Après une occupation de 10 jours de l’ANGDM par le collectif des anciens Mineurs Marocains et la réalisation de 2 marches criant la révolte des mineurs et de leurs familles face aux traitements discriminatoires dont ils ont fait l’objet, l’ANGDM a enfin accepté de se mettre à la table des négociations ce jeudi 22 avril à la sous préfecture de Lens.

Présidée par Madame le sous-Préfet, cette réunion s’est déroulée en la présence de trois mineurs du collectif, deux représentants de l’AMMN, un représentant de l’ATMF, trois représentants de l’ANGDM et un médiateur. Cette négociation a duré 5 heures et abouti sur un accord de décision que nous vous transmettons en pièce jointe.
Tout d’abord l’A.M.M.N se félicite de ce mouvement de contestation d’hommes et de femmes que l’on a trop souvent peu considéré et qui ont fait preuve aujourd’hui d’une grande solidarité, plein d’intelligence et de dignité.
L’analyse au cas par cas des dossiers par le groupe de travail réunissant les deux parties doit permettre de régler tout d’abord les situations urgentes. Pour autant l’A.M.M.N rappelle sa volonté de travailler pour l’ensemble des familles des mineurs confrontés à l’échec de ce plan social et fournira les effort nécessaires à l’élaboration d’un dossier capable de justifier les modifications législatives nécessaires pour rendre justice et dignité à tous ces anciens Mineurs.
A partir d’aujourd’hui, le comité de pilotage du collectif et son comité de soutien suivra de très près l’avancée de ces accords et n’hésitera pas à reprendre ces actions de revendications si ces accords n’aboutissent pas.