention était illégal.

Et pourtant, nombre de ces hommes et femmes « demandeurs d’une protection internationale » sont encore convoqué-e-s dans les préfectures pour y être interpellé-e-s et placé-e-s en rétention, avant d’être ensuite rapidement transféré-e-s dans un autre pays avant même qu’un juge ait pu constater l’irrégularité de la procédure.

Autrement dit, ces préfets pratiquent la privation de liberté en dehors de tout cadre légal.

Faut-il rappeler que les personnes concernées n’ont commis aucun délit, qu’elles sont parmi les plus vulnérables, qu'elles ont fui leur pays pour préserver leur liberté ou sauver leur vie, et qu'elles attendent simplement que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) – ou tout autre organisme équivalent dans un pays de l'Union européenne – statue sur leur cas ?

Le gouvernement organise-t-il la violation de la loi en ordonnant aux préfectures d’organiser des procédures aussi illégales qu’expéditives, ou s'agit-il d'initiatives individuelles de préfets zélés qui, coïncidence troublante, décideraient au même moment de s’opposer aux décisions des plus hautes juridictions ?

Dans un cas comme dans l’autre, un retour à l'Etat de droit s’impose. C'est pour que ses exigences soient fermement rappelées que les associations de défense des droits et les avocats qui défendent les personnes demandeuses d'asile s’adressent solennellement au gouvernement.

* cf. CJUE, 15 mars 2017, Al Chodor, C-528/15
** Pourvoi no 17-15.160, arrêt no 1130

Signataires : Acat, ADDE, Ardhis, Centre Primo Levi, Droits d’urgence, Fasti, Gisti, JRS, La Cimade, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau, OEE, revue Pratiques, Saf, SMG, Syndicat de la magistrature.

Télécharger le communiqué en pdf

 

 

2 octobre 2017

 

La fin de l’Etat de droit en marche !

L’Etat s’apprête à présenter un énième projet de loi de refonte du code des étrangers plus liberticide que jamais. Selon les premiers éléments qui circulent, le ministre proposerait l’augmentation de la durée de la rétention à 90 jours (deux fois le temps actuel), la modification du régime de la « retenue » pour vérification du droit au séjour pour porter le délai à vingt-quatre heures (contre 16 heures), et le placement en rétention immédiat pour les demandeur-euse-s d’asile sous règlement Dublin.

Au-delà des conséquences dramatiques en terme d’impact psychologique et psychique pour les retenu-e-s qui, rappelons-le, n’ont commis aucun crime, l’augmentation de la durée de l’enfermement est inutile : l’expulsion, si elle a lieu, intervient dans les 12 premiers jours de rétention en moyenne. Cette hausse de la rétention n’aurait pour conséquence que d’exclure un peu plus et stigmatiser des personnes déjà atteintes dans leur droit à la libre circulation. Elle revêt également un caractère clairement punitif, pour ne servir finalement que les intérêts de certaines entreprises privées impliquées dans le marché de la rétention. C’est un pas de plus vers la fin de l’ « Etat de droit », que sous forme de lapsus, le président de la République et le ministre de l’Intérieur ont formulé.

Fin de l’Etat de droit pour les personnes migrantes qui vient s’ajouter à la réforme du code du travail via ordonnance, la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, qui institutionnalise un état d’urgence permanent. Cela répond à une logique de terroriser, d'écraser pour mettre en application des politiques qui s'attaquent à tous les acquis sociaux et les droits démocratiques.

L’absence de riposte à la hauteur des enjeux et le poison du racisme laissent ainsi les mains libres à tous les tenants d'un ordre repressif sans limite, dont les "étranger-e-s" sont les premier-e-s victimes. La FASTI dénonce fermement ces projets de lois liberticides.

Plus que jamais, il est temps d’agir ensemble afin d’inverser la logique de criminalisation et de permettre que chacun-e puisse exercer son droit à la libre circulation et libre installation !

Le Bureau Fédéral

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6 juin 2017

 

Mayotte : le président ne nous fait pas rire !

«… Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien… » C’est ainsi que le président Macron déshumanise de manière abjecte les milliers de Comorien-e-s fuyant la misère qui sont obligé-e-s d’emprunter les kwassa kwassa pour atteindre Mayotte.

Depuis 1995 et l’instauration du « Visa Balladur » qui ferme la possibilité de circuler librement entre les autres îles de l’archipel des Comores et Mayotte, plus de 15 000 personnes ont péri sur ces embarcations de fortune dans ce détroit extrêmement dangereux et surveillé militairement.

Des milliers de victimes de la fermeture des frontières et de la politique raciste et néocoloniale du gouvernement français, à qui on ne laisse aucun autre choix, pour exercer leur droit de circuler librement (article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme) ou simplement leur droit à un niveau de vie suffisant pour assurer leur santé, leur bien-être et celui de leur famille (article 25), que de tenter une traversée très périlleuse à bord de ces embarcations surchargées.

La France est directement responsable de cette situation catastrophique car elle a délibérément instauré une partition d’un pays colonisé en violation du droit international et de toutes les résolutions de l’ONU qui ont condamné la France pour occupation illégale de l’île de Mayotte

C’'est sur cette dramatique situation que le président Macron s’est permis de « plaisanter », exprimant ainsi l’absence totale de considération et l’arrogance de l’Etat français vis-à-vis des populations sous le joug de la domination coloniale de la France et qui n’ont pas à ses yeux un statut de personnes humaines mais également vis à vis des milliers de migrant-e-s qui meurent chaque jour aux frontières de l’Europe.

Cette entrée fracassante du nouveau président de la République sur le terrain de la politique migratoire et des relations avec l’Outremer augure très mal de la suite.

La FASTI condamne vivement les propos indécents, insultants et inconsidérés du chef de L’État et exige plus que jamais l’abolition du « Visa Balladur », la fin du régime d’exception et de la logique coloniale à Mayotte, l’égalité des droits pour toutes et tous, la liberté de circulation et d’installation.

Le bureau fédéral

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6 avril 2017

 

La situation en Guyane

La Fasti exprime sa solidarité et son soutien au mouvement social en Guyane ainsi qu’à l’ASTIPA dont nous relayons le communiqué ci-après. Nous vous invitons à le diffuser.

La Fasti tient à souligner :
- que la situation sociale en Guyane, les inégalités, les discriminations et la violence sont les produits d’une véritable logique d’exception mise en œuvre par l’Etat français envers les peuples des DOM-COM. Parce qu’il faut nommer les choses par leur nom, cette logique d’exception est une logique coloniale.
- cette logique coloniale est une politique de l’Etat français qui se renforce et se généralise au sein même de la métropole, contre les migrant-e-s, les Rroms, la population des quartiers populaires et les pauvres en général.

La Fasti reste attachée au principe d’autodétermination des peuples pour qu’ils s’engagent sur la voie de l’indépendance, de l’émancipation, de la liberté, du respect, de l’égalité et de la solidarité.

Notre solidarité avec la Guyane est d’autant plus importante que le peuple guyanais montre la voie à suivre pour lutter, au sein du territoire de la métropole, contre le développement du racisme et de l’état d’exception. Les conséquences de ce racisme et de cet état d’exception seront, comme en Guyane, plus de misère et de violences là où il faut plus de solidarité et d’égalité.

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24 octobre 2016

 

La destruction du campement de Calais :
le « défi humanitaire » au service du tout sécuritaire

Restant sourd aux appels des migrant-e-s, des associations, de la société civile et même du Défenseur des droits, le gouvernement a choisi l’entêtement et la démonstration de force.

L’épée de Damoclès va s’abattre sur les migrant-e-s du campement de Calais. Le gouvernement déploie un dispositif hors norme (1250 policiers), une opération de tri à grande échelle à la frontière entre la France et l’Angleterre, où sont bloquées depuis plusieurs années des milliers de personnes subissant les effets de la politique du non accueil en France et en Europe.

Le gouvernement entend montrer qu’il agit humainement. Comme en 2009, et contrairement à ce qui est affirmé, ce n’est pas la logique humanitaire qui prime. A six mois des élections présidentielles, le gouvernement reproduit la logique de Sarkozy de réprimer, invisibiliser, criminaliser.

Il a beau déguiser cette évacuation en opération humanitaire, nous ne sommes pas dupes : il s’agit de déplacement forcés, vers des lieux où les expulsions pourront être organisées loin des projecteurs ; il s’agit de rendre invisibles ces hommes, ces femmes et ces enfants et de museler toute résistance et toute solidarité.

Il est par ailleurs vain de croire que la logique de dispersion empêchera nombre de personnes de revenir, de tenter à nouveau le passage d’une frontière arbitrairement fermée affrontant une fois encore tous les dangers au péril de leur vie. Le contrôle et la répression ne seront jamais une réponse acceptable face aux défis que posent les migrations internationales. Nous sommes une fois de plus face à l’incohérence et aux dangers des politiques de fermeture des frontières méprisantes à l’égard des droits humains.

A l’heure actuelle, ce sont des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, qui, dans le Calaisis - mais aussi aux frontières de l’Europe pour ne citer que celles-ci - sont victimes de violences, meurent ou sont tout simplement privé-e-s de leurs droits les plus élémentaires. Outre les droits bafoués, tels que la liberté de circulation ou d’installation ou le droit d’asile, nous craignons les dérives de cette évacuation, comme ce fut le cas lors de la dernière opération musclée en 2009 et plus récemment en 2015, lorsque des centaines de personnes ont été arbitrairement sélectionnées et enfermées illégalement dans les centres de rétention administrative.

La FASTI dénonce ces actions qui relèvent de l’intimidation et méprisent les droits fondamentaux des personnes étrangères. La FASTI appelle à la solidarité partout en Europe, et invite à tous les rassemblements qui s'organisent. Plus que jamais, notre monde doit être placé sous le signe de la solidarité, l'ouverture des frontières, la libre circulation et la libre installation. Ce sont les seules solutions réalistes et envisageables pour mettre fin aux drames que provoquent les fermetures des frontières.

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3 mai 2016

 

Un bateau des douanes françaises coule un bateau de migrant-e-s à Mayotte :

5 mort-e-s dont un bébé et un enfant de moins de 10 ans

Dans la nuit du dimanche 1er mai et du lundi 2 mai 2016, une course poursuite entre un kwassa-kwassa1 et un navire des douanes s'est terminée par le naufrage du kwassa-kwassa avec ses occupant-e-s… Le bilan est lourd : au moins 5 mort-e-s dont un bébé de moins de 12 mois, un enfant de moins de 10 ans et trois jeunes femmes. Un véritable crime perpétré par les forces de l'ordre employées dans cette guerre aux migrant-e-s devenue planétaire et dont Mayotte comme la Méditerranée est l'un des « champs de bataille » les plus mortifères.

Cette tragédie est une nouvelle fois imputable aux politiques imbéciles et criminelles de fermeture des frontières dans laquelle la France et bon nombre d'Etats occidentaux se sont engagés. A Mayotte, cette politique a débuté par la mise en place en 1995 du visa Balladur directement et indirectement responsable de la mort de plus de 10 000 personnes en mer au large des côtes mahoraises et contre lequel la FASTI a lancé une vaste campagne dont la pétition en ligne contre le visa Balladur.

Ces drames sont donc directement imputables à la France et par extension à l'Union Européenne qui reste établie dans cette zone sur l'île de Mayotte. En effet, c'est la France, avec l'aval des instances de l'UE qui ont reconnu Mayotte comme RUP2 en dépit du droit international3. C'est la France qui a décidé de dresser une barrière administrative devenue militaire autour de Mayotte avec l'instauration de ce visa La France pourrait donc, sans en référer à d'autres pays, arrêter facilement les drames dans l'Océan indien en supprimant le visa Balladur.

C'est encore la France qui établit à Mayotte une législation d'exception comme par exemple à propos de l'enfermement dans les Centres de Rétention Administrative (CRA) et la reconduite des mineur-e-s dont certain-e-s isolé-e-s, alors même que ce principe avait été remis en cause pour la métropole. C'est d'ailleurs à cause ou plutôt « grâce » à ces exceptions qu'un enfant de 5 ans arrivé seul à bord d'un kwassa-kwassa s'est retrouvé arrêté puis placé en rétention avant d'être rattaché arbitrairement à un inconnu en vue de son expulsion… C'est ainsi que seul, sans traducteur et sans représentant légal, ce petit garçon s'est retrouvé au tribunal administratif afin de tenter de bloquer son expulsion. Une reconduite à la frontière que le juge a maintenue au mépris de la législation et notamment de la législation internationale de protection des enfants. Une affaire emblématique de la machine implacable à expulser qui est à l'œuvre à Mayotte et qui s'affranchit sans vergogne des droits des personnes ou des enfants, et qui n'hésite plus à tuer… .

C'est dans ce contexte et face à l'horreur de ce nouveau drame, véritable meurtre perpétré par les autorités françaises, que la FASTI demande :

→ la suppression du visa Balladur pour rétablir la libre circulation et la libre installation entre les quatre îles ;
→ la suppression des lois d'exception en Outre-mer et en particulier la législation dérogatoire sur le droit des étranger-e-s applicable à Mayotte ;
→ le respect du droit international concernant la situation administrative de l'île de Mayotte ;
→ que la lumière soit faite sur les responsabilités des forces de l'ordre et que des poursuites soient engagées à l'encontre des fonctionnaires des douanes responsables de ce naufrage.

La FASTI rappelle son attachement à l'ouverture des frontières, à la liberté de circulation et d'installation et à l'égalité des droits pour tou-te-s.


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25 avril 2016

 

Loi travail et Nuit debout : La FASTI solidaire des luttes

Communiqué réalisé par l’ASTIPA de Guyane

A l'heure où le code du travail et les progrès sociaux ne cessent de connaître tous azimuts des attaques visant à rendre les travailleur-euse-s plus flexibles, malléables et mis en concurrence, la FASTI exprime sa solidarité avec les luttes et résistances actuelles. Les travailleur-euse-s étranger-e-s se sont souvent retrouvé-e-s en première ligne de ces attaques, devenant en quelque sorte des « souris de laboratoire » pour ces atteintes aux droits du travail et aux droits sociaux. Les salarié-e-s immigré-e-s sont de plus en plus précarisé-e-s par des lois qui visent à les exclure du territoire, du travail et de la dignité : le refus de travail pour les demandeur-euse-s d'asile ou encore le recours de plus en fréquent à une main d’œuvre sans papier jugée plus docile et sans droits dans le bâtiment ou les activités de service, etc. La précarisation et l'exploitation généralisées des étranger-e-s avec ou sans papier tant sur le plan du travail que du séjour ou de la vie sociale, va sans nul doute dans le sens d'une mise en concurrence des travailleur-euse-s. Une concurrence dont l'objectif à peine caché est de faire accepter aux salarié-e-s des situations de travail et de salaires toujours plus précaires, et de les mettre « en tension ».

Les résistances (grève des coiffeuses sans papier de la région parisienne par exemple) des travailleur-euse-s étranger-e-s exploité-e-s restent intimement liées et rejoignent, à n'en pas douter, les résistances actuelles aux réformes annoncées du code du travail.

Le mouvement Nuits debout qui a émergé et s'est implanté en parallèle des mobilisations contre le projet de réforme du code du travail à travers la France représente également une alternative à une démocratie représentative devenue sourde aux doléances populaires et qui n'a eu de cesse d'exclure les migrant-e-s et les précaires des sphères décisionnaires. Le report, une nouvelle fois, du projet de vote des étranger-e-s aux élections locales par le gouvernement Hollande (comme les différents gouvernements Mitterrand d'ailleurs) alors même que ce vote faisait partie des promesses électorales n'est qu'un exemple parmi tant d'autres de l'exclusion des plus faibles des sphères démocratiques. Cet élan de démocratie directe et participative apportée par le mouvement Nuit Debout s'inscrit directement dans les valeurs défendues par la FASTI.

La FASTI est plus que jamais solidaire des mouvements sociaux réclamant le retrait du projet de réforme du code du travail et soutient les appels à la mobilisation aux actions et à la grève.

La FASTI soutient également les initiatives citoyennes concrétisées par Nuits Debout et les alternatives démocratiques qu'elles représentent face à une démocratie qui a été de plus en plus confisquée au peuple et qui ne cesse d'exclure.

 

4 mars 2016

 

L'Union Européenne se barricade contre les migrant.e.s

 

Plusieurs pays de l'Est de l'Europe et notamment des Balkans se sont réunis à Vienne en Autriche pour mettre en place un système toujours plus répressif et militarisé. Ce système a pourtant montré son inefficacité à endiguer le flot de réfugié-e-s et de migrant-e-s.
Beaucoup de pays européens dont la France portent la responsabilité de ces flux migratoires et ceci pour de multiples raisons, notamment leur interventionnisme. Il était utopique de croire que ces conflits répétés et ces interventions allaient être sans conséquence pour l'Europe et les États belligérants.

La fermeture draconienne des frontières, la militarisation de celles-ci mais aussi la criminalisation des migrant-e-s venu-e-s de ces pays ou des pays de l'ancien tiers monde ne sont pas une solution digne de pays se réclamant libres. Elles ne sont que l'application concrète des théories des extrêmes droites européennes dont le discours s'est distillé partout en Europe et empoisonne, tel un venin, les libertés et droits fondamentaux qui ont été un temps le socle de la construction européenne.

Plus que jamais, ce sont des politiques de solidarité qu’il faut revendiquer pour prendre en charge ces migrant-e-s et reconstruire l'accueil en Europe.

Plus que jamais, la FASTI appelle à la solidarité partout en Europe, et revendique l'ouverture des frontières, la libre circulation et la libre installation comme solution réaliste et envisageable pour résoudre les questions migratoires et les drames qu'ont provoqués les fermetures inconscientes de frontières.


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4 mars 2016

 

La liberté ne pliera pas devant la brutalité...

 

On évacue par la détresse et l’injustice à coup de gaz lacrymogène. Les bulldozers ne sont pas la solution à la misère, bien au contraire. La violence d’Etat, les gaz lacrymogènes ou encore les bulldozers n’auront pas raison de la soif humaine de vouloir jouir de ses droits fondamentaux, dont celui de la libre circulation. Jamais dans l’Histoire la matraque ou la baïonnette ne sont venues à bout de la liberté et de la justice.

L’évacuation musclée du lundi 29 février de la zone sud de la jungle de Calais ne résoudra en rien la question calaisienne. Au contraire, cette décision, par son arbitraire et sa violence, risque de cristalliser les tensions dans cette région de France, exemple de l’incohérence et des dangers des politiques de fermeture des frontières.

La solution est pourtant simple : à Calais comme partout la restauration de la libre circulation résoudrait à coup sûr les « problématiques » provoquées par les fermetures absurdes des frontières.

La FASTI soutient et appelle à la solidarité qui se manifeste à Calais avec les migrant-e-s contre la vision raciste et les politiques répressives des États britanniques et français devenus sourds à la souffrance des peuples et à la détresse humaine.

La FASTI revendique plus que jamais l’ouverture des frontières, la liberté de circulation et d’installation comme unique solution aux problèmes de la jungle de Calais.




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24 février 2016

 

A Calais, délit de migrer et délit de solidarité

 

Le 22 février 2016 dernier, six migrant-e-s étaient condamné-e-s à de la prison ferme pour être monté-e-s dans un ferry avec deux de leur soutiens condamnés eux à 300 euros d'amende « pour aide au passager clandestin »* à la suite d'une manifestation. Encore une fois, le joug de la répression s'est abattu sur les migrant-e-s de Calais – dont le seul tort a été de vouloir jouir de leur droit inaliénable à la libre circulation – et leurs soutiens pour avoir manifesté leur solidarité.

En effet, ces huit inculpé-e-s font suite aux 18 autres migrant-e-s et 9 de leurs soutiens arrêté-e-s et jugé-e-s pour la plupart d'entre eux/elles en comparution immédiate. Ces arrestations et condamnations ne sont qu'une facette de l'arsenal répressif mis en place à Calais progressivement depuis les accords du Touquet et la fermeture de Sangatte en 2003. Face à ce drame humanitaire vécu par les migrant-e-s à Calais, la France et la Grande Bretagne, tout comme le reste de l'Europe d'ailleurs, ont choisi la voie de la répression aveugle et féroce. Le crime de migration est né… Circuler librement et s'installer librement, autrefois des droits inaliénables, sont devenus des crimes en France et dans la plupart des pays occidentaux. Ces pays mettent en place des politiques nauséeuses directement inspirées des positions de l'extrême droite française et européenne ; extrêmes droites qui peinent aujourd'hui à faire entendre une voix discordante des gouvernements tant les gouvernant-e-s de l'UE, au premier rang desquels la France, ont épousé leurs doctrines nationalistes.

Pourtant, face au drame quotidien et à la détresse des migrant-e-s de Calais cantonné-e-s dans une « jungle », la solution est dans la déclaration universelle des droits de l'Homme, seule la liberté de circulation et la liberté d'installation revendiquées par la FASTI permettraient de mettre un terme à ces horreurs causées par les politiques européennes.

Dans un contexte de répression et de repli identitaire et nationaliste rappelant les heures sombres de l'histoire européenne, plus que jamais la FASTI exprime sa solidarité avec tou-te-s les migrant-e-s et leurs soutiens à Calais et ailleurs et condamne avec fermeté les répressions aveugles et les peines prononcées pour ce qui ne doit jamais être un crime : la liberté de circulation et d'installation et la solidarité.

* Le délit de solidarité, auquel le gouvernement avait annoncé renoncer, semble bien maintenu à la lumière des jugements rendus.

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8 février 2016

 

Des naufrages dans l'indifférence

 

Mercredi 03 février 2016, un nouveau drame est survenu au large des côtes de Mayotte, la quatrième île de l'archipel des Comores. Le naufrage d'un kwassa-kwassa* a causé la mort de trois personnes. Ce naufrage est une conséquence directe de l'instauration du Visa Balladur en 1995 et survient, encore une fois, dans un silence médiatique devenu habituel lorsqu'il s'agit du sort des personnes migrantes.

Ces drames sont directement imputables à la France qui reste établie dans cette zone sur l'île de Mayotte et par extension à l'Union Européenne. En effet c'est la France, avec l'aval des instances de l'UE, qui a reconnu Mayotte comme région ultrapériphérique en dépit du droit international. C'est la France qui a décidé de dresser une barrière administrative devenue militaire autour de Mayotte avec l'instauration du Visa Balladur en 1995. La France pourrait donc, sans en référer à d'autres pays, arrêter facilement les drames dans l'Océan indien en supprimant le visa Balladur.

Cette tragédie survient alors que la préfecture de Mayotte annonçait quelques jours auparavant plus de 2 200 reconduites pour le seul mois de janvier 2016. Ces dernières données montrent encore une fois que Mayotte continue d'être l'ile des tristes records tant par les mort-e-s en mer que par les reconduites qui pour l'année 2014 sont aussi nombreuses que pour le territoire métropolitain. Pourtant, un rapport du Sénat sur Mayotte soulignait en 2012 l'inefficacité des politiques migratoires répressives. En effet ces politiques ne font qu'aggraver le sort des migrant-e-s et instaurent un climat nauséeux, raciste et xénophobe.

C'est dans ce contexte et face à l'horreur de ce nouveau drame que la FASTI demande : la suppression du visa Balladur pour rétablir la libre circulation entre les quatre îles ; la suppression des lois d'exception en Outre-mer et en particulier la législation dérogatoire sur le droit des étranger-ère-s applicable à Mayotte ; le respect du droit international concernant la situation administrative de l'île de Mayotte.
La FASTI rappelle son attachement à l'ouverture des frontières, à la liberté de circulation et d'installation et à l'égalité des droits pour tou-te-s, les seules solutions viables pour stopper ces drames.

* Embarcations utilisées par les migrant-e-s pour la traversée du bras de mer de 70km entre Anjouan et Mayotte.

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16 novembre 2015

 

 

A Mayotte, le visa Balladur tue toujours

 

Un nouveau naufrage près des côtes anjouanaises d'un kwassa-kwassa1 à destination de Mayotte, la quatrième île de l'archipel des Comores, est survenu vendredi 30 octobre dernier. On dénombre déjà huit morts pour cette embarcation qui transportait au moins une dizaine de personnes. Un drame survenu dans une indifférence médiatique devenue quotidienne sur les naufrages mahorais, comme si ces tragédies de ce côté-ci du globe étaient moins importantes, moins « intéressantes » ou « choquantes »…

Et pourtant …. Ces drames sont directement imputables à la France qui reste établie dans cette zone sur l'île de Mayotte et par extension à l'Union Européenne. En effet, c'est la France, avec l'aval des instances de l'UE qui ont reconnu Mayotte comme RUP2 en dépit du droit international3, qui a décidé de dresser une barrière administrative devenue militaire autour de Mayotte avec l'instauration du Visa Balladur en 19954. Tout en ayant départementalisé ce territoire pour affirmer son rattachement à la France, c'est elle qui y établit une législation d'exception maintenant par exemple l'enfermement des mineur-e-s dans les Centres de Rétention Administrative (CRA) alors même que ce principe avaient été remis en cause pour la métropole ou qui dénie l'ouverture d'un droit au recours effectif contre une obligation de quitter le territoire.

C'est dans ce contexte et face à l'horreur de ce nouveau drame que la FASTI réitère ses demandes :

La suppression du visa Balladur pour rétablir la libre circulation entre les quatre îles ; la suppression des lois d'exception en Outre-mer et en particulier la législation dérogatoire sur le droit des étranger-ère-s applicable à Mayotte ; le respect du droit international concernant la situation administrative de l'île de Mayotte.

La FASTI rappelle son attachement à l'ouverture des frontières, à la liberté de circulation et d'installation et à l'égalité des droits pour tou-te-s, les seules solutions viables pour stopper ces drames.

Abolition du Visa Balladur, pétition en ligne

 
 

9 octobre 2015

 

Les naufragé-e-s oublié-e-s :
Aux Comores, le visa Balladur continue de tuer.

Dans le week-end du 26 et 27 septembre dernier, un nouveau kwassa-kwassa (1) a fait naufrage sur les côtes de Mayotte, la quatrième île de l'archipel des Comores, au large de l'île de Petite Terre avec à son bord une trentaine de « migrant-e-s ». Un naufrage au bilan lourd puisque l'on a déjà repêché quatre corps depuis la tragédie.

Alors que depuis la photo tragique du corps du petit Aylan sur une plage Turque et sa forte médiatisation, on parle enfin des morts en méditerranée et dans la mer Egée, le silence médiatique persiste au large de Mayotte. Et pourtant …. Ces drames sont directement imputables à la France qui reste établie dans cette zone sur l'île de Mayotte et par extension à l'Union Européenne. En effet c'est la France, avec l'aval des instances de l'UE qui ont reconnu Mayotte comme RUP (2) en dépit du droit international (3). C'est la France qui a décidé de dresser une barrière administrative devenue militaire autour de Mayotte avec l'instauration du Visa Balladur en 1995 (4). La France pourrait donc, sans en référer à d'autres pays, arrêter facilement les drames dans l'Océan indien en supprimant le visa Balladur.

C'est encore la France qui établit à Mayotte une législation d'exception maintenant par exemple l'enfermement des mineur-e-s dans les Centres de Rétention Administrative (CRA) alors même que ce principe avait été remis en cause pour la métropole. C'est d'ailleurs à cause de cette exception qu'une fillette de 3 ans, rescapée du naufrage, s'est retrouvée enfermée au CRA de Pamandzi, seule après l'hospitalisation de sa mère. Au terme d'une bagarre juridique acharnée avec le soutien des associations locales elle a pu être recueillie par sa tante vivant à Mayotte. Elle échappe heureusement à une pratique courante à Mayotte qui est de rattacher arbitrairement un enfant à un adulte qu'il ne connaît pas en vue de son expulsion, et ce, en totale violation des législations internationales protégeant les droits de l'enfant dont la France est pourtant signataire.

C'est dans ce contexte et face à l'horreur de ce nouveau drame que la FASTI demande : la suppression du visa Balladur pour rétablir la libre circulation entre les quatre îles ; la suppression des lois d'exception en Outre-mer et en particulier la législation dérogatoire sur le droit des étranger-ère-s applicable à Mayotte ; le respect du droit international concernant la situation administrative de l'île de Mayotte.

La FASTI rappelle son attachement à l'ouverture des frontières, à la liberté de circulation et d'installation et à l'égalité des droits pour tou-te-s, les seules solutions viables pour stopper ces drames.

 

(1) Embarcations utilisées par les migrants pour la traversée du bras de mer de 70km entre Anjouan et Mayotte.
(2) RUP = Région Ultra Périphériques européenne, Mayotte l'est devenue depuis le 1er janvier 2014 en dépit des condamnation européennes dont certaines de pays européens quand au maintien de la présence française depuis 1975.
(3) La présence française à Mayotte a été condamnée 22 fois depuis 1975 par l'Assemblée Générale de l'ONU, la France a toujours déposé son veto au Conseil de Sécurité de l'Onu pour éviter des sanctions.
(4) Voir la campagne de la FAST contre le Visa Balladur.

 

30 juillet 2015

 

Projet de loi immigration : à quand une vraie réforme, respectueuse des droits des étrangers ?

 

Le projet de loi « Droit des étrangers », adopté le 23 juillet en première lecture à l’Assemblée nationale, s’inscrit globalement dans la même logique que les lois mises en place par la précédente majorité, les aggravant même parfois. Nos organisations demandent une révision du texte qui garantisse le respect des droits fondamentaux des personnes étrangères.

C'est une réforme de fond qui était attendue de la part d'un gouvernement de gauche. Une clarification et une sécurisation du droit au séjour, permettant de rendre effectifs des principes tels que le droit de chacun.e au respect de sa vie privée et familiale. Un renversement de la logique d'intégration, affirmant que les personnes étrangères ont besoin de droits pour s'intégrer, et non de s'intégrer pour mériter des droits. Un arrêt de la politique désastreuse d'enfermement et d'expulsion de femmes, d'hommes et d'enfants au seul motif de leur situation administrative, sans réel regard sur leurs vies, leurs vulnérabilités, leurs droits. On ne retrouve rien de tout cela dans le projet adopté en première lecture par l'Assemblée.

Prétendant apporter des améliorations en matière de séjour, le texte perpétue voire aggrave la précarité de la situation des personnes en situation régulière. La carte pluriannuelle, présentée comme une grande avancée, peut être retirée à tout moment, et l’accès à la carte de résident, seule garante de leur sécurité juridique , reste limité.

Certes, le texte renforce le droit au séjour pour les personnes victimes de violences et les parents d’enfant malade, et facilite l'accès à la nationalité française pour les enfants entrés en France avant l’âge de six ans.

Mais il demeure silencieux sur le sort des personnes enfermées dans les zones d'attente et de toutes les personnes qui vivent en France sans titre de séjour, parfois dans la précarité depuis de nombreuses années, notamment les travailleur.euses « sans-papiers ». Pour elles, surveillance et suspicion sont les mots clés de la réforme qui renforce les moyens de contrôler, sanctionner, enfermer et expulser.

Le droit d'accès des préfets aux données personnelles détenues par les banques, écoles, hôpitaux... n'a nullement été remis en cause par l'Assemblée nationale. Pas plus que la possibilité qui leur est donnée d'interpeller au domicile, ou d'user à loisir de l'assignation à résidence ou de la rétention administrative. Certes, l'intervention du juge des libertés est restaurée dans un délai plus rapide, mais la durée de l'enfermement décidée par ce même magistrat est d'emblée rallongée. En outre, les audiences du juge administratif en visioconférence sont instituées, s’ajoutant à la cohorte des dispositions réservant aux personnes étrangères une justice d’exception au rabais.

L'inadmissible pratique qui consiste à placer des enfants derrière les barreaux des centres de rétention, avec laquelle le candidat Hollande avait promis d'en finir, est désormais inscrite dans le marbre.
Quant au régime dérogatoire très défavorable des départements d’outre-mer, d’où plus de la moitié des expulsions sont réalisées dans les conditions les plus éloignées du droit, il est maintenu.

Le texte sera discuté à l’automne au Sénat, avant un nouveau passage à l'Assemblée nationale. Il est encore temps : pour une politique migratoire respectueuse des droits des personnes migrantes, des mesures de fond, portées non seulement par nos organisations mais aussi par des autorités telles que le Défenseur des droits ou la Commission nationale consultative pour les droits de l'Homme, doivent être mises en débat et adoptées.

 
 
 

9 juin 2015

 

EXPULSION DES MIGRANT-E-S DE PAJOL
Une nouvelle leçon « d’humanité » par Manuel Valls

Laisser mourir les migrant-e-s aux frontières ne suffit apparemment pas !
Oubliées les larmes de crocodiles après la mort de migrant-e-s en Méditerranée... quand ils/elles réussissent enfin à arriver sur le sol européen, l’Etat français réserve à ces hommes et ces femmes humiliations, dénis de droits et encourage la police à commettre des violences ! La guerre aux migrant-e-s continue. Où se trouve désormais l’État de droit dans cette répression, dans ce déchainement de violences ?

Quelle différence entre la droite de Saint-Bernard et la « gauche » de Pajol ?

Ces actes insupportables et honteux sont un crime contre notre humanité !
Nous condamnons les violences policières de la Halle Pajol (Paris, 18ème) contre les migrant-e-s et leurs soutiens.
Nous exigeons que toutes les personnes soient libérées, qu’aucune obligation de quitter le territoire ne soit exécutée, et qu’un hébergement digne soit mis en place pour
tou-te-s.

Solidarité avec tou-te-s les migrant-e-s
Liberté de circulation et d’installation pour tou-te-s

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 
 
 

21 avril 2015

 

C'est la politique européenne qui tue les migrant-e-s, pas les passeurs !

En l'espace de quelques jours plus d'un millier de femmes, d'hommes, d'enfants ont perdu la vie en Méditerranée alors qu'ils-elles tentaient de gagner l'Europe. Au Nord, le discours dominant est des plus simples : la responsabilité de ces morts incombe aux "passeurs", scandaleusement assimilés " par François Hollande à des "terroristes".

Ce discours répété à l'envi par les dirigeant-e-s ne sert qu'à camoufler la responsabilité réelle de l'Union Européenne, de ses institutions - Frontex en tête - et des Etats qui la composent dont la France.

Ce discours vise à éviter un examen critique de sa politique antimigratoire qui assassine.

C'est pourtant l'Europe qui a militarisé ses frontières, externalisé le contrôle des migrations, obligé les Etats du Sud de la Méditerranée à construire des camps de rétention pour y enfermer les migrante-s. C'est l'Europe encore qui a restreint le nombre de visas et bafoue le droit d'asile. C'est l'Europe toujours qui a joué et qui joue un rôle dans la déstabilisation politique, sociale et économique des Etats africains par le biais d'accords internationaux inéquitables...

Intolérables, ces morts en mer renvoient à la question fondamentale de l'égalité, de la libre circulation des personnes Nous ne pouvons accepter que les habitant-e-s du Sud soient assignées à résidence quand les habitant-e-s des pays du Nord peuvent exercer leur droit à la mobilité !

Migrer est un droit pour toutes et tous, reconnu notamment par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

La Liberté de Circulation et d'Installation n'est pas une utopie, elle est un préalable à l'égalité réelle : celle qui met à bas les dominations de race, de classe et de genre.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 
 
 

13 janvier 2015

 

1995 – 2015 : des milliers de mort-e-s au large de Mayotte.
Le « visa Balladur » tue !

Le 18 janvier 1995, le gouvernement Balladur décidait d'entraver la circulation des personnes dans l'archipel des Comores en imposant un visa d'entrée à Mayotte aux habitant-e-s des trois autres îles comoriennes (Mohéli, Anjouan, Grande Comore). Ainsi se concrétisait l'isolement de l'île de Mayotte détachée vingt ans plus tôt de l’État indépendant de l’Union des Comores à la suite d'une décision unilatérale française contestée par les Nations unies.

Depuis des siècles, des petites embarcations dénommées « kwassas » allaient d'une île à l'autre tissant ainsi entre leurs populations d’importants liens sociaux, familiaux et professionnels : aucune frontière ne peut effacer de tels liens. Or, avec le « visa Balladur » ces voisins comoriens sont devenus des « étrangers » potentiellement « clandestins » s'ils/elles persistent à circuler dans leur archipel commun.

Depuis, par une véritable militarisation du contrôle des frontières - navires armés, radars, hélicoptères, etc. -, Mayotte est érigée en forteresse hostile à la plupart des personnes cherchant à la rejoindre : comorien-ne-s mais aussi malgaches ou exilé-e-s originaires des pays de l’Afrique des grands lacs. Ce dispositif n'a pas stoppé les déplacements ou les retours consécutifs à une expulsion vers Mayotte, mais a eu pour conséquence directe la mort en mer de milliers de personnes.

Que ce soit dans l'archipel des Comores ou dans l’espace méditerranéen, la politique menée par la France et l’Union européenne poursuit le même objectif : rendre les frontières toujours plus infranchissables en livrant une véritable guerre aux personnes déclarées indésirables au mépris des droits fondamentaux. Les instruments et les effets de cette politique à Mayotte sont moins connus mais largement comparables à ceux observés en Méditerranée :

• des moyens policiers et militaires exceptionnels sont déployés ;
• empêchées de pénétrer sur le sol mahorais légalement, les personnes migrantes sont contraintes d’emprunter des routes toujours plus longues et dangereuses ;
• poursuivies sur terre ou au large de Mayotte, ces personnes sont victimes d’une politique de harcèlement, d’enfermement et d’expulsion massive ;
• une coopération franco-comorienne déjà amorcée vise officiellement à « mettre un terme aux drames en mer dans l’archipel » mais en fait à déléguer et externaliser le contrôle des frontières à l’État comorien. Un accord de « circulation », semblable à la dizaine d’accords migratoires signés avec des États dits d’origine et de transit, est en cours de négociation entre l’État français et l’État comorien. Si l’Etat comorien le signe, cela aura pour conséquences de renforcer l’assignation à résidence d’une très large partie de la population comorienne jugée indésirable à Mayotte.
Vingt ans après l’instauration du visa « Balladur », les organisations signataires ont décidé d’unir leurs forces au cours de l'année 2015 pour que nul n'ignore les conséquences des politiques anti-migratoires menées par la France et l’Union européenne dans l'océan Indien : cette tentative de transformer Mayotte en forteresse coupée de son environnement économique et culturel est la cause d’une véritable hécatombe silencieuse.

Abolissons le « visa Balladur » !

Signataires :

Réseaux associatifs : Migreurop (réseau européen et africain), MOM (Migrants Outre Mer), Sortir du colonialisme.

Associations : AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique), l’Amicale Panafricaine, ATF (Association des Tunisiens en France), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), CCM (Conseil des Migrants au Maroc), CDISCOM (Collectif de Défense de l'Intégrité et de la Souveraineté des Comores), Comité Maoré, CSP 75 (Coordination des Sans Papiers 75), Emmaüs International, FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s), Femmes en Luth citoyennes à part entière, FNC (Front Nouveau Citoyen) Mali, GAC (Guilde des Artistes Comoriens), GISTI (Groupe d’Information et de Soutien des Immigrés), GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Mémoires vives/Memoria Viva , MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), Respaix Conscience Musulmane, UJFP (Union Juive Française pour la Paix), Village d’Eva.

Syndicat : Union syndicale Solidaires.

Partis politiques : Djawabu Ya Komori (parti politique comorien), Ensemble (mouvement politique français), Front Démocratique des Comores, MDA (Mouvement Démocratique pour l'Avenir des Comores), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), PCF (Parti Communiste Français), Shuma (parti politique comorien).

 
Le communiqué est également disponible en version anglaise sur le site de Migreurop.
 
 

8 janvier 2015

Attaques du 7 janvier

La FASTI est atterrée, choquée par l'attaque contre Charlie Hebdo. Ces assassinats sont inacceptables. Nous restons vigilant-e-s et nous nous opposerons avec force à tou-te-s celles et ceux qui voudront récupérer ce tragique évènement pour alimenter la haine, le racisme et l'islamophobie. L'ensemble du Mouvement des ASTI s'associe à la douleur des familles et leur présente ses sincères condoléances.
Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 
 

28 août 2014

 

Abdelhak Goradia une victime de plus de la guerre faite aux migrant-e-s


Le 22 août dernier, Abdelhak Goradia, ressortissant algérien, mourait asphyxié dans un fourgon de la Police Aux Frontières qui le conduisait du centre de rétention de Vincennes à l’aéroport de Roissy pour être expulsé.

Si l’enquête doit faire la lumière sur les circonstances particulières et les responsabilités individuelles des policier-e-s chargé-e-s de cette expulsion, nous soulignons ici que la mort d’Abdelhak Goradia est le fruit morbide de la violence institutionnelle faite aux migrant-e-s, jour à après jour. La FASTI rappelle que la politique anti-migratoire menées par les pays riches est responsable, chaque année de la mort de milliers de personnes. Que cela soit en Méditerranée dans l’Océan Indien – où la France a illégalement gardé la possession de Mayotte –, aux larges des côtes australiennes ou encore aux USA, etc. Au nom de la lutte contre « l’immigration », les droits humains sont bafoués quotidiennement par la France et l’Europe.

La FASTI dénonce ces politiques assassines et demande l’abrogation du règlement Frontex et la fermeture de toutes les prisons pour étranger-e-s.
La FASTI salue la lutte des détenus du bâtiment 1 du CRA de Vincennes et demande leur libération et leur régularisation.
La FASTI salue la mémoire de toutes les personnes mortes victimes de cette guerre aux migrant-e-s injustifiée.
Nous réaffirmons notre volonté de construire un monde sans frontières, où la liberté de circuler et de s’installer seront des droits pour tou-te-s.
 
Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 
 

6 mai 2014

 

Communiqué de soutien aux expulsé-e-s du Radisson Noir à Nantes


Ce matin, la police a violemment expulsé une centaine de personnes installées depuis près de 2 ans dans les anciens locaux de la PJJ, allée Baco, à Nantes. Ces hommes et ces femmes venu-e-s majoritairement d’Érythrée, de Somalie et du Soudan sont pour la plupart des demandeur-euse-s d'asile.
Prétextant des raisons de salubrité, les autorités ont mis fin à l’occupation de ce bâtiment désaffecté, qui rappelons le, avait été utilisé en raison de la défaillance de l’État à fournir des conditions matérielles d’accueil décentes, comme le Droit l’y oblige.
Les autorités savent pertinemment que cette expulsion ne mettra pas un terme aux conditions de vie inhumaines des migrants. Cette expulsion est une fois de plus à l'image de la politique « migratoire » du gouvernement : policière, xénophobe et contraires aux droits humains.

La FASTI dénonce la violence de cette expulsion : deux personnes ont été blessées par les forces de répression. La première victime d'un coup de matraque qui a nécessité douze points de sutures, la seconde a été blessé aux cotes.
La FASTI dénonce la mise à la rue de ces personnes sans réelle perspective de relogement. On ne peut ni ne doit accepter cette politique du pire.
La FASTI dénonce avec force le traitement réservé en France aux étranger-e-s qui sont les premières victimes des politiques de rigueur qui menacent l’action sociale de l’Etat.
La FASTI dénonce les manquements graves et répétés de l'Etat et des Collectivités Territoriales dans la prise en charge des personnes migrantes.

Nous exigeons le relogement immédiat de tous les expulsé-e-s.
Nous exigeons de l’État qu'il respecte les Conventions de Genève
Un Toit c'est un Droit

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 
 

21 avril 2014

 

Droit de vote pour tou-te-s les résident-e-s en France

Le 21 avril 1944, les femmes gagnaient enfin le droit de vote et d’éligibilité. Cette victoire couronnait près de 150 ans de lutte des femmes pour une citoyenneté pleine et entière. 70 ans après, ce droit reste un privilège : les étranger-e-s résidant en France sont toujours privé-e-s de droits politiques malgré les promesses explicites de deux présidents de la république.

La mise à l’écart politique d’une partie de la population montre l’absence de volonté politique de faire vraiment de l’égalité des droits un principe fondamental de la société. Cette discrimination légale s’inscrit dans la continuité de l’instrumentalisation politique de la question migratoire qui utilise les étranger-e-s comme éternel-le-s boucs émissaires.

Dans un contexte où les discours racistes se sont banalisés pour masquer les questions politiques essentielles, il est urgent que tou-te-s les personnes résidant-e-s en France soient reconnu-e-s comme des citoyen-ne-s à part entière et puissent exercer pleinement leur citoyenneté. Les étranger-e-s font partie intégrante de la société française. Comme les femmes qui il y a plus d’un siècle se battaient, ils/elles occupent l’espace public pour faire valoir les droits de tou-te-s.

A l’occasion de ce 70ème anniversaire, la FASTI réaffirme sa solidarité avec toutes celles et ceux qui se battent, pour une véritable égalité.
 
Nous réclamons le droit de vote et d’éligibilité pour toutes et tous à toutes les élections.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 
 

1er avril 2014

 

Valls Premier Ministre
un « poison » d’avril pour nos droits

François Hollande a choisi Manuel Valls pour remplacer Jean-Marc Ayrault à la tête du gouvernement. Cette nomination est une réponse inadaptée aux aspirations à un véritable changement – promis par le même Hollande en 2012 – qui apparaissent à l'analyse des résultats des dernières élections municipales.

La promotion de Manuel Valls à la fonction de premier ministre est un nouveau camouflet infligé à toutes celles et tous ceux qui aspirent à un monde de justice et de dignité car elle légitime l’autoritarisme et la politique antisociale et liberticide. En effet, ministre de l’intérieur, Manuel Valls a poursuivi avec zèle la politique répressive du gouvernement sarkozyste légiférant par circulaires, expulsant, stigmatisant les Rroms, interdisant de manifester.

La Fasti et le Mouvement des ASTI appellent à la vigilance et à la mobilisation pour défendre les valeurs de solidarité, de justice et d’égalité pour toutes et tous, seule manière pour combattre la droite et l’extrême droite.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 
 

17 février 2014

 

Mayotte un cimetière marin encore loin des projecteurs

Personne ne sait vraiment où se situe Mayotte, cette île de l'archipel des Comores posée au milieu du canal du Mozambique, entre Madagascar et le continent africain, restée dans le giron des possessions ultramarines françaises depuis 1975 et devenue 101ème département français en 2011 puis Région Ultra Périphérique européenne le 1er janvier 2014. Alors que la France expulsait il y a quelques jours un mineur vers l'île comorienne d'Anjouan (voisine de Mayotte) à quelques 70km de ses côtes au mépris du droit et notamment du droit international protégeant les enfants; le lundi 10 février 2014 les eaux mahoraises, françaises nouvellement européennes devenaient le théâtre d'un nouveau drame humain. Le naufrage d'un kwsassa (barque de pêcheur) à 9 heures du matin allait faire plus de 7 morts et un disparu dans ces eaux devenues l'un des plus vastes cimetières marins du monde et dans une indifférence quasi généralisée.
Indifférence en premier lieu de la France et des métropolitains bien peu préoccupés par ces drames à répétition qui endeuillent les côtes mahoraises que la France a souhaité maintenir sous sa coupe coûte que coûte. Indifférence européenne qui malgré la position contestée de Mayotte sur le plan diplomatique a malgré tout décidé d'intégrer, le 1er janvier dernier au sein de son espace, ce territoire théâtre d'une guerre contre les migrant-e-s.

L'explosion des moyens de répression des migrant-e-s sur l'île et en mer depuis le début des années 2000 a donné à cette île un parfum macabre pour les migrants :

On évalue à plus de 10 000, les mort-e-s et disparu-e-s en mer depuis 1995, date de la mise en place du Visa Balladur visant à stopper la circulation maritime et humaine entre les îles des Comores et Mayotte, pourtant séculaire. La chasse à l'homme se poursuit également sur l'île qui totalisait encore l'année dernière le record des reconduites à la frontière en France avec plus de 16 000 personnes reconduites pour une population récemment estimée à 240 000 habitant-e-s. Des chiffres à additionner aux quelques 20 000 reconduites en France métropolitaine et 8000 en Guyane française soit au total plus de 44 000 reconduites à la frontière en 2013 !!!

C'est dans cette indifférence quasi générale que les politiques meurtrières de la France métropolitaine et de l'Europe se déchaînent avec toujours plus de violence dans ces poussières d'empire que sont les DOM français.

La FASTI rappelle ainsi son engagement :
A l'Abolition du VISA « Balladur » entre les îles des Comores et Mayotte, outil meurtrier des politiques racistes et xénophobes
A la fin des politiques meurtrières, racistes xénophobes et coloniales françaises et européennes!
La Liberté de circulation et d'installation à Mayotte et partout ailleurs !!!

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 
 

3 décembre 2013

 

1983 / 2013
30 ans après, nous marchons encore !

Parce que l'indignation n'a jamais suffi
Parce que dénoncer le racisme ne suffit pas
Parce que notre société reste profondément inégalitaire
Parce que les violences policières sont toujours aussi nombreuses
Parce que les discriminations sociales et économiques sont de plus en plus fortes

Parce que 30 ans après la Marche pour l’Égalité et contre le Racisme, rien n'a vraiment changé.

La FASTI appelle toutes les ASTI et leurs partenaires à participer à cette Marche soutenue par plus de 130 associations et partis politique.
Cette marche n'est pas une Commémoration. Nous ne nous contenterons pas de crier notre colère contre les injustices et les inégalités, nous proposons à toute la société d’autres solutions, celles de l’égalité des droits pour en finir avec la République du mépris.

Soyons nombreux-ses samedi 7 décembre à partir de 14 heures pour manifester !
Marchons pour l'égalité des Droits
Marchons pour l'abrogation du CESEDA
Marchons pour la régularisation de tou-te-s les sans-papiers
Marchons pour la citoyenneté de résidence

Rendez-vous à 14 heures Square Saïd Bouziri, devant l’église St Bernard (Métro Barbès)

Retrouvez sur le site les 30 revendications du Collectif Egalité des Droits/Justice pour tou-te-s

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 

20 octobre 2013

 

Contre les violences policières

Les violences policières qui ont accueilli les mal logés de la Place de la République et l'association Droit au Logement samedi 19 octobre lors de la journée Européenne pour le droit au logement sont:
- une atteinte au droit de manifester alors que le rassemblement avait fait l'objet d'une déclaration légale
- une remise en cause du droit fondamental à disposer d'un logement.

Les graves violences qui ont frappé des mères de famille et des responsables associatifs, parmi lesquels Malika ZEDIRI, responsable de l'APEIS et J.B. EYRAUD qui a eu 2 côtes fracturées, ainsi que de nombreux autres participant-e-s à un rassemblement pacifique, sont inadmissibles.

La FASTI émet les plus vives protestations. Elle suivra avec attention la reprise des négociations prévue ce lundi 21 octobre et appelle à rejoindre le rassemblement de soutien aux mal logé-e-s et sans abris de la République Lundi 21 octobre à partir de 16 H Place de la République.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 

4 octobre 2013

 

Communiqué suite au naufrage de Lampedusa

2010, 2011... 2012 ... 2013 ...
Les drames se succèdent inexorablement. Celui du dernier naufrage d'un bateau de migrants originaires de la Corne de l'Afrique près de Lampedusa jeudi 3 octobre suscite une nouvelle fois l'émotion. Rapidité, sophistication de la communication, les images affluent bouleversantes: 450 à 500 personnes au départ , 130 morts, 200 disparus à cette heure. L'Italie annonce 1 journée de deuil national avec 1 minute de silence au début de nombreuses manifestations ... Mais ce n'est pas qu'une catastrophe "nationale" car ce énième drame concerne tous les gouvernements qui acceptent, ici et là-bas,de mettre en oeuvre des politiques indignes.
L'Europe s'en tirera une fois de plus à bon compte:
- en se contentant de traiter l'information au niveau épidermique de l'émotion,
- en refusant de remettre en cause les politiques concertées de verrouillage des frontières,
- en refusant de considérer les conditions géopolitiques qui entraînent inéluctablement l'exil: Syrie, Lybie, Egypte... et qui font prendre des risques fous à leurs populations,
- en continuant à distiller des discours xénophobes qui désignent l'étranger, Afghan, Rom, Erythréen, Syrien, Subsaharien... comme bouc-émissaire de toutes les malédictions du monde et en agitant le spectre d'invasions totalement fantasmées !
Les gouvernements européens, le nôtre en particulier, refusent de regarder en face l'écrasante responsabilité qui est la leur. Leurs politiques tuent et continueront sciemment à tuer. La Fasti qui s'incline respectueusement devant le drame des familles et des personnes victimes d'une mort atroce, ne peut que rappeler une nouvelle fois ses exigences d'ouverture des frontières pour que le droit de circuler et le droit de s'installer dans le pays de son choix inscrits dans l'article 13 de la " Déclaration Universelles des droits de l'Homme" deviennent réalité. Au-delà des déclarations incantatoires elle appelle à s'unir pour combattre sur le terrain ces politiques criminelles, vouées à l'échec, quand elles prétendent contenir les personnes migrantes dans les frontières qu'elles ont établies ou les enfermer à l'intérieur ou à l'extérieur de ces frontières.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 

27 septembre 2013

 

Sale temps pour les migrant-e-s

A Annonay, une famille à la rue s’est vu refuser la maigre assistance du 115 au prétexte qu’elle était sans papiers. A Paris, de même, un ressortissant italien et sa famille ont été renvoyés vers les services sociaux italiens – sic ! A Orléans, la préfecture place les mineur-e-s étranger-e-s isolé-e-s devenu-e-s majeur-e-s en procédure prioritaire quand ces dernier-e-s présentent une demande d’asile, au motif que leurs documents seraient des faux. Des enfants sont toujours enfermé-e-s dans ces prisons pour étranger-e-s appelées centres de rétention administrative. A Caen, un jeune majeur sans papier a été arrêté devant la porte de son lycée. Dans les territoires éloignés d’outre-mer, la guerre aux migrant-e-s est toujours aussi violente. A Mayotte, la rétention et l’expulsion des mineur-e-s se poursuit, au mépris des textes internationaux, par un gouvernement français s’appuyant sur une aussi hypothétique qu’hypocrite exception mahoraise. En Guyane, la chasse aux personnes sans papiers se poursuit et les lois d’exception restent maintenues alors même que la Garde des Sceaux, Chritiane Taubira, ancienne sénatrice de Guyane, les avaient dénoncées avec force avant son arrivée au pouvoir. Quant au ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, il ose déclarer que les Roms « ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays » et qu’ils/elles ont « vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie ».

Un an et demi après l’accession de M. Hollande au pouvoir, partout la situation des personnes étrangères est toujours aussi insoutenable. La politique sécuritaire reste de mise, M. Valls, soutenu par M. Hollande, conduit la même politique que la droite « décomplexée » de Besson, Hortefeux et Guéant... Stigmatisation des Roms pourtant citoyen-ne-s européen-ne-s, méconnaissance de la Convention de Genève sur le statut de réfugié, traitement différencié des familles étrangères dans l’accès au 115... Le gouvernement mène toujours, dans les faits, une politique discriminatoire de rejet et d’exclusion à l’égard des étranger-e-s et surfe sur la vague populiste. Ainsi, en France, les étranger-e-s restent considéré-e-s comme des envahisseurs, des profiteurs, qui n’auraient aucune volonté de s’intégrer.

Cette politique imprégnée de racisme et de xénophobie, nous, Mouvement des ASTI, nous la refusons. Nous refusons que les personnes étrangères soient instrumentalisées dans des manœuvres politiciennes, à visée électorale, d’une gauche qui a oublié ses promesses et ses racines. Pour sortir d’une spirale infernale qui provoque une inflation de discours et d’actes racistes, il est grand temps qu’une politique d’ouverture, d’accueil et d’égalité des droits soit véritablement menée afin que soit enfin écartés les poisons du racisme et de l’exclusion.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

Voir le communiqué en pdf

 

 

15 mars 2013

 

"Avec humanité et fermeté" ... la formule ministérielle consacrée a vécu.

II ne reste plus que la fermeté !


Par cette nouvelle circulaire, Monsieur Valls ordonne aux préfets de faire mieux que son prédécesseur Guéant : « en expulsant plus vite, avec une meilleure organisation et avec moins d'échecs ».

Ainsi, livrée avec un discours cotonneux, la circulaire du 11 mars est en réalité un nouveau coup porté aux migrant-e-s. Empilement de textes dont on ne sait plus lequel prévaut, cette énième circulaire ajoute à la confusion.

Le but inavoué n’est-il pas de précariser et rendre plus invisibles les étranger-e-s ? Renforcer et rendre plus efficace la chasse aux indésirables, tout en poursuivant une politique hypocrite et strictement utilitariste, sous couvert d'un langage faussement humanitaire ?

Hypocrisie quand le 28 novembre dit vouloir régulariser les sans papiers qui travaillent avec des fiches de paye et le 11 mars veut sanctionner les employeurs par une fermeture des entreprises après avoir empêché le dépôt des dossiers.
Hypocrisie quand le 28 novembre les sans papiers avec OQTF sont invité-e-s à demander le réexamen de leur dossier et le 11 mars ils/elles font l’objet d’éloignement.
Hypocrisie encore quand Monsieur Valls pour justifier l’éloignement rapide des demandeur-euse-s d'asile, se cache derrière le souci de leur épargner des douleurs inutiles.
Hypocrisie quand il s’agit de soi-disant protéger les migrant-e-s de « réseaux qui profitent de leur détresse ».
Hypocrisie encore, la mise en place de procédures discrètes, comme l’assignation à résidence, pour mieux organiser l’éloignement en dehors du regard de la société civile.
Hypocrisie, enfin quand les mineur-e-s isolé-e-s laissé-e-s à la rue sont utilisé-e-s comme mouchoir pour sécher des larmes de crocodiles.
 
Les nouveaux indicateurs ne nous tromperont pas : Monsieur Valls poursuit avec zèle une politique délibérément discriminatoire.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

Voir le communiqué en pdf

 

 

28 novembre 2012

 

La droite décomplexée en rêvait, Valls l'a exaucée


Et voilà. Monsieur Valls, ministre de l'Intérieur y est allé d’une nouvelle circulaire précisant les critères de régularisation des des sans-papiers. Le ministre de l'Intérieur déclarait ce matin à l'AFP que les critères retenus étaient : exigeants mais justes. Alors que toutes les personnes attachées à l’égalité des droits attendaient une rupture d'avec le sarkozysme qui puisait dans le corpus idéologique de l’extrême droite certaines de ses idées, M. Valls, privilégie la continuité et fait sienne une politique de droite pour maintenir des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dans la précarité, la clandestinité. Et pourtant ces gens participent pleinement à la vie sociale, politique et économique de notre pays. Cette circulaire dite de « régularisation », qui créée de nouvelles « catégories régularisables » est dans la droite ligne du projet de loi sur la retenue pour vérification des titres de séjours. Cela contribue, une fois encore, à faire peser sur les femmes et les hommes migrant-e-s un soupçon d'illégalité et va permettre de légitimer la poursuite du « contrôle au faciès ».

Nous, militant-e-s du Mouvement des ASTI, n'acceptons pas cette nouvelle circulaire au rabais qui entretient une inégalité entre les personnes vivant sur un même territoire. Nous, militant-e-s du Mouvement des ASTI continueront de nous battre pour une société libre et ouverte, tolérante et respectueuse des droits humains. Nous continuerons à refuser le traitement utilitariste des régularisations et nous nous battrons pour la liberté de circulation et d'installation de toutes et tous, la fermeture de toutes les prisons pour étranger-e-s et la régularisation sans condition de toutes les personnes sans-papiers.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

Voir le communiqué en pdf

 

 

11 octobre 2012

 

Communiqué de soutien de la FASTI


En France, des dizaines de milliers de personnes sont forcées de dormir dehors. Cette ignominie est le fruit de plus de trente années de libéralisme et de politiques anti-pauvres.

À Nantes, soutenu-e-s par des associations parmi lesquelles on retrouve le GASProm ASTI de Nantes, la LDH, la Cimade, RESF 44, et bien d’autres organisations de solidarité avec les sans-droits , une cinquantaine de personnes occupent le Lieu Unique, un lieu culturel symbolique depuis mercredi soir.

Le logement est un droit. Pour toutes et tous. Nous demandons au préfet de trouver des logements à toutes celles et tous ceux qui en ont besoin. En l’absence de solution pérenne, l’ensemble du Mouvement des ASTI soutient et soutiendra cette occupation et toutes celles qui pourraient être organisées pour faire respecter le droit à un toit pour tou-te-s.


Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

Pour plus d'informations sur cette mobilisation : voir ici

28 septembre 2012

 

Rroms : quand la xénophobie d’État légitime la violence privée


L’expulsion et l’incendie des abris de fortune de quelques familles Rroms installées dans un quartier du 15ème arrondissement de Marseille, jeudi soir, par une poignée d’habitants est inquiétant. Inquiétant car ces actes de violences ne sont pas le fruit amer d’une colère, comme aimerait nous le faire croire les médias dominants, mais bel et bien le résultat d’une politique raciste et discriminatoire légitimant la mise au ban des Rroms. Une politique qui laisse accroire l’idée que chacun pourrait faire régner « son ordre » en dehors de tout principe de légalité.

Cette agression n’est pas sans rappeler les heures les plus noires de notre histoire : les ratonnades d’Italiens à Aigues-Mortes en 1893 ou encore les pogroms dans les années quarante. Du discours de Grenoble à l’évacuation des camps de Rroms par Manuel Valls, les hommes et les femmes politiques au pouvoir portent la responsabilité d’avoir attisé les haines xénophobes et de faire le jeu des extrémistes et autres Dupont-Lajoie.

Nous mettons en demeure le gouvernement de prendre toutes ses responsabilités et de cesser les amalgames et la politique spectaculaire. Ce qui s’est passé hier à Marseille, en présence de policiers passifs, montre bien combien cette politique est dangereuse. C’est la démocratie et les libertés fondamentales qui sont en péril. Il n’est pas trop tard pour changer de paradigme et mener une politique de respect, de solidarité.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 

10 mai 2012

 

Invalidation de la loi sur le harcèlement sexuel :

les droits des femmes acquis par la lutte constamment remis en cause…


L'invalidation de la loi sur le harcèlement sexuel par le Conseil Constitutionnel est une preuve criante de l’érosion progressive des acquis des femmes, sans cesse remis en cause depuis quelques années. Malgré les mises en garde des associations féministes sur l’imprécision de cette loi, aucune amélioration n’a été envisagée pour la rendre conforme, le Conseil Constitutionnel a préféré prononcer purement et simplement son invalidation. Cette décision prise par l'une des plus hautes juridictions de notre pays laisse des milliers de femmes sans droits face à leurs agresseurs qui agiraient en toute impunité. La zone de non droit nouvellement créée risque de replonger des millions de femmes dans un climat de forte insécurité. Elle est le résultat de l'offensive d’un système patriarcal à l'œuvre aujourd'hui qui s’attaque à des droits acquis depuis des années grâce aux luttes des femmes.

Nous exigeons :
- qu’une loi soit rapidement votée pour remédier au vide juridique - signer la pétition ci-dessous - laissé par l'abrogation constitutionnelle de cette loi.
- que cessent les attaques réactionnaires contre les droits des femmes.

Nous continuerons de lutter pour une égalité réelle des droits et une véritable protection des femmes victimes de violence.

Egalité des droits entre toutes et tous !

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 

7 mai 2012

 

L'élection est passée, d'autres se profilent, la lutte continue !

L'élection, le 6 mai 2012, de François HOLLANDE à la présidence de la République marque un tournant important, indéniable. A l'école des « réalités », comme on nous le ressasse depuis 20 ans, notre joie est mesurée ! Nous n'attendions pas le Messie et c'est ...tant mieux !

Certes, nous ne pouvons que nous réjouir de la sanction infligée au Président sortant, le président du mépris de personnes et des cultures affiché avec cynisme, le président de l'austérité proclamée au service des banques et des puissants, le président des valeurs de la République vendues aux « idéaux » nauséabonds de la droite extrême, le président de la xénophobie d'Etat ... !

Le tournant du possible ?
Ne nous leurrons pas. Malgré quelques timides avancées, dans le domaine de la solidarité qui nous concerne plus spécialement, les mesures annoncées dans le programme présidentiel aujourd'hui ne remettent pas fondamentalement en cause les politiques d'exclusion, de discrimination, de stigmatisation des étrangers et des populations pauvres, que nous combattons depuis plus de 50 ans !

Le plus dur nous attend:
- persuader une opinion largement contaminée par le venin de l'extrême droite que la stratégie du bouc-émissaire ne mène à rien d'autre qu'à accroître dangereusement les discriminations et les divisions, et qu'il nous faut désarticuler les mensonges honteux devenus mensonges d'Etat,
- renforcer les réseaux de solidarité, sur des bases claires qui seules permettront de faire avancer les choix d'égalité des droits dans le respect de la dignité des personnes, françaises ou étrangères, avec ou sans papiers, pour lesquels nous ferraillons depuis tant d'années.

A ce prix là seulement, nous pourrons faire vivre les revendications qui sont les nôtres:

  • Respect du droit d'asile
  • Régularisation de toutes les personnes sans papiers par une carte de 10 ans
  • Suppression de tous les lieux d'enfermement
  • Citoyenneté de résidence par l'octroi du droit de vote à toutes les élections
  • Libre circulation et installation des personnes !

Cela nécessite plus que des propos incantatoires et des déclarations d'intention !

C'était le sens de l'appel à la mobilisation, adressé il y a quelques mois à tous nos partenaires, car ce sont les luttes qui font avancer la prise de conscience citoyenne et l'EGALITE des DROITS. « Nous sommes le mouvement social » !

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 

24 avril 2012

 

Les élections passent... la lutte continue !

Les résultats du premier tour des élections présidentielles, en dépit de quelques avancées, laissent un goût amer. Oui, la lepénisation des esprits et des politiques, poursuit sa marche inexorable, à coup d’accords qui perpétuent la domination et l’exploitation éhontée des catégories sociales pauvres au Nord comme au Sud, à coup de déclarations honteuses sur l’identité nationale, sur l’inégalité des civilisations - et même des « races » dont le concept réapparaît -, à coup de stigmatisation des étranger.e.s avec des gradations dans les niveaux de rejet jusqu’aux Rroms, à coup d’exclusion de plus en plus ouvertement revendiquée des personnes résidant dans les quartiers pauvres, françaises ou étrangères, avec ou sans papiers ...
Marche « inexorable » ?

Non, si nous savons résister et poursuivre notre combat pour la solidarité, la justice, l’égalité des droits et le respect de l’égale dignité des personnes !

Ne baissons pas pavillon, ne bradons pas nos idéaux :
• Régularisation de toutes les personnes sans papiers
• Égalité des droits, citoyenneté à part entière
• Fermeture des camps où sont reléguées les «indésirables»
• Libre circulation et installation des personnes !


Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

20 mars 2012

 

Le maire de Norrent-Fontès menacé
pour être venu en aide aux migrant-e-s du Calaisis

A Calais et dans sa région, les migrant-e-s sont harcelé-e-s depuis plus de 10 ans : vexations, brutalités policières, destructions des camps de fortune, confiscations de leurs maigres possessions. A Norrent-Fontes, à quelques cinquante kilomètres de Calais, les migrant-e-s se sont installé-e-s depuis près de 5 ans. Mais là aussi, leurs camps sont régulièrement détruits par les forces de répression. Comme l'indique des membres du réseau Migreurop, la dernière destruction d'un camp remonte au début de l'année 2012 alors que tou-te-s les migrant-e-s étaient hébergé-e-s dans une salle communale en raison des températures étaient négatives.

Cette opération qui a été menée à l'initiative de la préfecture, aurait coûté près de 21 000 euros, somme que la mairie de Norrent-Fontes (1 400 habitants) est sommée de régler à la préfecture sous peine de poursuites... Cette procédure destinée à empêcher toute manifestation d'une solidarité minimale est abjecte et prend une nouvelle dimension : après le délit de solidarité des personnes physiques, voici les personnes morales – collectivités locales en tête – qui sont écrasées par la machine à expulser.

Le Mouvement des ASTI, fidèle à ses valeurs de solidarité, témoigne de tout son soutien au maire de Norrent-Fontès et demande l'application du Droit à l'hébergement d'urgence ainsi que la régularisation sans condition de toutes les personnes migrantes.

Liberté de circulation et d'installation pour toutes et tous !

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

 

27 février 2012

 

Les assistantes maternelles de confession musulmane menacées

par une loi liberticide

La Commission Fédérale Femmes a réfléchi aux implications de la proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées et aux assistantes maternelles. Elle a rédigé un communiqué de presse que vous pouvez lire ci-dessous :

La Commission Femmes de la FASTI dénonce la nouvelle offensive du gouvernement contre une partie de la population française : les femmes de religion musulmane.

En effet, le 17 janvier 2012, le Sénat, de majorité gauche, a adopté une proposition de loi contre le port du voile des assistantes maternelles. Rappelons qu’elles reçoivent les enfants à leur domicile, qui n’est pas un espace public, et qu’elles ne sont pas des agents de la fonction publique. Cette loi, dernière d’une série de mesures d’exception à l’encontre des femmes de religion musulmane, participe toujours plus de leur exclusion, de leur invisibilisation et cible les musulman-e-s comme l ’ « ennemi intérieur ».

Cette proposition de loi n’est rien d’autre qu’une continuité de la politique colonialiste visant à instrumentaliser les femmes étrangères à des fins de stigmatisation d’une partie de la population.

Nous dénonçons cette loi anti-féministe, liberticide, stigmatisante, discriminante qui dévoie le concept même de Laïcité et persévère dans une politique islamophobe et raciste.


Communiqué de la Commission Femmes de la FASTI
 

 

23 novembre 2011

 

Les étudiant-e-s étranger-e-s en France,
d’une immigration choisie à une immigration jetable

La Circulaire du 31 mai 2011, sur la Maîtrise de l’Immigration Professionnelle des Ministères de l’Intérieur et du Travail, restreint les possibilités pour les étudiant-e-s étranger-e-s hors Union Européenne de pouvoir s’insérer professionnellement en France après obtention de leur diplôme.

Près de 6 mois après la publication de ce texte, l’obtention d’un changement de statut d’étudiant-e à salarié-e est devenue particulièrement difficile et le nombre de refus d’autorisation de travail suivis d’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) ne cesse de croître.

Dans la pratique, les étudiant-e-s étranger-e-s et leurs employeurs doivent présenter des dossiers lourds à préparer et, sous réserve que l’administration leur permette de soumettre la demande, ils-elles sont confronté-e-s à des mois d'instruction durant lesquels l’étudiant-e ne pourra bien souvent pas travailler et l’employeur ne pourra bénéficier de ses compétences.

Durant l’instruction du dossier, l’administration étudiera principalement la situation de l’emploi pour le poste proposé. La grande majorité des refus est actuellement opposée selon ce motif, reposant sur des critères extrêmement flous qui ne tiennent pas compte de la spécificité du profil de l’étudiant-e.

D’une « immigration choisie » en 2006, le gouvernement vise à présent une politique d’« immigration zéro » notamment par une réduction massive de l’immigration professionnelle dont les étudiant-e-s étranger-e-s sont les principales victimes.

La FASTI apporte son soutien à tou-te-s les étudiant-e-s étranger-e-s et dénonce toutes les réglementations et pratiques xénophobes, rappelant son attachement aux principes de liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 

19 août 2011

 

Suicide d'un père de famille roumain au CRA de Nîmes le 13 août

Grèves de la faim, gestes fréquents d'automutilation, départs de feux ou incendies, comme celui tout récent du CRA de Lyon ... les gestes de désespoir et de révolte se multiplient dans ces « centres de rétention administrative », véritables prisons qui ne disent pas leur nom, où sont enfermées pour des durées de plus en plus longues (7 jours, puis 12 jours, puis 32 jours, 45 jours aujourd'hui avec la dernière loi Besson, et ... combien demain ?), des personnes dont le seul délit est de n'avoir pas de papiers, des personnes, qui, selon le langage hypocrite et criminel du gouvernement « n'ont pas vocation à rester en France ».

Ces prisons sont des lieux de relégation où séjournent même des enfants - alors que l’enfermement des enfants est interdit - , des espaces de non-droit, d'humiliations constantes, de dépossession de toute humanité et dignité.

La construction de « centres » (ou camps ?) de plus en plus sophistiqués n'éteindra pas les cris de révolte et de désespoir, car ils sont la réponse légitime aux politiques sécuritaires de chasse aux étrangers et plus généralement de mise à l'écart de populations devenues « indésirables » : victimes de réglementations de plus en plus draconiennes qui fabriquent à la chaîne les « sans papiers » d'aujourd'hui, jeunes des quartiers-ghettos, chômeur-euse-s, jeunes et ouvrier-e-s qui se révoltent, sans droits de toutes sortes et même de plus en plus souvent des personnes décrétées coupables de ce que l'on a appelé « le délit de solidarité » quand la solidarité que nous revendiquons devrait être un devoir !

La FASTI demande que toute la lumière soit faite sur ce nouveau suicide. Elle exprime sa solidarité avec la famille de ce père de famille, dont le geste de désespoir laisse deux enfants orphelins !

Elle demande que soit mis un terme à ces politiques criminelles du chiffre et de l'enfermement. Elle appelle à s'indigner et à coordonner leurs actions, toutes celles et tous ceux qui refusent que soient bafoués des droits humains fondamentaux, tels que la liberté de circuler et de s'installer, inscrit dans l'article 13 de la « Déclaration universelle des droits de l'Homme ».

Elle rappelle sa revendication de fermeture de tous les lieux d'enfermement, « centres de rétention » et autres camps qui se répandent aux frontières de l'Europe et dans les pays de transit.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI
 

3 août 2011

 

La FASTI demande la fermeture de tous les centres de rétention

Le ministère de l'Intérieur qui annonce l'ouverture prochaine du plus grand « centre de rétention » de France, n'a pas de quoi pavoiser. En effet après Vincennes, Marseille, et tout dernièrement Nîmes, la révolte gronde dans les « centres de rétention ».

Celui de Lyon Saint-Exupéry vient de brûler. Il était heureusement à moitié vide en raison de travaux de réfection dus à la vétusté des locaux et à des défaillances du système de contrôle du dispositif de surveillance et de verrouillage des issues. Ce « centre de rétention », où le gouvernement s'était flatté d'installer « une aire de jeux et des chaises hautes pour les enfants » est aujourd'hui fermé.

Les quelque 7O occupant-e-s, des hommes en majorité et une famille avec un bébé de 1 an, ont dû être évacués vers les centres de Nîmes et de Toulouse. Neuf personnes ont passé le weekend en garde à vue, cinq ont été remises en liberté, quatre, tunisiennes et marocaines, emprisonnées à Corbas près de Lyon.

Un silence pudique a masqué l'événement, contrairement à ce qui s'était passé lors de l'incendie du CRA de Vincennes. Autres temps, autres mœurs, ce n'est pas l'intérêt du moment !
Si l'on ne connaît pas actuellement le résultat des procédures engagées, on ne peut qu'émettre les plus vives protestations contre ce qui aurait pu tourner au drame dans ces lieux d'absolu non-droit, où des personnes, hommes, femmes et enfants, qui n'ont commis aucun autre crime que celui d'être sans papiers, sont dépossédées de toute humanité. La révolte qui les anime et qui se manifeste de multiples manières, gestes fréquents d'auto-mutilation, grèves de la faim, incendies ... rejoint le cri de tous ces « indignés » qui à travers le monde revendiquent un droit de cité, un droit à la dignité.

La FASTI manifeste son entière solidarité avec tous les occupant-e-s de ces « centres de rétention », prisons qui ne disent pas leur nom. Elle demande la libération immédiate des personnes emprisonnées à Corbas. Elle rappelle sa revendication de FERMETURE de TOUS les CENTRES de RETENTION. Le système répressif de contrôle et de gestion des « flux migratoires » vient une nouvelle fois de faire la preuve de son inanité en mettant des vies en péril. En cela ce système est criminel.

On ne peut prétendre mettre en échec l'engrenage infernal des drames et des révoltes, qu'en revendiquant ce droit inaliénable inscrit dans l'article 13 de la « Déclaration universelle des droits de l'homme », la liberté de circulation, ainsi que le droit à la libre installation des personnes.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

17 juin 2011

 

Les plus hautes instances contaminées par la xénophobie d’Etat

Le Conseil Constitutionnel vient de rendre sa décision et valide l’essentiel de la loi sur l’immigration publiée au JO ce jour. Il s’est contenté de censurer le délai de 18 mois de rétention pour les étrangers accusés de terrorisme pour le réduire à 6 mois. Ni plus, ni moins, les sages approuvent le projet de loi dans une version quasi identique au projet initialement présenté par le gouvernement.

Ce sont donc les pires attaques de cette décennie contre les migrants qui vont ainsi entrer en vigueur : OQTF sans délai (48 heures pour la contester), interdiction de retour sur le territoire français de 2 à 5 ans, suppression du titre pour soin, augmentation de la rétention de 32 à 45 jours, zone d’attente de la taille du territoire français, mise à l’écart du juge garant des libertés pour pouvoir éloigner plus facilement…
Ces nouvelles mesures marquent une régression structurelle en termes de droits fondamentaux. La France n’est plus une terre d’accueil, et entend affirmer haut et fort que les étrangers sont indésirables. Ce projet de loi s’inscrit directement dans la logique de politique sécuritaire qui prédomine ces dernières années, politique de rejet des migrants, qui repose sur une xénophobie d’état orchestrée désormais non seulement par le gouvernement mais également par les plus hautes instances de l’Etat.

La FASTI appelle à la vigilance et à poursuivre la mobilisation pour une réelle égalité des droits et pour la liberté de circulation et d’installation.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI

18 mars 2011

 

CESEDA, expulsions par le train, racisme ordinaire... La France malade de la xénophobie de ses dirigeant-e-s

La nouvelle réforme du CESEDA est en passe d'être totalement adoptée par une Représentation nationale réduite au rôle de chambre d'enregistrement. En effet, devant la pression exercée par l'Exécutif – et par les caciques de la majorité présidentielle – l'Assemblée Nationale est finalement revenue sur les mesures qui avaient été supprimées par le Sénat. Elle a ainsi réintroduit la distinction de l' « indisponibilité du traitement » entérinant la suppression pure et simple du titre de séjour « étranger malade », a foulé au pied – c'est devenu une habitude – les libertés individuelles en retardant l’intervention du juge à 5 jours, porté les peines pour « mariage gris » à 7 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Des mesures qui s’ajoutent à celles déjà très discriminantes validées lors des séances précédentes : zone d’attente flottante, réforme du contentieux de l’enfermement, multiplication des hypothèses donnant lieu à une OQTF, IRTF de 2 à 5 ans, allongement de la rétention à 45 jours, renvoi des citoyens européens pauvres au prétexte de « charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale ».L'adoption de cette nouvelle loi relative à l’immigration est une véritable défaite pour les défenseurs des droits des migrant-e-s et au-delà pour les Droits de l'Homme. Elle criminalise les personnes migrantes et institutionnalise de manière pérenne la xénophobie d'État.

Une xénophobie que l’on retrouve de plus en plus souvent dans les discours publics des femmes et des hommes politiques, représentants officiels de la France. Une xénophobie si bien entrée dans les mœurs que les forces de l’ordre vont jusqu'à réquisitionner un train – sans décision judiciaire ni habilitation pour le faire – pour expulser vers l'Italie des ressortissants Tunisiens. Un pas de plus vers l’horreur, évocation de sinistre mémoire, d’heures sombres de l’histoire de France. Nous saluons la vive réaction de la CGT du rail et leur refus de s’associer à de telles pratiques.

La déclaration xénophobe de M. Guéant, Ministre de l'Intérieur, saluée en toute cohérence par Mme Le Pen qui souhaite lui remettre une carte de membre d'honneur du parti frontiste, est une nouvelle preuve du racisme ouvertement assumé du gouvernement français.

La FASTI fidèle à ses valeurs antiracistes demande la démission immédiate de M. Guéant qui semble dans la droite ligne de son prédécesseur.

Le Bureau Fédéral de la FASTI pour le Mouvement des ASTI



1er mars 2011

 

La FASTI solidaire avec les grévistes de la faim du CRA de Vincennes

La Fasti apporte tout son soutien aux grévistes de la faim du Centre Administratif de rétention de Vincennes elle exige :

1°) Que cesse l'abject chantage de la suppression de visite s'il n'est pas mis fin à cette grève
2°) Que le droit des personnes retenues dans les C.R.A. soit respecté en matière de soins
3°) Que cesse les multiples menaces, brimades et violences dont ils sont l'objet
4°) le respect de la chartre des droits de l'Homme pour des hommes et des femmes enfermés pour défaut de titre de séjour

Nous réaffirmons notre exigence dans nos revendications :
- Fermeture de tous les C.R.A.
- Arrêt des signatures des laissez passer des consulats
- Arrêt des expulsions
- Arrêt de la politique Européenne d'externalisation des frontières



16 décembre 2010

 

L'article 13 du projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité - associations et collectifs du réseau ADFEM

Le projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité, qui sera vraisemblablement étudié en première lecture au Sénat à partir de la fin du mois de décembre, porte gravement atteinte aux droits des personnes étrangères. Nous, associations et collectifs membres du réseau ADFEM, nous associons aux initiatives unitaires contre ce texte.

Dans la continuité de notre mobilisation contre la double violence faite aux femmes étrangères et pour la reconnaissance des droits des femmes exilées et migrantes, nous souhaitons attirer l’attention de l’opinion et du législateur sur un point particulier du projet de loi qui constitue un recul pour les conjoint-es d’étranger-es résidant en France en leur imposant une situation de dépendance conjugale durant 5 ans.




16 décembre 2010

L’article 16 bis du projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité - associations et collectifs du réseau ADFEM

L’article 16 bis du projet de loi relatif à l’immigration, l’intégration et la nationalité dit projet de loi Besson, prévoit dans son alinéa 2 la suppression de l’alinéa 4 de l’article L 431-2 du CESEDA. La suppression de cet article, adopté en octobre 2003 constitue un véritable recul du droit des femmes. En effet, cet article porté par la mobilisation des associations féministes et de personnalités politiques engagées pour la cause des femmes, stipule que : « En outre, lorsque la communauté de vie a été rompue en raison de violences conjugales qu'il a subies de la part de son conjoint, l'autorité administrative ne peut procéder au retrait du titre de séjour de l'étranger admis au séjour au titre du regroupement familial et peut en accorder le renouvellement. En cas de violence commise après l'arrivée en France du conjoint mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire, le conjoint se voit délivrer, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" ».




16 novembre 2010

Un remaniement en trompe l'oeil

Le Ministère de l’identité nationale est mort. La FASTI et l'ensemble du Mouvement des ASTI s'en réjouissent. Cette disparition du ministère de la honte est une victoire de la mobilisation citoyenne et des partisans d'une France ouverte, radicalement antiraciste. Mais le mal a été fait : en ouvrant un débat nauséabond sur l'Identité Nationale, le Gouvernement a rouvert les vannes de la xénophobie, d'un racisme décomplexé.

La reconduction de M. Hortefeux dans ses fonctions de Ministre de l'Intérieur est inquiétante. D'une part parce que M. Hortefeux a été condamné pour des propos racistes, ce qui ne laisse pas présager d'une politique respectueuse du Droit et des personnes migrantes ou immigrées d'autre part parce que M. Hortefeux va poursuivre la politique de criminalisation des personnes étrangères, de chasse aux migrant-e-s et la stigmatisation de couches sociales déjà largement victimes de discrimination. Aussi, la FASTI restera extrêmement vigilante à la politique de ce nouveau gouvernement et continuera de demander le retrait de la loi réformant le Code d'entrée et de séjour des étrangers dite loi Besson.

De plus, la FASTI, aux côtés des autres associations, organisations et citoyen-ne-s, continuera la mobilisation pour défendre et protéger les droits de tous les migrant-e-s.Enfin, la FASTI luttera pour que pour la liberté de circulation et d’installation devienne une réalité.

Le Bureau Fédéral de la FASTI,
pour le mouvement des ASTI


26 octobre 2010

Défendons le Droit à l'avortement : toutes et tous dans la rue le 6 novembre

La casse, au nom de l'idéologie capitaliste, du secteur de la Santé publique met en danger la santé des personnes vivant en France. Ainsi, insidieusement des lits sont fermés, le personnel hospitalier déjà surchargé n'est pas remplacé et l'accès aux soins est de plus en plus difficile.
Le Droit à l'avortement, composante fondamentale du droit des femmes à disposer de leur corps est lui aussi menacé par l'inapplication de certaines dispositions légales et la fermeture massive de centres d'interruption volontaire de grossesse. La Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleur-euse-s Immigré-e-s appelle tou-te-s les militant-e-s du Mouvement des ASTI à venir manifester à Paris le 6 novembre à 14 heures sous les drapeaux de la FASTI, Place d'Italie.

Le Bureau Fédéral de la FASTI,
pour le mouvement des ASTI

Retrouvez cet appel sur le profil Facebook de la FASTI :
Défendons le Droit à l'avortement : toutes et tous dans la rue le 6 novembre

26 mars 2010

Libérez Camara Sally victime d’un contrôle au faciès

La FASTI dénonce l’arrestation et la mise en détention au sein du CRA du Mesnil-Amelot de M. Camara Sally, membre de la délégation du CSP 75 alors qu’il se rendait avec deux autres camarades de la CSP 75 à l’Université de Lille pour y parler de la lutte autonome des sans papiers menée au sein du Ministère de la régularisation de Tous les Sans-papiers. Cette arrestation par la PAF est une nouvelle preuve de la chasse à l’étranger menée par les forces de police aux ordres d’un gouvernement ouvertement xénophobe.



19 mars 2010

Incendie du CRA de Vincennes, des peines à la mesure de la xénophobie ambiante

Les CRA ne sont pas seulement des lieux indignes de la République où brimades et désespoir sont le pain quotidien des personnes migrantes. Non, les CRA sont les antichambres de l’expulsion d’hommes et de femmes qui ont mille raisons pour affronter l’enfer des mers et des déserts, les naufrages et les humiliations. Ces lieux sont la concrétisation d’une politique raciste du chiffre qui criminalise tou-te-s les migrant-e-s et systématise leur emprisonnement.



13 mars 2010

Régularisation par le travail, Besson persiste et signe

Dans la droite ligne de sa politique xénophobe, Éric Besson n’entend pas amender sa mauvaise copie sur la régularisation par le travail. Il fait fi de la grève poursuivie depuis sept mois par plus de 6 000 travailleur- euse-s sans papiers. Il fait fi de la lutte menée par les 17 collectifs, depuis plus de 2 ans, rassemblés aujourd’hui au sein du Ministère de la Régularisation de Tou-te-s les Sans papiers et de leurs soutiens associatifs et citoyens.



10 décembre 2009

Régularisation par le travail : un nouveau coup de « bluff » gouvernemental !

Les travailleur-euse-s sans papiers ont lancé leur deuxième offensive, déçu·e·s par les résultats de leur première lutte en avril 2008 : à peine un millier de régularisations ont été arrachées ! Surpris par l’ampleur du mouvement, qui, en moins de 2 mois a mobilisé plus de 5 000 sans papiers concernant près de 2000 entreprises, et par l’annulation de la circulaire en cause par le Conseil d’État, le gouvernement accouche un mois plus tard… d’une souris.



13 octobre 2009

La FASTI solidaire des personnes sans-papiers en grève

La FASTI, solidaire de toutes les luttes autonomes des migrant·e·s, soutient le mouvement de grève de plus d’un millier de travailleurs sans papiers du bâtiment dans la région parisienne.



29 septembre 2009

Le Gouvernement voudrait bien supprimer les Autorités Indépendantes

Comme le Défenseur des enfants, la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) et le médiateur de la République pourraient être supprimés à la faveur d’une Loi pour être fondus, dans une toute nouvelle institution, le « Défenseur des droits », et ce en contradiction avec tous les engagements internationaux pris par la France : elle a notamment ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant).



22 septembre 2009

Les Afghans de Calais sacrifiés sur l’autel de la communication de Besson

Ce matin, deux cents CRS ont encerclé la « Jungle » de Calais où vivaient plusieurs centaines de réfugiés, pour la plupart afghans. 146 majeurs et 132 mineurs ont été interpellés au cours de cette opération. Les militant·e·s présent·e·s tout au long de cette rafle ont fait état d’actes de violence de la part de certains policiers contre les réfugiés choqué·e·s par cette attaque. Les migrants de Calais devraient être enfermés dans le CRA de Coquelles, vidé au préalable selon diverses sources militantes...



17 septembre 2009

Destruction de la «Jungle» ou comment Besson conjugue violence et misère

La décision de fermer sous dix jours « la Jungle » de Calais met de nouveau en lumière la politique xénophobe voulue par M. Sarkozy et mise en oeuvre par M. Besson. Une politique raciste qui ne dit pas son nom et contre laquelle la FASTI ne cesse de se battre.



22 avril 2009

Rafles dans le Nord Pas de Calais

Lundi 20 avril et mardi 21 avril 2009, les autorités françaises et les forces de l'ordre dénombrées à plus de 500 policiers(!) ont procédé à de véritables rafles de près de 200 migrant-e-s dans la région Nord-Pas-de-Calais. Près de 150 migrant-e-s vivant dans une véritable « jungle »: no man's land où ces personnes en quête d'un passage vers la Grande Bretagne vivent dans des conditions d'une extrême précarité.



12 février 2009

Au secours, Besson veut faire plus fort qu'Hortefeux en imposant les test ADN

Quelques semaines après s'être déplacé à Calais où il avait annoncé qu'il ferait tout pour « tarir l'afflux » des candidats au passage en Angleterre. Le Ministre des Expulsions s'est rendu à Londres pour évoquer le cas des migrant-e-s qui tentent tout pour passer en Grande-Bretagne et « renforcer les liens entre ces deux pays pour lutter contre l'immigration illégale ».



11 février 2009

Soutien au GASPROM

La Fasti témoigne tout son soutien au GASProm-Asti de Nantes qui vient de se voir supprimer par la Préfecture son agrément pour la domiciliation. Depuis longtemps, le GASProm assure à toute personne étrangère, et ce quelle que soit sa situation au regard de son droit au séjour, une domiciliation postale.



09 février 2009

La FASTI solidaire d’Emmaüs ou quand tendre la main à son prochain devient un crime

À quelques jours d’intervalle, les Compagnons d’Emmaüs ont été frappés deux fois par l’inhumaine action des forces d’un ordre social qu’Emmaüs s’efforce, depuis sa création, de rendre moins âpre, moins violent en venant en aide à celles et ceux qui en ont le plus besoin.



29 janvier 2009

Refusons le fichage des chômeur·euse·s étranger·e·s

Depuis quelques semaines, le pôle Emploi au sein duquel ont été mariés de force l’ASSEDIC et l’ANPE est devenu une courroie de transmission de la politique xénophobe de l’État Sarkozyste.



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